Deutsche Tageszeitung - Le bar qui s'est effondré aux Baléares n'avait pas de licence pour son toit-terrasse

Le bar qui s'est effondré aux Baléares n'avait pas de licence pour son toit-terrasse


Le bar qui s'est effondré aux Baléares n'avait pas de licence pour son toit-terrasse
Le bar qui s'est effondré aux Baléares n'avait pas de licence pour son toit-terrasse / Photo: © AFP

Le bar-restaurant où quatre personnes sont décédées jeudi à Palma de Majorque, dans l'archipel espagnol des Baléares, ne disposait pas de licence pour ouvrir le toit-terrasse qui s'est effondré et venait de faire l'objet de travaux non autorisés, ont indiqué mardi les autorités.

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"Je peux confirmer, sur la base des rapports" disponibles, que l'établissement ne disposait pas "de licence d'activité ni d'autorisation pour occuper la terrasse" qui s'est effondrée, a déclaré le maire de Palma, Jaime Martínez Llabrés.

Selon le maire, qui a dit se baser sur des rapports des pompiers et des services d'urbanisme, le Medusa Beach Club n'avait déposé par ailleurs aucun permis de construire pour faire des travaux sur ce toit-terrasse.

D'après le chef des pompiers de Palma, Eder Garcia, une chape de mortier a en effet été coulée récemment sur cette terrasse, située au premier étage. Cela a entraîné un "surpoids" pour l'ensemble de la structure, a-t-il indiqué.

Les causes probables de l'incident sont donc une "combinaison" de deux facteurs: "un surpoids dû aux travaux réalisés" et une "surcharge liée à un afflux de personnes" sur le toit-terrasse, où une vingtaine de clients étaient rassemblés au moment du drame, a conclu M. Martínez Llabrés.

L'effondrement jeudi soir de la terrasse de cet établissement situé sur le front de mer de Palma de Majorque, où la saison touristique bat déjà son plein, a entraîné la mort de deux jeunes touristes allemandes ainsi que d'un Sénégalais et d'une employée espagnole.

- Un blessé encore hospitalisé -

Selon les autorités, les deux jeunes Allemandes étaient en vacances sur l'île tandis que le Sénégalais - qui avait fait beaucoup parler de lui dans les médias locaux en 2017 pour avoir sauvé un baigneur de la noyade - et l'employée espagnole du bar-restaurant résidaient à Majorque.

Seize personnes ont par ailleurs été blessées dans cet accident, parmi lesquelles des touristes de nationalité néerlandaise et allemande. Selon Jaime Martínez Llabrés, seul l'un de ces blessés est à l'heure actuelle encore hospitalisé.

L'édifice comprenait le Medusa Beach Club, un bar-restaurant, au premier étage et au rez-de-chaussée, et un bar en sous-sol, le CocoRico. Selon Eder García, la majeure partie des victimes ont été retrouvées dans le bar du sous-sol.

Dans un message publié mercredi sur les réseaux sociaux, soit à la veille du drame, le Medusa Beach Club avait fait la promotion de son "nouveau rooftop".

L'archipel, situé en mer Méditerranée et connu pour ses eaux cristallines et ses plages paradisiaques, est la deuxième région la plus touristique d'Espagne après la Catalogne. Particulièrement prisées des touristes allemands, britanniques et néerlandais, ces îles ont accueilli l'an dernier 14,4 millions de touristes étrangers, un record.

L'accident de Palma relance le débat sur le non-respect des procédures administratives et des règles de sécurité par certains établissements en Espagne, près de huit mois après la mort de 13 personnes dans l'incendie d'une discothèque à Murcie (sud-est).

Selon la mairie de Murcie, cet établissement avait en effet fait l'objet d'un ordre de fermeture administrative émis un an auparavant et n'avait plus de licence. Cette fermeture n'avait toutefois pas été appliquée, ce qui avait suscité des critiques envers la municipalité.

Interrogé sur de possibles failles de la part de l'administration, le maire de Palma de Majorque a assuré mardi que la mairie ne pouvait pas "mettre un fonctionnaire dans chacun des 5.000 établissements" de sa ville, tout en martelant que les lois étaient faites pour être "appliquées".

(S.A.Dudajev--DTZ)

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