Deutsche Tageszeitung - Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps

Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps


Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps
Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps / Photo: © AFP

L'identification des corps des victimes de l'incendie en Suisse d'un bar se poursuit dimanche, avec 24 personnes identifiées dont les premiers étrangers, tandis que la station alpine de Crans-Montana célébrait la mémoire des 40 morts lors d'une messe.

Taille du texte:

A ce jour, l'identité de onze mineurs a pu être établie. Vendredi, la police avait annoncé avoir formellement identifié 113 des 119 blessés.

Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.

Plusieurs patients grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.

- Messe et marche silencieuse -

La messe dominicale à l'intention des victimes a été suivie d'une marche silencieuse à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes dans Crans-Montana, jusqu'à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.

"Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin", a déclaré pendant l'office Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.

"Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens collégiennes, étudiants", a rappelé le pasteur Gilles Cavin, représentant l'Eglise réformée de Suisse.

L'église, située à 300 mètres du bar, était pleine à craquer bien avant le début de la messe, retransmise sur un écran géant à l'extérieur. Malgré des températures descendant jusqu'à -9 °C, des centaines de personnes se tenaient dehors, certaines des bouquets de fleurs à la main, d'autres une simple rose rouge.

Des secouristes en uniforme ont marché ensemble vers l'église, leurs casques à la main.

- Bougies et mousse -

Selon les premiers éléments et témoignages, des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol du bar Le Constellation, seraient à l'origine du drame qui s'est déroulé la nuit de nouvel an.

Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, accusés d'"homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence".

Avant d'envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, et portera sur les travaux effectués au sein de l'établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d'exploiter et les mesures de sécurité.

L'enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s'est très rapidement embrasée. Elle déterminera si ce matériau insonorisant était conforme aux normes et s'il est à l'origine de la catastrophe.

- "Colère froide" -

La question de la praticabilité de la sortie de secours est également posée par des témoignages. Mais les autorités n'ont rien dit à ce sujet pour l'instant.

Sur des vidéos du drame, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d'une capacité maximale de 300 personnes.

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré de son côté à la radio-télévision publique suisse RTS qu'il n'y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune.

"C'est l'horreur absolue pour nous, (...) c'est tous des jeunes de familles qu'on connaît depuis toujours", a déclaré à l'AFP Charles-André Bagnoud, notaire à Crans Montana.

Pour Patricia Mazzoni, habitante de 55 ans de Bienne (nord-ouest de la Suisse) venue en vacances à Crans-Montana, c'est l'incompréhension: "Comment c'est possible, en plus en Suisse, jamais j'aurais imaginé ça".

"J'ai une colère froide", a-t-elle dit à l'AFP.

(Y.Ignatiev--DTZ)

En vedette

Raymond Aabou absent de Fun Radio après une blessure lors d’une partie de padel

Raymond Aabou a connu une grosse frayeur au mois d'octobre. Le samedi 10 octobre, lors d'une fraction de padel organisée par Cyril Hanouna à Saint-Tropez, le chroniqueur a lourdement chuté après avoir heurté le filet.

EuroMillions du 3 novembre : l’horoscope désigne un signe favorisé par le tirage

Le réveil qui sonne beaucoup trop tôt, les réunions qui n’en finissent pas et les mails qui arrivent même pendant la pause déjeuner… Il y a des matins où l’idée de ne plus avoir à travailler paraît particulièrement séduisante ! Et ce mardi 3 novembre 2026, l’EuroMillions pourrait bien donner matière à rêver.

Gisèle Pelicot évoque une nouvelle relation et une vie reconstruite

Après des années marquées par les violences orchestrées par son ex-mari, Gisèle Pelicot entend désormais profiter pleinement de sa nouvelle vie. Le 17 février 2026, elle a publié Et la joie de vivre, un livre coécrit avec la journaliste et écrivaine Judith Perrignon, dans lequel elle revient sur son histoire, mais aussi sur le chemin parcouru depuis le procès de Mazan.

Olivier de Kersauson : entre son manoir bigouden et la Polynésie

Olivier de Kersauson, figure emblématique de la navigation et de la chronique, vit aujourd'hui sa retraite entre la Bretagne et la Polynésie. Attaché à son manoir du Conquet, le navigateur de 82 ans revient sur l'attachement qu'il porte à cette région après avoir affronté un cancer de l'œsophage avec sérénité.

Taille du texte: