Deutsche Tageszeitung - Crues: rentrée scolaire quasi "normale", vigilance rouge maintenue dans l'ouest

Crues: rentrée scolaire quasi "normale", vigilance rouge maintenue dans l'ouest


Crues: rentrée scolaire quasi "normale", vigilance rouge maintenue dans l'ouest
Crues: rentrée scolaire quasi "normale", vigilance rouge maintenue dans l'ouest / Photo: © AFP

Malgré trois départements maintenus en vigilance rouge, les cours d'eau en crue dans l'ouest de la France ont commencé à baisser lentement durant le week-end, selon Vigicrues, permettant aux écoliers d'effectuer lundi une rentrée presque "normale" après les vacances d'hiver.

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La Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Charente-Maritime restent lundi et mardi au niveau maximal de vigilance, et trois autres départements de l'Ouest - la Sarthe, la Vendée et la Charente - sont maintenus en vigilance orange par Météo-France.

"Aux abords des cours d'eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque inondation est encore bien présent, des débordements importants à majeurs sont encore observés et perdureront encore au moins 24h", a prévenu l'organisme d'information Vigicrues dans son bulletin de lundi matin.

"Ça les fait partir une demi-heure plus tôt que d'habitude" mais "les 4x4 de la gendarmerie nous simplifient la vie et c'est tout de même beaucoup mieux au niveau sécuritaire", s'est félicité le maire, Eric Bigot, face à une "crue exceptionnelle cette année"

"C'est une sacrée aventure!", a témoigné auprès de l'AFP Anne-Laure, une mère d'élève âgée de 40 ans qui n'a pas donné son nom. "On se lève plus tôt mais malgré tout, on garde le sourire. Nos maisons ne sont pas inondées, c'est déjà une chance", a ajouté cette soignante, dont la fille Lou est scolarisée à Pons, à moins de 20 km de Courcoury.

- Classes déménagées -

En Nouvelle-Aquitaine, où trois départements ont subi, durant les vacances scolaires d'hiver, les crues successives de la Garonne, puis de la Charente, les cours d'eau sont en "décrue généralisée" ou à un niveau "stabilisé", selon Vigicrues.

Les autorités prévoient une rentrée scolaire quasi "normale" et "dans les meilleures conditions" lundi pour la zone A.

À Saintes, où la Charente s'est approchée de son record de 1982, trois écoles aux accès détrempés ont été déménagées dans des établissements voisins.

Les enfants seront placés toute la semaine dans des classes annexes, en gardant les équipes pédagogiques habituelles, "sans surnombre", a fait valoir Véronique Cambon, adjointe au maire chargée des affaires scolaires.

"L'important, avec cette période de stress, c'est de rassurer les élèves en gardant leurs repères et leurs enseignants habituels. La distance en plus demande une effort d'adaptation aux familles, mais surmontable et totalement transitoire", a ajouté l'élue.

- "L'heure est au nettoyage" -

En Gironde, où la Garonne est redescendue en vigilance jaune dimanche soir, "on aura zéro école les pieds dans l'eau, et les petits dégâts de la tempête (Pedro, NDLR) ont été réparés. Tout sera opérationnel lundi", se réjouissait durant le week-end Camille Da Silva, directrice de cabinet de l'Académie de Gironde.

À Sainte-Croix-du-Mont, dans le sud du département, où le réseau d'eau potable est en réparation après avoir été "fortement perturbé" par les crues, la mairie a entreposé deux palettes de bouteilles d'eau dans l'école du village et coupé les robinets.

Plus au nord, dans le Maine-et-Loire, "la décrue débute lentement", a rappelé dimanche la préfecture.

À Angers, où la concomitance de crues sur plusieurs cours d'eau en amont a fait monter la Maine jusqu'à 6,39 mètres durant le week-end, l'eau est redescendue de quelques centimètres dimanche et devrait continuer à refluer lentement les jours suivants, selon les prévisions de Vigicrues.

En aval, la Loire est aussi placée en vigilance rouge, des alentours de Saumur jusqu'à Ancenis. Vers Saumur, la décrue a débuté dimanche "mais restera relativement lente".

Selon les scientifiques du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), les précipitations vont devenir plus fréquentes et plus intenses en raison de l'évolution du climat, ce qui augmentera les inondations au niveau local.

L'imperméabilisation des sols et la suppression des haies, fossés, zones humides, pour privilégier les grandes cultures agricoles, peuvent en outre aggraver leurs conséquences.

(B.Izyumov--DTZ)

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