Deutsche Tageszeitung - La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen

La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen


La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen
La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen / Photo: © AFP/Archives

La gauche et les écologistes ont réclamé mercredi le retrait d'une "exposition antiavortement" organisée par un député d'extrême droite au Parlement européen à Strasbourg.

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"Présentée comme une exposition consacrée au commencement de la vie humaine, cette initiative s'inscrit en réalité dans une campagne plus large opposée au droit à l'avortement", ont dénoncé Manon Aubry, Terry Reintke et Iratxe Garcia Perez, présidentes des groupes de gauche radicale, des Verts et des sociaux-démocrates.

Mettant en avant le "miracle de la vie", images de foetus à l'appui, cette exposition a été organisée par l'eurodéputé Paolo Inselvini, membre du parti Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni et du groupe ECR au Parlement européen.

"La vie doit être défendue à chaque instant. (...) L'Union européenne ne devrait pas financer l'avortement, mais elle devrait au contraire financer tout ce qui contribue à aider les familles, les parents, les mères en difficulté", a jugé cet élu italien sur Facebook.

L'exposition a été organisée avec Pro Vita & Famiglia, une association italienne qui mène régulièrement des campagnes contre l'interruption volontaire de grossesse.

Gauche et Verts ont écrit à la présidente du Parlement Roberta Metsola pour lui demander le retrait de l'exposition et de "veiller à ce que les espaces du Parlement ne soient pas utilisés pour promouvoir des campagnes qui portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes".

Cette exposition constitue "une tentative manifeste de contester l'accès à l'avortement, même si cela n'est pas formulé explicitement", estiment Manon Aubry, Terry Reintke et Iratxe Garcia Perez.

Selon les règles en vigueur au Parlement, les eurodéputés ont le droit d'y organiser des expositions avec des limites: l'absence de caractère commercial et le respect des valeurs de l'UE.

Ces expositions sont soumises à des pré-autorisations d'un questeur, un député en charge du fonctionnement du Parlement européen.

En cas de contestation, un contrôle a posterori est possible. La demande de retrait de cette exposition a toutefois très peu de chances d'aboutir, alors que la session plénière de septembre s'achève ce jeudi.

Plusieurs eurodéputés étaient présents lors de l'inauguration de cette exposition mardi, dont la Française Marion Maréchal (ECR), alliée du Rassemblement national en France.

En juillet dernier, Paolo Inselvini avait organisé au Parlement européen à Bruxelles un événement autour du cardinal ultra-conservateur Robert Sarah. Le prélat guinéen y avait dénoncé des résolutions votées par les eurodéputés sur l'accès à l'avortement ou les droits LGBT+.

(O.Zhukova--DTZ)

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