Deutsche Tageszeitung - Mondial de rugby 2023: entre 45 et 50 millions de bénéfices attendus, promet Jacques Rivoal

Mondial de rugby 2023: entre 45 et 50 millions de bénéfices attendus, promet Jacques Rivoal


Mondial de rugby 2023: entre 45 et 50 millions de bénéfices attendus, promet Jacques Rivoal
Mondial de rugby 2023: entre 45 et 50 millions de bénéfices attendus, promet Jacques Rivoal / Photo: © AFP

Avec des bénéfices estimés entre 45 et 50 millions d'euros, le Mondial de rugby en France (8 septembre-28 octobre) sera "au-dessus de ce qu'il s'est fait de mieux en terme de résultat financier", a expliqué le président du comité d'organisation Jacques Rivoal dans un entretien à l'AFP.

Taille du texte:

Q: Dans quel état d'esprit êtes-vous à 218 jours du Mondial?

R: "Il y a beaucoup d'excitation: on entre dans la phase organisationnelle. Tous les indicateurs sont plutôt au vert, tout est sous contrôle. On a eu ce conseil d'administration où nous avons présenté aujourd'hui notre revue budgétaire, aboutissement de plusieurs mois de travail très approfondi."

Q: Que ressort-il de ce conseil d'administration?

R: "D'abord, il faut souligner que la Coupe du monde sera profitable. Le résultat financier est sécurisé. Notre référence, c'est la Coupe du Monde de 2015 en Angleterre, où les contextes sont assez proches, voire de 2007 en France. Dans les deux cas, on était autour de 36 millions d'euros de résultat. On a consolidé tous les éléments, toutes les entités juridiques: cela nous amène à présenter un résultat consolidé entre 45 et 50 millions d'euros. On sera au-dessus de ce qu'il s'était fait de mieux en termes de résultat financier. Il sera redistribué au rugby français."

Q: Comment comptez-vous aidez le rugby français?

R: "Organiser une Coupe du monde, ce n'est pas uniquement organiser quarante-huit matches, recevoir vingt équipes, accueillir 600.000 visiteurs étrangers... On veut réfléchir sur notre raison d'être. Comment peut-on contribuer -modestement- à résoudre les problèmes actuels de la société? On a identifié quatre grands terrains sur lesquels on veut s'engager: l'économie durable et circulaire; la formation, l'emploi et l'éducation; la protection de l'environnement; l'inclusion et la lutte contre les discriminations. On veut aussi construire un budget qui prendra en charge ces enjeux sociétaux."

Q: 45 ou 50 millions, on est loin des promesses initiales?

R: "Il y a un chiffre qui a circulé, autour de 65 millions, mais il date du dépôt du dossier de candidature. Nous avons une temporalité particulière: vous démarrez sept ans avant mais 69% des dépenses arrivent la dernière année. On a eu à réactualiser les chiffres: le budget initial n'intégrait pas le centre de formation des apprentis, le groupement d'intérêt économique ou le fonds de dotation (...) Le budget, au total, est autour de 800 millions de recettes."

Q: L'inflation a-t-elle été prise en compte?

R: "On a identifié des opportunités sur les recettes, essentiellement sur la billetterie et les sponsors. On a identifié pour 17 millions de recettes supplémentaires. On a tout nos sponsors. Deux partenaires français vont être annoncés prochainement. Sur les dépenses, on a bien regardé, on a pris en compte l'inflation, autour de 7 millions en plus, on a bien recadré les dépenses en personnel, autour de 10 millions. On n'a pas de tabou à dire que, sur certains métiers, il vaut mieux aller chercher en externe parce que les compétences sont là (...) La priorité, c'est de sécuriser la préparation, la livraison du tournoi aux meilleurs standards."

Q: Qu'en est-il de la question écologique?

R: "Il faut qu'un grand événement sportif comme le Mondial démontre qu'on peut contribuer à la protection de l'environnement. D'abord, en essayant de réduire nos émissions de CO2. On va accueillir 600.000 visiteurs étrangers, ce ne sera pas neutre. On a chiffré ces émissions carbone autour de 300.000 tonnes de CO2. On va s'engager dans des programmes d'absorption carbone."

Q: N'avez-vous pas peur que les affaires récentes, autour de Claude Atcher, Sébastien Chabal, ou Bernard Laporte aient un impact négatif?

R: "Ce sont des sujets qui concernent le passé. Ces affaires, c'était il y a sept mois. La Coupe du monde, c'est dans sept mois. Aujourd'hui, on regarde l'avenir et on essaie de ne plus trop regarder derrière. C'est exceptionnel, ce qu'on est en train de faire! Il y a tellement de beaux projets positifs, c'est ça qu'on veut raconter. C'est un truc exceptionnel! Notre métier, c'est de fabriquer de l'émotion sportive!"

Propos recueillis par Déborah CLAUDE et Nicholas Mc ANALLY

(L.Barsayjeva--DTZ)

En vedette

Face au carnage dans les ruches, des apiculteurs démunis contre le frelon asiatique

Filets, grillages électrifiés, pièges ... aucun dispositif contre le frelon asiatique ne semble pouvoir arrêter l'hécatombe dans les ruches, témoignent des apiculteurs des Alpes-Maritimes qui se sentent encore plus abandonnés "que les éleveurs ovins face au loup".

Les patrons de l'IA à la Maison Blanche mardi, la supervision au menu

Les grands patrons de l'intelligence artificielle (IA) ont rendez-vous à la Maison Blanche mardi pour rencontrer Donald Trump ainsi que le président de la Chambre des représentants Mike Johnson et évoquer notamment la supervision de l'IA, sujet qui divise au sein de la majorité présidentielle.

Grève dans la fonction publique: plus de 170 manifestations attendues mardi

Une journée de grève pour peser sur le budget: les agents publics, dont les pompiers, manifestent mardi partout en France à l'appel d'une large intersyndicale, avec l'ambition de mettre la pression sur le gouvernement, à deux jours de la présentation du projet de budget pour 2027.

Malouines: nouvelle route maritime avec le Chili sur fond d'inquiétudes en Argentine

Des entrepreneurs des Malouines sont arrivés lundi à Punta Arenas, dans le sud du Chili, pour relancer une route maritime entre cette ville et l'archipel, au moment où l'Argentine cherche à freiner un projet pétrolier dans ce territoire disputé, a constaté l'AFP.

Taille du texte: