Deutsche Tageszeitung - Le projet de loi immigration au filtre de la commission des lois de l'Assemblée

Le projet de loi immigration au filtre de la commission des lois de l'Assemblée


Le projet de loi immigration au filtre de la commission des lois de l'Assemblée
Le projet de loi immigration au filtre de la commission des lois de l'Assemblée / Photo: © AFP

Plus de 1.500 amendements, certains pour défaire le texte du Sénat, d'autres le durcir encore: la commission des lois de l'Assemblée examine à partir de lundi le projet de loi immigration, jusqu'à dimanche, avec l'objectif de parvenir à un texte susceptible d'être voté par une majorité de députés.

Taille du texte:

A la manœuvre de cette cuisine parlementaire, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le président de la commission des lois, Sacha Houlié, et le rapporteur général du texte, Florent Boudié (tous trois Renaissance), chargés de concilier l'inconciliable, les exigences de la droite, et les lignes rouges de la majorité.

"Ca se bâtit, c'est de la pâte qu'on pétrit jour après jour, proposition, réflexion, les uns avec les autres au fur et à mesure (...) Il va falloir garder le calme des vieilles troupes" et ce, jusqu'à la fin des débats en séance publique, apprécie en connaisseur un ministre.

L'Assemblée hérite du texte du Sénat, fortement durci par la droite et le centre qui y sont majoritaires.

- Amendements de détricotage -

Pas assez encore pour le groupe LR, qui a déposé 267 amendements, la plupart pour aller plus loin que le Sénat, en proposant par exemple d'inscrire dans la loi "que l'article 8 de la Cour européenne des droits de l'homme n'est pas applicable au droit des étrangers".

Renaissance et le MoDem ont eux déposé de nombreux amendements de détricotage. "On va certainement enlever la moitié au minimum de ce qu'a fait le Sénat", assure M. Houlié. Le troisième groupe de la majorité, Horizons, se disant lui globalement satisfait de la version du Sénat.

Pour se retrouver dans ce maquis, le rapporteur Florent Boudié a rangé les différentes mesures ajoutées par la droite en trois groupes: zone noire, zone grise, zone blanche.

Dans la zone noire, les points dont la majorité considère "qu'ils n'ont pas leur place dans le texte".

Il s'agit par exemple de la suppression de l'Aide médicale d'Etat (AME) - un "cavalier législatif évident" selon Gérald Darmanin, c'est-à-dire une disposition sans rapport direct avec le texte, qui risque à ce titre d'être censurée par le Conseil constitutionnel. Mais aussi tout ce qui relève du code de la nationalité, ou des mesures concernant les mineurs isolés non accompagnés (MNA).

Ces points devraient être sortis du texte dès l'examen en commission, selon M. Boudié.

Dans la zone blanche, les "éléments dont on peut s'inspirer ou qu'on peut reprendre", par exemple la vérification plus fine des conditions de logements pour le regroupement familial, ou la vérification du caractère sérieux des études des étudiants étrangers.

La zone grise regroupe les "éléments qui nécessitent encore des discussions".

- "Pouvoir discrétionnaire" -

Un article particulièrement débattu sera l'article 4 bis (ex article 3), portant sur la régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension.

Sur ce sujet, qui est un point de crispation pour LR comme pour la gauche de la majorité, M. Boudié a déposé un amendement qui se veut une position de compromis entre la position du Sénat et la rédaction initiale.

Ce dispositif "n'instaure ni une procédure discrétionnaire (à la seule main du préfet et non susceptible de recours), ni un droit automatique à la régularisation (dans la mesure où il dispose que le préfet s'oppose à cet octroi dans certaines conditions)", détaille l'exposé des motifs de l'amendement.

Une réécriture qui n'est pas de nature à convaincre la droite de voter le texte.

Dans une tribune publiée dimanche, 17 députés LR ont tendu la main au gouvernement, se disant prêts à voter son texte "si prévaut l'esprit du projet voté par le Sénat". Ils se sont notamment dits en accord avec l'article 4 bis voté au Sénat, soulignant qu'il préservait "le pouvoir discrétionnaire des préfets".

Forte de 250 députés, la majorité espère le soutien des 21 députés du groupe Liot. Il lui manquera encore 18 députés pour atteindre les 289 voix de la majorité absolue.

(V.Sørensen--DTZ)

En vedette

Alex Bodi își continuă expansiunea: planuri pentru deschiderea unui showroom ALIX LASERS la București

Omul de afaceri român Alex Bodi îmbină relațiile internaționale cu investiții concrete de mare anvergură, de ordinul milioanelor, și cu dezvoltarea unor noi domenii de activitate. La 19 septembrie 2026, Bodi a vizitat ALIX LASERS în Germania, unul dintre cei mai importanți producători mondiali de sisteme laser pentru tratamente estetice asistate de inteligență artificială, și a purtat cu directorul de operațiuni Dieter Eitner negocieri contractuale intense, aflate în etapa finală, privind deschiderea unui showroom la București chiar în cursul anului 2026. Proiectul ar putea marca o nouă etapă importantă în expansiunea lui Bodi în mai multe sectoare de activitate.

Cuba: le carnet de rationnement, symbole de la révolution, en voie de disparition

"C'est un changement total", confie Paula Sonia Santiago, 64 ans, devant un "marché de quartier" à La Havane, une initiative par laquelle le gouvernement communiste cherche à remplacer son emblématique "libreta", le carnet de rationnement qui a été pendant des décennies un symbole de l'égalitarisme cubain.

Le dirigeant birman attendu en Malaisie après le renvoi d'un premier contingent de migrants

L'ancien chef de la junte birmane Min Aung Hlaing, devenu président, est attendu mercredi à Kuala Lumpur, a annoncé la Malaisie, après que le pays a commencé à renvoyer des migrants birmans.

La Bourse de Paris va de l'avant, Alstom sur les rails

La Bourse de Paris est portée mardi matin par les bons résultats de Wall Street la veille et une pause dans la hausse des taux et du pétrole, tandis que hors de l'indice CAC40, l'action Alstom grimpe après l'annonce d'un accord au Vietnam.

Taille du texte: