Deutsche Tageszeitung - Violences à l'école: le rapport parlementaire recommande de créer un fonds d'indemnisation

Violences à l'école: le rapport parlementaire recommande de créer un fonds d'indemnisation


Violences à l'école: le rapport parlementaire recommande de créer un fonds d'indemnisation
Violences à l'école: le rapport parlementaire recommande de créer un fonds d'indemnisation / Photo: © AFP/Archives

La commission d'enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire, créée dans la foulée du scandale de Bétharram, appelle à "reconnaître la responsabilité de l'Etat" et à créer "un fonds d'indemnisation et d'accompagnement" des victimes, dans son rapport publié mercredi.

Taille du texte:

Le rapport parlementaire, qui liste 50 recommandations, préconise aussi notamment d'effectuer des contrôles "chaque année" dans les établissements avec internats du primaire et "au maximum tous les trois ans" dans le secondaire (collèges et lycées). Il demande aussi "au moins un contrôle périodique complet des établissements privés tous les cinq ans au plus".

Les rapporteurs Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance) soulignent en outre dans leurs conclusions "la persistance de violences multiformes dans tous les types d'établissements scolaires" et un "Etat défaillant" pour contrôler, prévenir et traiter ces violences.

La commission d'enquête est née du scandale autour des révélations sur l'affaire des violences sexuelles et physiques qui se sont poursuivies pendant des décennies à Notre-Dame-de-Bétharram

L'affaire a éclaboussé le Premier ministre François Bayrou, qui était ministre de l'Education au moment des premières révélations sur l'établissement privé catholique du Béarn, où plusieurs de ses enfants ont été scolarisés.

Dans leur rapport, les députés pointent un "défaut d'action" de François Bayrou à l'époque, qui a pu laisser les violences "perdurer".

"Les rapporteurs constatent qu'à défaut d'action, que l'ancien ministre de l'Education nationale et (ancien) président du conseil général (du département), alors informé, avait les moyens d'engager, ces violences physiques et sexuelles sur les élèves de Bétharram ont perduré pendant des années", écrivent-ils.

Le rapport indique par ailleurs que "pour le rapporteur Paul Vannier", le Premier ministre a "menti" à la représentation nationale "en niant toute information au sujet de ces violences", mensonge qui "pouvait viser à dissimuler" son "inaction" en tant qu'ancien ministre de l'Education nationale (1993-1997) et ex-président du conseil général (1992-2001) "alors qu'il était informé de faits de violences physiques dès 1996 et de faits de violences sexuelles dès 1998".

La présidente de la commission d'enquête Fatiha Keloua Hachi (PS) a toutefois jugé lundi insuffisamment fondée la demande de signalements à la justice de Paul Vannier, qui suspecte de "faux témoignages" trois personnes, dont François Bayrou.

(Y.Ignatiev--DTZ)

En vedette

Concurrence dans Android et la recherche en ligne: Google attaque des décisions de Bruxelles

Google a annoncé mardi qu'il allait contester en justice des décisions de Bruxelles visant à imposer plus de concurrence dans les moteurs de recherche et dans les services d'IA au sein d'Android, mais qui mettraient en danger la sécurité et la vie privée de millions d'Européens, selon le géant technologique américain.

Wall Street clôture en baisse, les taux touchent des sommets

La Bourse de New York a clôturé en baisse mardi, mise sous pression par la hausse continue des taux obligataires, alors que le côut d'emprunt de la dette publique des Etats-Unis à 30 ans a touché un plus haut depuis 2002.

Club Dorothée et Les Guignols favoris des téléspectateurs sur les 40 dernières années, selon un sondage

Antoine de Caunes, Karine Le Marchand, et aussi "Club Dorothée", "Les Guignols de l'info" ou "The Voice" sont les animateurs et programmes préférés des Français sur les 40 dernières années, selon un sondage pour l'anniversaire de Télé-Loisirs.

Trump plaide pour "l'auto-régulation" en recevant les grands patrons de l'IA

Confronté à des inquiétudes toujours plus vives sur le développement de l'intelligence artificielle, Donald Trump a expliqué mardi que l'auto-régulation restait son approche préférée et a assuré que les grands patrons du secteur, qu'il a reçus, voulaient "agir de la bonne manière."

Taille du texte: