Deutsche Tageszeitung - "On ne sait pas où sont les vélos": à Paris, 640 Vélib' disparaissent chaque semaine

"On ne sait pas où sont les vélos": à Paris, 640 Vélib' disparaissent chaque semaine


"On ne sait pas où sont les vélos": à Paris, 640 Vélib' disparaissent chaque semaine
"On ne sait pas où sont les vélos": à Paris, 640 Vélib' disparaissent chaque semaine / Photo: © AFP/Archives

Avec quelque 640 vélos qui disparaissent chaque semaine de ses radars, l'Agemob, organisme public qui gère les vélos partagés Vélib' en région parisienne, "alerte" d'un niveau de vandalisme "trois fois supérieur" à la normale.

Taille du texte:

"Ce ne sont que quelques centaines de fraudeurs, mais ça suffit à mettre le système en l'air", s'est inquieté jeudi auprès de l'AFP Sylvain Raifaud, président de l'Agemob.

"En ce moment, il nous manque 3.000 vélos" sur un parc qui doit en principe compter 20.000 Vélib' en circulation, 40% d'électriques et 60% de mécaniques, chiffre-t-il.

"Le phénomène de vandalisme a toujours existé, mais il était relativement contenu" jusqu'à présent. Or "là, on est sur une alerte, puisque le nombre de vélos abandonnés est trois fois supérieur à l'ordinaire (...) depuis un mois" : 640 par semaine, contre 230 habituellement, selon lui.

Comment est-ce possible ? "Des personnes secouent les vélos jusqu'à ce qu'ils se décrochent et puis ils partent avec", indique M. Raifaud. Les engins, qui se bloquent automatiquement après 24 heures, sont alors abandonnées.

Problème, "on ne sait pas où sont les vélos, ils n'ont pas de puce GPS", déplore le président de l'organisme.

Et si "16 personnes supplémentaires ont été embauchées pour aller chercher les Vélib'" par Smovengo, l'exploitant (depuis 2018) de ce service public, la marge de manœuvre reste limitée pour l'Agemob, qui n'a pas de moyens d'identifier ou de sanctionner les auteurs, puisqu'ils contournent le système.

Afin de "couper le robinet du vandalisme", l'organisme a "besoin des communes, des polices (...) pour mieux surveiller les stations", et des usagers "pour signaler" les vélos égarés, plaide le dirigeant.

Pourquoi cette augmentation ? "On ne sait pas", avoue-t-il, se demandant s'il existe "un tuto qui circule (sur) comment débloquer un vélo gratuitement", et estimant qu'il s'agit sûrement d'"actions un peu coordonnées."

Pour lui, ce trou dans la flotte entraîne l'usure des vélos restants, qui mécontente les utilisateurs.

"Les vélos qui sont disponibles sont beaucoup plus utilisés, beaucoup plus fatigués", notamment les engins électriques, davantage demandés et dont les batteries "n'ont pas le temps de recharger".

"C'est ce qui fait que vous avez des stations entières (...) (avec) des vélos qui ne sont pas utilisables", et que "les usagers sont extrêmement frustrés", estime le président de l'Agemob.

Le service est de plus en plus sollicité : en mai dernier, Vélib' a enregistré 16% de courses en plus qu'en mai 2024.

(L.Svenson--DTZ)

En vedette

Crise énergétique : la gratuité des transports en commun instaurée à Islamabad

Les transports en commun dans la capitale du Pakistan, Islamabad, seront gratuits à partir de samedi, a annoncé le ministre de l'Intérieur, après que le gouvernement a fortement augmenté les prix du carburant en raison de la flambée des prix mondiaux de l’énergie due à la guerre en Iran.

Iraniens et Américains à la recherche d'un pilote américain dont l'avion s'est écrasé en Iran

Forces iraniennes et américaines cherchent vendredi l'équipage du premier avion de combat américain à s'être écrasé en Iran depuis le début de la guerre, abattu selon Téhéran par sa défense antiaérienne.

Lescure demande à la Commission d'enquêter sur les marges des raffineries européennes

Le ministre de l'Economie Roland Lescure a annoncé vendredi avoir écrit à la Commission européenne pour lui demander d'enquêter sur les marges des raffineries en Europe et de s'assurer qu'il n'y avait "pas d'abus", dans le contexte de la flambée des prix des caburants liée à la guerre au Moyen-Orient.

"Panama papers": 271 millions d'euros mis en recouvrement par le fisc français depuis les révélations

Dix ans après la révélation du scandale mondial des "Panama papers", l'administration fiscale française a mis en recouvrement 271 millions d'euros dans des procédures liées à cette affaire, a indiqué la Direction générale des finances publiques (DGFiP) à l'AFP vendredi, confirmant une information du journal Le Monde.

Taille du texte: