Wall Street repart de l'avant, l'optimisme règne
La Bourse de New York progresse mardi, avançant avec optimisme vers de nouveaux sommets grâce à un recul des cours du pétrole et à une saison des résultats qui satisfait jusque-là les investisseurs.
Vers 14H15 GMT, le Dow Jones gagnait 0,39%, l'indice Nasdaq avançait de 0,75% et l'indice élargi S&P 500 prenait 0,61%.
La veille, les cours avaient légèrement reculé. Mais de l'avis des analystes, il s'agissait avant tout de prises de bénéfices.
"La psychologie et la dynamique du marché sont tellement positives en ce moment que, tant que les nouvelles ne sont pas vraiment catastrophiques, la place boursière semble encline à progresser", commente auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
En avril, le S&P 500 et le Nasdaq ont d'ailleurs réalisé leur meilleur mois depuis 2020, sans se préoccuper des événements géopolitiques.
Au rythme de progression actuelle, ces deux indices sont bien partis pour clôturer sur un nouveau record.
Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, "la prépondérance de résultats supérieurs aux attentes (...) permet aux acteurs du marché de rester concentrés sur cette impressionnante" vague de performances trimestrielles.
"Dans l'ensemble, le marché s'est montré satisfait de la saison des résultats", souligne Steve Sosnick.
Dernier en date à profiter de ce bon accueil, le réseau social Pinterest bondissait de plus de 13% à 23,66 dollars.
Après trois premiers mois de l'année dépassant les attentes, l'entreprise a dit viser un chiffre d'affaires compris entre 1,13 et 1,15 milliard de dollars pour le trimestre en cours, plus qu'escompté par les analystes.
Wall Street bénéficie aussi d'une accalmie des prix du pétrole, alors que la fragile trêve tient toujours entre l'Iran et les Etats-Unis, au lendemain d'un regain de tensions autour du détroit d'Ormuz.
Les taux d'emprunt se stabilisent en conséquence. Vers 14H15 GMT, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait à 4,42% contre 4,44% la veille.
Côté indicateurs, l'activité de service a ralenti en mars aux Etats-Unis, comme attendu, selon l'indice de la fédération professionnelle ISM. Les offres d'emplois sont, elles, ressorties au-delà des attentes, d'après le rapport JOLTS.
D'autres données sont encore attendues cette semaine, en particulier concernant le marché du travail.
"Il est difficile de savoir comment le marché va les interpréter en raison de l'incertitude entourant la politique de la Fed", la banque centrale américaine, prévient Steve Sosnick.
L'institution monétaire s'apprête d'ailleurs à changer de président, la nomination du successeur de Jerome Powell étant sur les rails. Kevin Warsh a été désigné par Donald Trump, qui ne cache pas attendre de lui qu'il enclenche de nouvelles baisses de taux.
Au tableau des valeurs, le site de paiement en ligne PayPal (-10,21% à 45,25 dollars) était sanctionné pour ses prévisions, notamment une baisse de son bénéfice net par action à la fois pour le trimestre en cours et l'exercice fiscal complet.
Le groupe d'analyse de données Palantir (-4,27% à 139,80 dollars) reculait malgré un premier trimestre marqué par un quasi doublement de son chiffre d'affaires par rapport aux trois premiers mois de 2025.
L'entreprise a aussi relevé sa prévision de chiffre d'affaires annuel, qui devrait être compris entre 7,65 et 7,66 milliards de dollars.
Le géant pharmaceutique Pfizer (+0,02% à 26,31 dollars) restait sans grand mouvement, après avoir confirmé ses objectifs annuels. L'entreprise sort d'un trimestre marqué par le repli de son bénéfice net en raison de dépenses de recherche accrues.
Les performances d'AMD, spécialiste des semi-conducteurs, seront scrutées après la clôture alors que la question de la rentabilité des investissements dans l'intelligence artificielle (IA) occupe les marchés depuis plusieurs mois.
(M.Dorokhin--DTZ)