Deutsche Tageszeitung - Moyen-Orient: les Bourses européennes dans le rouge, Wall Street attend l'emploi américain

Moyen-Orient: les Bourses européennes dans le rouge, Wall Street attend l'emploi américain


Moyen-Orient: les Bourses européennes dans le rouge, Wall Street attend l'emploi américain
Moyen-Orient: les Bourses européennes dans le rouge, Wall Street attend l'emploi américain / Photo: © AFP/Archives

Les marchés boursiers restent confiants aux Etats-Unis vendredi dans l'attente des chiffres de l'emploi américain, alors qu'en Europe les Bourses suivent, en reculant, l'évolution de la guerre au Moyen-Orient.

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A contre-courant des places de Paris, Londres et Francfort, Wall Street devrait poursuivre sa hausse à l'ouverture de la séance à 13H30 GMT, d'après les contrats à terme qui donnent la tendance du jour: Dow Jones (+0,29%), S&P 500 (+0,47%) et Nasdaq (+0,68%).

Les investisseurs attendant notamment les chiffres mensuels de l’emploi américain.

Les données sur le marché du travail américain pour le mois d’avril doivent être publiés à 12h30, juste avant l'ouverture de la séance à Wall Street, avec la possibilité de conforter ou d'inverser la tendance.

L'optimisme aux Etats-Unis contrastait avec la prudence en Europe.

A la mi-journée, les trois principaux indices européens reculaient (Paris -0,84%, Francfort -0,89% et Londres -0,18%). Seul Milan se maintenait à l'équilibre (+0,05%).

Le volume des échanges est limité en raison du jour férié du 8 mai en France. A Londres, le marché commençait aussi à digérer la défaite du parti travailliste aux élections locales.

Ces deux derniers jours, les investisseurs vivaient dans l'attente d'une réponse de l'Iran aux dernières propositions des Etats-Unis pour rouvrir le détroit d'Ormuz.

Depuis quelques heures, les algorithmes des donneurs d'ordre réagissent à des informations plus contrastées (l'armée américaine a "ciblé des installations militaires iraniennes" après que trois de ses navires ont été attaqués en traversant le détroit d'Ormuz).

"Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d’un accord rapide entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz", résume l'analyste John Plassard de Cité Gestion.

Le Brent se stabilise à 100 dollars le baril

Les dernières tensions ont enrayé la chute des prix du pétrole, qui avait perdu jusqu'à 5% de sa valeur marchande jeudi.

A 11H40 GMT, le Brent de la mer du nord, référence du brut en Europe, se stabilisait à 100,56 dollars le baril (+0,50%). Le WTI américain reculait légèrement (-0,12% à 94,70 dollars le baril).

"Les investisseurs comprennent désormais que le marché pétrolier restera extrêmement sensible à chaque titre de presse tant qu’aucun accord officiel ne sera signé entre les deux pays", poursuit John Plassard.

Et maintenant? "Nous n’avons aucune idée de la façon dont la situation va évoluer, mais le bilan des deux derniers mois n’est pas vraiment encourageant", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste des marchés senior chez Swissquote.

"La clôture du vendredi est toujours un moment critique, car les États-Unis ont tendance à prendre des décisions majeures en dehors des heures de marché pour laisser aux investisseurs le temps de digérer l’information", rappelle-t-elle.

Donald Trump a en effet lancé l'attaque contre le Venezuela début janvier, puis celle contre l'Iran fin février, dans la nuit de vendredi à samedi.

Cette façon de faire a pour objectif de "repousser la volatilité à lundi et noyer finalement les mauvaises nouvelles sous des annonces rassurantes — souvent infondées", décrypte l'analyste.

Stabilité sur le marché obligataire

La stabilité était de mise sur le marché obligataire (taux d'intérêt attachés aux emprunts pour financer la dette des Etats et des entreprises).

Référence en Europe, le taux d'intérêt des emprunts allemands sur dix ans affichait 3,01%, contre 3% la veille. Le rendement des emprunts français frémissait également à la hausse (3,64%, contre 3,62% la veille).

Le marché obligataire capte les risques d'inflation, qui réduit la valeur réel des titres de créance. Pour se protéger, les créanciers exigent des taux d'intérêt plus élevés.

En Grande-Bretagne, la menace d'un vote-sanction pour le parti au pouvoir n'a pas touché les grands équilibres macro-économiques.

"Le rendement à 10 ans reste sous 4,9% et celui à 30 ans recule également de quelques points de base pour évoluer juste sous 5,6%", souligne l'analyste Neil Wilson. "Il faut se rappeler qu'en début de semaine le rendement à 30 ans a atteint un record en 28 ans".

"La livre sterling restait également assez stable (...) alors qu’elle revient dans la fourchette de 1,34 à 1,36 dollar", ajoute-t-il.

(U.Kabuchyn--DTZ)

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