Deutsche Tageszeitung - Bourses mondiales: Wall Street salue un rapport sur l'emploi solide, l'Europe dans le rouge

Bourses mondiales: Wall Street salue un rapport sur l'emploi solide, l'Europe dans le rouge


Bourses mondiales: Wall Street salue un rapport sur l'emploi solide, l'Europe dans le rouge
Bourses mondiales: Wall Street salue un rapport sur l'emploi solide, l'Europe dans le rouge / Photo: © AFP/Archives

Les marchés boursiers mondiaux évoluent sans tendance commune vendredi: Wall Street grimpe dans les premiers échanges, après un rapport sur l'emploi américain meilleur qu'attendu, quand l'Europe évolue dans le rouge, l'oeil sur la situation au Moyen-Orient.

Taille du texte:

Vers 13H40 GMT, à New York, le Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques, prenait 0,92%. Le Dow Jones gagnait 0,17% et le S&P 500 0,52%.

Les États-Unis sont restés proches du plein emploi en avril avec un chômage stable à 4,3%, selon des données officielles publiées vendredi.

La première économie mondiale a créé 105.000 emplois sur la période, alors que les investisseurs en attendaient à 60.000, d'après le consensus publié par Trading Economics. Un chiffre néanmoins plus faible que celui du mois de mars (185.000).

La progression des salaires est elle "plus faible qu'attendue", ce qui "suggère que la dynamique salariale est moins inflationniste que ce qu'on aurait pu craindre", selon Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique de Lombard Odier AM.

Résultat, les taux d'intérêt américains reculent, car des tensions inflationnistes moins fortes plaident pour une politique monétaire de la Réserve fédérale américaine moins restrictive.

Vers 13H40 GMT, le rendement à dix ans des obligations américaine atteignait 4,35%, contre 4,38% la veille. A deux ans, il perdait 0,03 point de pourcentage, à 3,87%. Le dollar cédait lui du terrain face à l'euro (-0,47%), à 1,1781 dollar pour un euro.

En Europe, en revanche, l'heure est aux doutes. Vers 13H40 GMT, tous les indices du Vieux continent évoluaient dans le rouge, à l'image de Paris (-0,79%), Francfort (-0,95%), Londres (-0,16%) et Milan (-0,04%).

Les marchés européens gardent leur attention sur la situation au Moyen-Orient, qui reste "floue et ne devrait pas se clarifier rapidement", relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.

"Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d’un accord rapide entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz", ajoute l'analyste John Plassard de Cité Gestion.

De récents nouveaux affrontements dans le Golfe mettent en effet à mal la perspective d'une conclusion rapide d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran, même si Donald Trump a assuré que la trêve tenait toujours.

Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit s'attendre à une réponse vendredi.

Alors que le président américain avait jugé mercredi "très possible" la conclusion d'un accord avec la République islamique après de "très bonnes discussions", il a menacé l'Iran d'être frappé "bien plus violemment à l'avenir" s'il ne signait "RAPIDEMENT".

-Le Brent se stabilise sous les 100 dollars le baril-

Les dernières tensions ont ralenti la chute des prix du pétrole, qui avait perdu jusqu'à 5% de sa valeur marchande jeudi.

A 13H40 GMT, le Brent de la mer du nord, référence du brut en Europe, se stabilisait à 99,68 dollars le baril (-0,38%). Le WTI américain reculait de 0,89% à 93,97 dollars le baril.

"Nous n’avons aucune idée de la façon dont la situation va évoluer, mais le bilan des deux derniers mois n’est pas vraiment encourageant", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste des marchés senior chez Swissquote.

-Commerzbank coupe dans ses effectifs-

La banque allemande Commerzbank a dévoilé vendredi un plan de départ de 3.000 salariés et réaffirmé sa volonté de conserver son indépendance face à l'offre de reprise hostile officialisée mardi par l'italienne UniCredit pour 35 milliards d'euros.

Pour 2026, elle a relevé à "au moins 3,4 milliards d'euros" son objectif de résultat net, après avoir fait état vendredi d'un solde en progression annuelle de 9% à 913 millions d'euros au terme du premier trimestre, supérieur aux attentes des analystes sondés par Factset.

Les investisseurs n'ont toutefois pas été convaincus: le titre perdait 3,52% à 35,72 euros à Francfort.

(O.Tatarinov--DTZ)

En vedette

Onlyfans ou Mym dans le viseur de l'Assemblée: les députés pour étendre le proxénétisme aux actes de prostitution en ligne

Les députés ont adopté mardi en commission un article de la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles visant à faire entrer les actes sexuels rémunérés réalisés à distance dans le champ du proxénétisme, avec dans le viseur des plateformes comme Onlyfans ou Mym.

Construction ferroviaire: Alstom veut passer de la "haute couture" au "prêt-à-porter"

"Nous aimons beaucoup la haute couture, mais nous voudrions convertir nos clients au prêt-à-porter": le constructeur ferroviaire Alstom engage une révolution de la conception des locomotives et trains, qu'il présente au grand salon Innotrans de Berlin.

Le gouvernement annonce un plan pour faire prendre le tournant de l'IA au monde du travail

Former salariés et chômeurs, soutenir les apprentis qui se destinent à des métiers stratégiques, inciter les petites entreprises à s'y mettre: le ministre du Travail a présenté mardi un plan pour aider le monde du travail à prendre le tournant de l'intelligence artificielle, une priorité selon lui.

La Bourse de Paris d'humeur très volatile comme les cours du pétrole

Ouverture en légère hausse, reflux, rebond: la Bourse de Paris présente mardi le reflet inversé des cours du pétrole, principal moteur du marché avec le regain de confiance dans l'intelligence artificielle (IA).

Taille du texte: