Deutsche Tageszeitung - Les Bourses mondiales croient en la tech et en la paix au Moyen-Orient

Les Bourses mondiales croient en la tech et en la paix au Moyen-Orient


Les Bourses mondiales croient en la tech et en la paix au Moyen-Orient
Les Bourses mondiales croient en la tech et en la paix au Moyen-Orient / Photo: © AFP/Archives

Les Bourses mondiales sont portées mercredi par les records de la tech et les espoirs d'apaisement entre les Etats-Unis et du détroit d'Ormuz, oubliant un temps l'inflation et les mises en garde de la Banque centrale européenne (BCE).

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Allant de record en record, le Nasdaq devrait encore ouvrir en hausse (+0,68%), d'après les contrats à terme négociés avant la séance.

La veille, l'indice des valeurs technologiques avait progressé (+1,19%), avec l'envolée spectaculaire du géant des puces Micron (+19,29% à 895,88 dollars) qui a rejoint le club des capitalisations supérieures à 1.000 milliards de dollars (tout comme SK Hynix à Séoul).

Les deux autres indices de New York devraient également ouvrir en hausse à 13H30 GMT (S&P 500 +0,27% et Dow Jones +0,15%).

Avant même l'entrée en bourse de SpaceX prévue mi-juin, New York est tiré par les performances des "sept magnifiques", leaders de la tech et de l'IA (Nvidia, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Alphabet et Tesla).

"Pour les +7 Magnifiques+, la progression des bénéfices au premier trimestre (d'une année sur l'autre) a été de 63% alors que le consensus tablait, fin mars, sur une progression de +seulement+ 22%", rappelle l'analyste français Alexandre Baradez d'IG.

L'Europe progressait également, même plus si elle est plus exposée aux prix du pétrole, à l'inflation, à la remontée des taux et au ralentissement de l'activité.

Vers 11H45 GMT, Paris (+0,84%) compensait en partie ses pertes de la veille (-1,03%), grâce aux achats de titres dans l'industrie automobile et le luxe. Francfort progressait également (+0,41%), tout comme Londres malgré le recul des prix du pétrole (+0,12%).

Milan retrouvait l'équilibre (+0,09%) et Ferrari se rétablissait (+0,52%) après son recul de la veille.

"Il semble que les tensions géopolitiques ne préoccupent plus autant les investisseurs qu'au cours des semaines précédentes", résume Ipek Ozkardeskaya, analyste senior pour Swissquote. A moins que "les investisseurs continuent d'ignorer les risques", ajoute Andreas Lipkow.

Contrairement aux bonnes nouvelles dans l'écosystème de la tech, les messages en provenance du Moyen-Orient sont ambivalents. Mercredi matin, les Gardiens de la Révolution ont jugé "faible" la probabilité d'une reprise de la guerre avec les Etats-Unis.

Mais la veille, l'Iran a accusé les Etats-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le sud du pays, tandis qu'au Liban des attaques israéliennes ont fait 31 morts, selon les autorités locales.

Pétrole en baisse

Les cours du pétrole reculent mercredi, le marché continuant de miser sur une amélioration de la situation au Moyen-Orient et sur une réouverture prochaine du détroit d'Ormuz où de premiers signes d'amélioration seraient déjà perceptibles.

Vers 12H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 2,65% à 96,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, chutait de 3,56% à 90,55 dollars.

"Les marchés pétroliers commencent progressivement à intégrer un scénario de désescalade partielle", selon John Plassard, analyste chez Cité Gestion.

Les taux se stabilisent, hausse en vue par la BCE

La détente se tassait sur le marché obligataire des emprunts d'Etat, capteur des risques d'inflation.

Le rendement du Bund allemand à dix ans s'affichait en léger repli, à 2,97% contre près de 2,98% la veille. Son équivalent français était également quasi stable, à 3,58% contre 3,59%.

En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) prépare les esprits à une hausse des taux lors de sa prochaine réunion en juin pour resserrer l'offre monétaire donc la demande face aux risques d'inflation.

Les marchés financiers de la zone euro évoluent encore dans un cadre "ordonné" mais restent exposés à une possible "correction brutale" si les scénarios actuellement très favorables venaient à être démentis, a averti mercredi le vice-présidence de la BCE Luis de Guindos.

La veille, Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a déclaré qu'elle voterait en faveur d'une telle décision, même s'il y avait un accord pour mettre fin à la guerre en Iran.

"En zone euro, le choc énergétique alimente des tensions inflationnistes persistantes, incitant la BCE à préparer une intervention sur ses taux dès le mois de juin", résument les analystes de Natixis.

(M.Dylatov--DTZ)