Deutsche Tageszeitung - Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise

Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise


Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise
Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise / Photo: © AFP

Les Bourses mondiales attendent mercredi de connaître l'issue de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), première de son nouveau président Kevin Warsh, sur fond de stabilisation des prix du pétrole.

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En Europe, dans les premiers échanges vers 07H20 GMT, les Bourses évoluaient prudemment: Francfort cédait 0,23% et Milan 0,10%. Paris (+0,03%) et Londres (0,00%) étaient à l'équilibre.

En Asie, Tokyo a pris 0,72% et Séoul 1,58%, profitant d'une nouvelle hausse du secteur des semi-conducteurs.

"L'attention des investisseurs se porte aujourd'hui sur la décision du conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine", estime Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Il s'agira de la première réunion de l'institution de son nouveau patron Kevin Warsh, nommé par le président américain Donald Trump en remplacement de Jerome Powell.

Il prendra la parole à partir de 18H30 GMT, une demi-heure après l'envoi d'un communiqué concluant deux jours de réunion. Les observateurs attendent un statu quo, sans hausse de taux, malgré une inflation au plus haut depuis trois ans.

Mais ce sont "les déclarations de Warsh et la manière dont il présente ses points de vue sur l'économie et l'avenir de la politique monétaire" qui "seront scrutées de près", relève également Kathleen Brooks, de XTB.

La récente baisse des prix du pétrole, permise par l'accord signé au Moyen-Orient "offre aux décideurs une plus grande marge de manœuvre", estime Daniela Hathorn, analyste de Capital.com. "Mais les pressions inflationnistes sous-jacentes n'ont pas disparu", prévient-elle.

- Le pétrole se stabilise -

Côté pétrole, les prix se stabilisent après avoir fortement chuté lundi et mardi dans la foulée de l'annonce, ce week-end, de l'accord entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Vers 07H10 GMT, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, cédait 0,65% à 78,45 dollars. Son équivalent américain, le WTI, perdait 0,84% à 75,41 dollars. Les deux références dépassaient encore les 90 dollars la semaine dernière.

De premiers pétroliers iraniens ont d'ailleurs franchi la zone du blocus américain dans le détroit d'Ormuz, rapporte un site spécialisé mercredi, deux jours avant la signature officielle de cet accord par les représentants des deux belligérants en Suisse.

Les informations ne filtrent toutefois qu'au compte-gouttes sur ce texte "très général" long d'"une page et demie", selon les mots du vice-président américain JD Vance sur CNN.

Sur le terrain, Israël a pourtant frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin alors que l'accord inclurait aussi une cessation des hostilités dans le pays, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise.

- L'inflation sous les attentes en Angleterre, la zone euro à suivre -

Le taux d'inflation au Royaume-Uni s'est maintenu à 2,8% sur un an en mai, après avoir nettement baissé le mois précédent, contrairement aux attentes des économistes qui s'attendaient à un rebond des prix dans le pays avec les conséquences de la guerre au Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le taux d'intérêt britannique à échéance dix ans reculait à 4,75%, contre 4,79% la veille en clôture. A titre de comparaison, son équivalent allemand, référence en zone euro, restait stable, à 2,92%.

Les investisseurs scruteront aussi les chiffres définitifs de l'inflation pour le mois de mai en zone euro, à 9H00 GMT. Selon les premières estimations, elle avait atteint 3,2%, contre 3% le mois précédent.

Côté changes, l'euro restait stable (+0,02%) face au dollar, à 1,1610 dollar pour un euro.

- BMW revoit à la baisse ses objectifs -

Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.

Son titre dévissait de 10,99% dans les premiers échanges à Francfort.

(P.Tomczyk--DTZ)