Deutsche Tageszeitung - Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports

Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports


Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports
Contrôle aux frontières: l'UE reconnaît qu'il y a "beaucoup à faire" pour mettre fin aux queues dans les aéroports / Photo: © AFP

Il y a "encore beaucoup à faire" pour mettre fin aux "problèmes" liés aux nouveaux contrôles automatisés aux frontières de l'UE, qui entraînent de longues files d'attente dans les aéroports européens, a reconnu la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

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"Nous travaillons avec les Etats membres pour que ces problèmes techniques soient résolus", a-t-elle assuré vendredi lors d'une conférence de presse en Irlande.

L'UE a lancé à l'automne un nouveau système pour enregistrer les voyageurs non européens arrivant sur son territoire.

Il remplace le tampon manuel sur le passeport et permet d'enregistrer les coordonnées et données biométriques des voyageurs, tout comme leurs dates d'entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d'entrée.

- "Ils n'ont qu'à rejoindre l'espace Schengen" -

Mais à écouter les aéroports européens et compagnies aériennes, sa mise en place est catastrophique et leur fait subir une "pression insoutenable", et d'autant plus avec les vacances d'été.

Dans une lettre à Bruxelles cette semaine, ils évoquent des files d'attentes aux frontières "pouvant désormais atteindre jusqu'à 5 heures aux heures de pointe".

"Les passagers sont déjà été contraints de faire la queue de longues heures à l'extérieur des terminaux et sur des aires de stationnement, car les services de contrôle aux frontières ne parviennent pas à traiter les arrivées assez rapidement", écrivent-ils.

De nombreuses vidéos circulent également sur les réseaux sociaux de passagers coincés dans des files d'attente.

Bruxelles rétorque que ce système est crucial pour avoir un meilleur contrôle sur qui rentre et sort de l'UE. Et que les Etats membres et aéroports ont eu du temps pour se préparer à ce nouveau système.

"S'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à rejoindre l'espace Schengen", a lancé un responsable européen à l'AFP, à propos des passagers frustrés.

D'après l'UE, plus de 108 millions de personnes sont déjà entrées ou sorties de son territoire via ce nouveau système. Durant cette même période, près de 44.000 personnes ont été interdites d'entrée -- la plupart car elles n'avaient "pas de motif valable" justifiant leur séjour.

La Commission s'est toutefois engagée à échanger prochainement avec des représentants du secteur. Une réunion est prévue le mardi 7 juillet.

(S.A.Dudajev--DTZ)

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