Deutsche Tageszeitung - Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle

Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle


Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle
Puces : appels pour que Séoul reconnaisse des cancers comme maladie professionnelle / Photo: © AFP

Des militants mobilisés sur la sécurité au travail dans l'industrie des semiconducteurs ont appelé mercredi le gouvernement sud-coréen à reconnaître les cancers diagnostiqués à trois ex-employés de SK hynix comme maladies professionnelles.

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Au côté de l'autre géant sud-coréen de la technologie Samsung Electronics, cette entreprise s'est imposée comme un acteur clé du secteur de l'intelligence artificielle, en fabriquant des puces mémoire avancées indispensables au développement frénétique de l'IA.

L'association SHARPS (Supporters for the Health and Rights of People in the Semiconductor Industry), qui a aussi ciblé Samsung par le passé, estime que SK hynix utilise des produits chimiques classés comme cancérigènes.

"Nous avons confirmé que plusieurs substances figurant sur la liste des produits chimiques interdits établie par SK hynix sont en réalité utilisées, notamment le nickel et ses composés", a déclaré mercredi Lee Sang-soo, un militant de SHARPS, lors d'une conférence de presse, en citant des données communiquées par SK hynix au ministère de l'Environnement.

Les recherches portant sur un potentiel lien entre emploi dans l'industrie des semiconducteurs et développement d'un cancer ne sont pour l'heure pas concluantes. L'Agence américaine pour la sécurité et la santé au travail (OSHA) a néanmoins notifié que les ouvriers des usines de fabrication et d'assemblage de semiconducteurs pouvaient être exposés à des solvants, acides, métaux toxiques et gaz chimiques.

SK hynix a déclaré dans un communiqué à l'AFP "prendre diverses mesures pour identifier de manière plus objective les caractéristiques de l'apparition de la maladie" et assuré coopérer pleinement à des enquêtes gouvernementales.

Sans commenter les cas précis portés mercredi par SHARPS, l'entreprise a ajouté avoir "pris des mesures proactives en matière de santé au travail, notamment l'élaboration d'un plan global de soutien et d'indemnisation".

Lors de la conférence de presse, Kim Yong-il, le mari d'une ancienne employée de SK hynix, Yoon Young-mi, décédée en avril d'un cancer du sein, a appelé l'entreprise et les pouvoirs publics à reconnaître que la maladie de son épouse était d'origine professionnelle.

"La nature de son travail l'exposait inévitablement à diverses substances dangereuses", a-t-il déclaré.

Son épouse avait commencé à travailler à l'usine d'Icheon en 1996 et avait été diagnostiquée d'un cancer en 2018.

Ko Seong-yong, du Service sud-coréen d'indemnisation et de protection sociale des travailleurs, devant lequel se sont rassemblés militants et proches à Séoul, a assuré à l'AFP que les autorités "traiteraient ces dossiers aussi rapidement que possible".

"Une enquête épidémiologique est nécessaire. Il est difficile de donner un délai précis, cela pourrait prendre environ un an avant qu'une décision ne soit prise", a-t-il ajouté.

(Y.Ignatiev--DTZ)