Deutsche Tageszeitung - Meurtre de Louise: trois suspects en garde à vue

Meurtre de Louise: trois suspects en garde à vue


Meurtre de Louise: trois suspects en garde à vue
Meurtre de Louise: trois suspects en garde à vue / Photo: © AFP

Trois suspects, deux hommes de 23 ans et la mère de l'un d'eux, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Louise, 11 ans, dont le corps a été retrouvé ce week-end dans un bois à Longjumeau (Essonne), non loin de son collège d'Epinay-sur-Orge.

Taille du texte:

"Les enquêteurs de la DCOS 78 ont procédé, dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet concernant le meurtre de la jeune Louise, à l'interpellation ce soir à 20H00 d'un homme, âgé de 23 ans", a indiqué le procureur de la République d'Evry, Grégoire Dulin, dans un communiqué diffusé dans la nuit de lundi à mardi.

Il a précisé que le suspect était entendu pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans.

Le parquet avait fait état auparavant de l'arrestation d'un autre homme, lui aussi âgé de 23 ans et mis en cause pour meurtre sur une mineure de moins de 15 ans, et de sa mère. Agée de 55 ans, cette dernière est interrogée pour non-dénonciation de crime.

Alors que les deux premières personnes interpellées ont été arrêtées à Rouen (Seine-Maritime), la troisième interpellation aurait eu lieu à Epinay-sur-Orge (Essonne) selon des informations du Parisien.

Les trois suspects ont été arrêtés par les enquêteurs de la Division de la criminalité organisée et spécialisée de Versailles (DCOS, ex PJ), a détaillé Grégoire Dulin.

Le corps de Louise, disparue à la sortie de son collège d'Epinay-sur-Orge vendredi après-midi, a été retrouvé vers 2h30 samedi dans le bois des Templiers à Longjumeau, à quelques centaines de mètres de l'établissement scolaire.

L'autopsie, réalisée à l'institut médico-Légal de Corbeil-Essonnes, a permis "de relever la présence de très nombreuses plaies commises avec un objet tranchant dans les zones vitales", selon cette même source.

Un couple d'une vingtaine d'années avait été placé en garde à vue samedi avant d'être relâché sans poursuites.

Selon une source proche du dossier, le téléphone de la victime a été retrouvé à proximité de son corps.

- "La peur est là" -

Lundi, les élèves du collège André Maurois, où était scolarisée Louise, sont retournés en classe dans la stupeur et l'incompréhension.

Devant l'entrée de l'établissement, gardée par un important dispositif policier, de nombreux bouquets et bougies avaient été disposés pour rendre hommage à Louise.

"On a tellement pleuré" ce week-end, a témoigné Gisèle, venue à pied de chez elle avec sa fille, en classe de 5e, et une autre collégienne.

Jointe à nouveau en fin de journée par l'AFP, cette mère d'élève confiait ne pas se sentir sereine malgré l'annonce de l'interpellation de deux suspects lundi après-midi.

"La peur est toujours là et au moins cette semaine je serais rassurée d'accompagner ma fille", a expliqué Gisèle.

"Pendant les vacances scolaires, on va réfléchir à une solution pour lui permettre d'aller à l'école en toute sécurité, car on ne peut pas non plus faire vivre nos enfants sous cloche", a-t-elle ajouté.

Le début des cours avait été décalé d'une heure lundi et une cellule d'écoute pour le personnel et les élèves a été ouverte au sein de l'établissement. Elle sera maintenue toute la semaine auprès des collégiens, selon le rectorat de l'académie de Versailles.

Dès le week-end, une cellule d'écoute psychologique coordonnée par le SAMU avait été installée dans la mairie d'Epinay-sur-Orge. La ville et sa voisine de Longjumeau ont aussi mis en place un dispositif de sécurité sur les trajets du collège.

La mairie de Longjumeau a annoncé lundi après-midi qu'aucune marche blanche ne serait organisée "afin de permettre à la famille de faire son deuil dans la plus stricte intimité".

Des salles de recueillement seront néanmoins ouvertes à Longjumeau et Epinay-sur-Orge entre mardi et vendredi, a précisé la municipalité.

(V.Varonivska--DTZ)

En vedette

Violences à l'école: près d'un tiers des collégiennes victimes de cyberviolences

Près d'un tiers des collégiennes (30,6%) et un quart des lycéennes (24,9%) déclarent avoir été victimes de cyberviolences, selon une étude de l'Observatoire national des violences faites aux femmes dévoilée jeudi, alors que le gouvernement veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

L'Assemblée adopte l'article phare du texte interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La France bientôt pionnière en Europe? Les députés ont approuvé lundi l'article phare d'une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron.

Assassinat de Samuel Paty: les quatre accusés contestent les faits à l'ouverture du procès en appel

Les quatre hommes condamnés en première instance à des peines de 13 à 16 ans de réclusion criminelle pour leur rôle dans l'assassinat en octobre 2020 du professeur Samuel Paty par un islamiste tchétchène, ont contesté lundi les faits qui leur sont reprochés, à l'ouverture de leur procès en appel.

Macron veut l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans "dès la rentrée prochaine"

Emmanuel Macron a promis, dans une vidéo diffusée samedi par BFMTV, que le gouvernement engagerait "la procédure accélérée" pour que le texte sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans soit rapidement adopté par le Parlement et puisse entrer en vigueur à la rentrée prochaine.

Taille du texte: