Deutsche Tageszeitung - Ecole effondrée en Indonésie: le bilan s'alourdit, les familles s'impatientent

Ecole effondrée en Indonésie: le bilan s'alourdit, les familles s'impatientent


Ecole effondrée en Indonésie: le bilan s'alourdit, les familles s'impatientent
Ecole effondrée en Indonésie: le bilan s'alourdit, les familles s'impatientent / Photo: © AFP

Le bilan de l'effondrement d'une école en début de semaine en Indonésie s'est encore alourdi avec la découverte de nouveaux corps vendredi, passant à 13 morts alors que les familles manifestent leur mécontentement et réclament une accélération des recherches.

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Une partie de l'école islamique mixte Al Khoziny, située à 30 km de la ville de Surabaya, dans l'est de la grande île de Java, s'est effondrée lundi après-midi.

Selon des sources locales, ce sont les dortoirs des garçons qui ont été touchés alors qu'un étage supplémentaire était en construction.

Selon le dernier pointage officiel, 59 personnes ont été piégées sous les décombres. Des responsables des secours ont précisé jeudi que plus aucun signe de vie n'avait été détecté, laissant craindre un lourd bilan humain.

"Cet après-midi, nous avons découvert tois nouvelles victimes. Au total, nous avons retiré huit corps sans vie ce jour", a déclaré Nanang Sigit, responsable du bureau de recherches et de secours de Surabaya, ce qui porte à treize morts le bilan provisoire, contre cinq la veille.

"Nous avons évacué au total 116 personnes, 13 d'entre elles étaient décédées", a-t-il ajouté.

Deux cadavres d'enfants avaient été découverts tôt vendredi matin sous les blocs de béton de l'école écroulée avant qu'un autre corps sans vie soit extrait "tout près" des deux premiers, selon la même source.

Cinq autres cadavres ont été extraits dans l'après-midi.

"Tous ont été retrouvés au rez-de-chaussée. Leurs corps étaient encore intacts, mais certains étaient gonflés", a ajouté M. Nanang.

- Colère et impatience des familles -

Vendredi, après-midi, des familles ont exprimé leur colère et leur frustration face aux recherches, jugées trop lentes, a constaté une journaliste de l'AFP. Ces familles souhaitent enterrer leurs proches immédiatement et ont insisté pour participer aux opérations de recherches et d'évacuation.

"Vous nous avez dit qu'il n'y avait plus aucun signe de vie, alors nous voulons enterrer nos proches immédiatement", a lancé à l'adresse des responsables de secours un homme qui a perdu son frère, répétant que "cela fait déjà cinq jours" depuis l'effondrement.

Les familles souhaitent que les funérailles soient effectuées immédiatement car, selon l'enseignement islamique, une personne décédée doit être enterrée aussitôt après sa mort.

Des parents désespérés, sans nouvelles de leurs enfants disparus, continuaient vendredi de suivre sur place les travaux d'évacuation et de déblayage, retransmis en direct sur un écran.

Une grue a commencé jeudi à déblayer les décombres et quatre autres devaient par la suite s'ajouter au dispositif, a indiqué jeudi M. Suharyanto, directeur de l'Agence nationale de gestion des catastrophes.

Une enquête sur les causes de l'effondrement a été ouverte. Les premières constatations évoquent des problèmes structurels et un bâtiment qui ne répond pas aux normes de construction, selon des experts.

Les normes de construction appliquées de façon laxiste suscitent de vives inquiétudes quant à la sécurité des bâtiments en Indonésie.

Début septembre, trois personnes avaient été tuées et des dizaines d'autres blessées dans l'effondrement d'un bâtiment abritant une salle de prière dans l'ouest de Java.

(A.Stefanowych--DTZ)

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