Deutsche Tageszeitung - Les vagues de chaleur pourraient amputer de 0,5 point la croissance du PIB européen en 2025

Les vagues de chaleur pourraient amputer de 0,5 point la croissance du PIB européen en 2025


Les vagues de chaleur pourraient amputer de 0,5 point la croissance du PIB européen en 2025
Les vagues de chaleur pourraient amputer de 0,5 point la croissance du PIB européen en 2025 / Photo: © AFP

L'économie européenne pourrait perdre 0,5 point de croissance en 2025 en raison des récentes vagues de chaleur, d'après une publication d'Allianz Trade mardi qui compile plusieurs données et études disponibles, en plein pic de canicule sur le Vieux continent.

Taille du texte:

"Le changement climatique accroît la fréquence et l'intensité des températures extrêmes, faisant des vagues de chaleur, des sécheresses et des incendies de forêt la +nouvelle norme+, avec des conséquences économiques considérables", souligne dans un communiqué la filiale de l'assureur allemand Allianz spécialisée dans l'assurance-crédit.

"Selon un premier calcul, les récentes vagues de chaleur qui ont touché l'Europe centrale et méridionale, les Etats-Unis et la Chine, pourraient avoir un coût économique important", indique Allianz Trade, alors que des millions d'Européens souffrent d'une canicule précoce depuis plusieurs jours, qui doit atteindre son pic mardi.

"Pour donner un ordre d'idée, une journée de chaleur extrême (plus de 32°C) équivaut à une demi-journée de grève", ajoute la note d'analyse.

S'appuyant notamment sur le nombre de jours où la température constatée ou prévue a dépassé les 32°C dans chaque pays étudié entre le 1er mai et le 14 juillet, Allianz Trade calcule que "la vague de chaleur se traduit par une réduction de -0,5 point de la croissance du PIB de l'Europe pour 2025 et d'environ -0,6 point au niveau mondial".

Dans le détail, l'assureur estime que "la Chine, l'Espagne, l'Italie et la Grèce pourraient perdre près d'un point de PIB chacune en raison de la vague de chaleur actuelle", et que "les Etats-Unis et la Roumanie pourraient être confrontés à une baisse d'environ -0,6 point chacun, tandis que la France pourrait perdre jusqu'à un tiers de point".

En revanche, "l'impact sur l'Allemagne semble minime avec seulement -0,1 point".

Ces chaleurs extrêmes "ont des effets négatifs directs importants, non seulement pour les personnes et la faune, mais aussi pour l'économie, notamment des pertes matérielles importantes dans les pays développés et des pertes humaines dans les pays en développement", poursuit l'assureur, qui note que "les températures extrêmes réduisent également la productivité du travail".

"Lorsque les températures grimpent à 38°C, la baisse de productivité est encore plus spectaculaire, chutant de deux tiers", indique encore le communiqué.

(L.Svenson--DTZ)

En vedette

A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux

En cette soirée de janvier particulièrement glaciale, des dizaines de personnes font la queue pour passer la nuit sur l'Hermes, une péniche amarrée près de l'un des nombreux ponts qui enjambent la rivière Vltava à Prague, où le nombre de sans-abri connaît une augmentation inquiétante.

En Tunisie, le célèbre village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd fragilisé par des pluies intenses

Juché sur une colline surplombant la baie de Carthage, le village bleu et blanc de Sidi Bou Saïd, en Tunisie, est une étape incontournable pour les touristes. Mais ce joyau du patrimoine, déjà fragilisé, est encore plus menacé depuis de récentes intempéries.

A Moscou, les pires chutes de neige en deux siècles

Moscou a été ensevelie en janvier par les pires chutes de neige en deux siècles, ont annoncé jeudi les météorologues de l'Université d'Etat de Moscou, qui mettent en cause les "cyclones profonds et étendus" qui sont passés au-dessus de la région de la capitale russe.

Afrique australe: le changement climatique amplifie les inondations de façon "significative", selon une étude

Il est tombé autant de précipitations en 10 jours en janvier que pendant toute une année dans certaines zones d'Afrique australe, où des inondations dévastatrices sont rendues "sensiblement plus intenses" par le changement climatique, alertent des scientifiques jeudi.

Taille du texte: