Deutsche Tageszeitung - L'ONU exhorte ses membres à envoyer enfin leur plan climat

L'ONU exhorte ses membres à envoyer enfin leur plan climat


L'ONU exhorte ses membres à envoyer enfin leur plan climat
L'ONU exhorte ses membres à envoyer enfin leur plan climat / Photo: © AFP

L'ONU a exhorté mercredi ses États membres retardataires à divulguer "dès que possible" leur plan climat, certains gros pollueurs se trouvant parmi les dizaines de pays qui n'ont pas encore dévoilé leurs engagements futurs.

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Les près de 200 signataires de l'Accord de Paris de 2015 devaient mettre à jour en février au plus tard leurs objectifs, plus stricts en principe, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mesures détaillées à l'appui. Mais l'immense majorité ne l'a pas encore fait.

Le secrétaire exécutif chargé du changement climatique à l'ONU, Simon Stiell, leur a écrit, a indiqué à l'AFP un porte-parole. "Ces plans climatiques nationaux sont davantage que des mots sur du papier; ils sont parmi les moteurs les plus puissants de croissance économique et d'élévation du niveau de vie, et la pierre angulaire du combat de l'humanité contre la crise climatique mondiale", indique-t-il.

Quelque 190 pays avaient dit leur intention de se soumettre à cet exercice, a précisé le porte-parole de la Convention-cadre. Une poignée seulement ont respecté la date butoir. Une trentaine, dont le Brésil, le Canada, le Japon ou le Royaume-Uni, ont à présent transmis les documents nécessaires.

Les États-Unis avaient également soumis un plan, mais il est considéré comme caduc, le président Donald Trump ayant depuis ordonné que son pays se retire de l'Accord de Paris.

Parmi ceux dont l'ONU attend la copie figurent la Chine, l'Inde ou l'Union européenne.

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) doit évaluer ces plans nationaux dans un rapport très attendu avant le sommet climatique de la COP30 à Belem (Brésil) en novembre. Ceux transmis d'ici à fin septembre seront examinés à temps, a précisé M. Stiell.

Le Grenadien a encouragé les chefs d'État et de gouvernement à se saisir de l'occasion d'une rencontre climat programmée le 24 septembre à New York, lors de l'Assemblée générale de l'ONU.

Le rythme lent auquel sont parvenues les contributions est un indice de la difficulté à imposer une action climatique, dans un contexte de tensions sécuritaires et d'affrontements commerciaux.

L'Accord de Paris prévoit de maintenir la hausse des températures moyennes mondiales en dessous de 2°C par rapport à l'ère préindustrielle. Pour y parvenir, les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites de près de 50% d'ici à la fin des années 2020.

Cet objectif semble fortement menacé, avec selon les scientifiques plus probablement +3°C à la fin du siècle.

(S.A.Dudajev--DTZ)

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