Deutsche Tageszeitung - Tunisie: libération d'un journaliste ayant refusé des dévoiler ses sources

Tunisie: libération d'un journaliste ayant refusé des dévoiler ses sources


Tunisie: libération d'un journaliste ayant refusé des dévoiler ses sources
Tunisie: libération d'un journaliste ayant refusé des dévoiler ses sources

La justice tunisienne a ordonné vendredi la libération d'un journaliste dont la détention depuis le 18 mars pour avoir refusé de dévoiler ses sources a suscité une vague de critiques et une manifestation de ses confrères.

Taille du texte:

Khalifa Guesmi, journaliste de la radio tunisienne privée Mosaïque FM, a été arrêté au nom d'une loi antiterroriste, après la publication sur le site de la station d'un article qu'il a écrit sur le démantèlement d'une "cellule terroriste" et l'arrestation de ses membres.

Ce journaliste et deux de ses confrères de la même radio ont comparu vendredi devant un juge d'instruction au pôle judiciaire antiterroriste dans le cadre de cette affaire.

"Le pôle judiciaire antiterroriste a décidé de remettre en liberté Khalifa Guesmi et de ne retenir aucune charge à l'encontre de ses deux confrères", a précisé à l'AFP son avocat Me Rahal Jallali.

Quant à M. Guesmi, il reste poursuivi, selon son avocat, en vertu de l'article 34 de la loi antiterroriste qui "punit de dix à vingt ans d'emprisonnement" quiconque publie des informations "au profit d'une organisation ou entente terroriste".

Quelques heures avant l'annonce de cette décision, des dizaines de journalistes se sont rassemblés à Tunis pour réclamer la libération de M. Guesmi.

"Le journalisme n'est pas un crime", "les journalistes ne sont pas des terroristes", "honte au président, les journalistes ne sont pas des flics", ont scandé les manifestants rassemblés devant le siège du Syndicat national des journalistes (SNJT) à Tunis, a constaté un correspondant de l'AFP.

Mercredi, deux reporters du site d'information Nawaat ont été empêchés de couvrir l'action d'un groupe réclamant la vérité sur l'éventuelle implication de policiers dans la mort par noyade en 2018 d'un jeune supporter de football.

Ils doivent se présenter le 14 avril devant un tribunal de la banlieue sud de Tunis sans qu'ils sachent les raisons de cette convocation, selon Nawaat.

"Les poursuites contre les journalistes sont des poursuites contre l'opinion publique", "la liberté de la presse est une ligne rouge", "Quatrième pouvoir et non pas soumis au pouvoir", pouvait-on lire sur des affiches brandies par les protestataires.

"Par ces pratiques, les autorités veulent nous intimider pour qu'on suive le chemin qu'elles tracent, ou risquer l'arrestation et le harcèlement", a dit devant la foule le président du SNJT Mahdi Jlassi.

"Des magistrats se montrent complices des pratiques du pouvoir visant à faire taire les voix", a-t-il ajouté.

(V.Varonivska--DTZ)

En vedette

Huit morts dans des frappes israéliennes nocturnes sur Gaza après l'accord annoncé

De nouvelles frappes nocturnes israéliennes sur la bande de Gaza ont fait au moins huit morts, a indiqué la Défense civile dimanche, en dépit de l'annonce d'un accord sur un désarmement du mouvement islamiste Hamas et un retrait israélien du territoire palestinien.

Guerre au Moyen-Orient: Trump suspend les frappes américaines contre l'Iran

Le président Donald Trump a déclaré samedi que les Etats-Unis et Israël avaient convenu de suspendre les nouvelles frappes prévues contre l'Iran à la demande de Téhéran et d'autres pays de la région, à condition qu'un accord soit rapidement conclu.

Incendies: situation précaire dans le Var, feu "fixé" en Gironde

La situation sur le front des incendies restait "extrêmement précaire" samedi soir dans le Var, en raison de fortes chaleurs et du vent, tandis qu'en Gironde la plupart des personnes évacuées ont pu regagner leur domicile après dix jours de lutte contre un mégafeu désormais "fixé", mais pas "éteint".

Environ 300.000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l'attentat à Berlin

Environ 300.000 personnes ont défilé samedi pour la marche des fiertés dans les rues de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, selon la police et les organisateurs, une semaine après l'attentat commis par un jeune islamiste à Berlin lors d'une manifestation similaire, qui avait tué une personne et blessé une trentaine d'autres.

Taille du texte: