Deutsche Tageszeitung - Biden se joint depuis Washington à l'intense activité diplomatique au Proche-Orient

Biden se joint depuis Washington à l'intense activité diplomatique au Proche-Orient


Biden se joint depuis Washington à l'intense activité diplomatique au Proche-Orient
Biden se joint depuis Washington à l'intense activité diplomatique au Proche-Orient / Photo: © AFP/Archives

Joe Biden, qui a vidé son agenda pour se concentrer sur la situation au Proche-Orient, s'est entretenu lundi avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, selon la Maison Blanche.

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Le dirigeant égyptien, avec lequel les Etats-Unis négocient pour permettre la sortie de civils de Gaza, a proposé d'organiser un sommet international sur "l'avenir de la cause palestinienne".

Ce sommet se tiendra samedi, selon des agences de presse du Golfe.

Le président américain s'est aussi entretenu avec le chancelier allemand Olaf Scholz à propos du voyage que ce dernier s'apprête à faire cette semaine en Israël et en Egypte, pays qui historiquement fait office de médiateur entre Palestiniens et Israéliens.

Ces conversations de Joe Biden coïncident avec une intense activité diplomatique du président russe Vladimir Poutine, qui s'est lui aussi entretenu avec Abdel Fattah al-Sissi, ainsi qu'avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et les présidents iranien Ebrahim Raïssi, syrien Bachar al-Assad et celui de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Le président américain a annulé lundi un déplacement qu'il devait faire le jour même dans le Colorado.

- Voyage en Israël? -

L'annonce a relancé les spéculations sur un voyage en Israël, où Joe Biden a été invité officiellement et où se trouvait lundi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.

Joe Biden, qui s'est très vite présenté comme le premier allié d'Israël, invoquant le "devoir" du pays de se défendre face aux attaques meurtrières du Hamas, redoute que le conflit ne s'étende via une offensive de grande ampleur du Hezbollah dans le nord, alors que les affrontements meurtriers se multiplient entre le groupe pro-iranien et l'armée israélienne à la frontière avec le Liban.

En campagne pour un second mandat, le démocrate de 80 ans devait se rendre dans le Colorado pour vanter sa politique économique et sociale sur les terres d'une élue trumpiste particulièrement virulente.

L'exécutif américain avait déjà diffusé des éléments de langage sur ce déplacement dans l'ouest des Etats-Unis, avant d'annoncer à la dernière minute qu'il était "reporté" et serait "reprogrammé à une nouvelle date".

Plusieurs médias, entre autres Axios et CNN, assurent que les autorités israéliennes et américaines discutent d'une possible venue du président.

Ce ne serait pas le premier déplacement de Joe Biden dans un pays en conflit après son voyage en février en Ukraine. Cette visite historique avait été préparée dans le plus grand secret.

Il s'était par ailleurs rendu en Israël en juillet 2022, quand Yaïr Lapid était encore Premier ministre.

Les relations entre la Maison Blanche et Israël avaient ensuite connu un coup de froid avec le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu, à la tête d'un gouvernement très à droite, que Joe Biden a critiqué ouvertement.

- "Crise humanitaire" -

Le président américain a toutefois complètement remisé ses griefs, du moins en public, pour se présenter comme le premier soutien international d'Israël.

Il a aussi, ces derniers jours, insisté sur la nécessité de répondre à la "crise humanitaire" à Gaza.

Israël a affirmé lundi qu'aucune trêve n'était en cours pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza, où un million de Palestiniens selon l'ONU ont été déplacés en une semaine du nord du territoire vers le sud, fuyant les bombardements lancés par l'armée israélienne en riposte à l'offensive sanglante du groupe islamiste palestinien.

Les initiatives diplomatiques se multipliaient lundi pour tenter de prévenir une "catastrophe humanitaire" et un débordement du conflit, au dixième jour de la guerre déclenchée par l'attaque meurtrière du mouvement palestinien sur le sol israélien.

Les frappes de représailles israéliennes ont tué au moins 2.750 personnes, en majorité des civils palestiniens, dont des centaines d'enfants, selon les autorités locales.

Plus de 1.400 personnes ont elles été tuées en Israël, la plupart des civils tués le jour de l'attaque, la plus meurtrière depuis la création de l'Etat d'Israël.

(Y.Ignatiev--DTZ)

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