Deutsche Tageszeitung - Les républicains américains désignent un nouveau candidat pour être "speaker" de la Chambre des représentants

Les républicains américains désignent un nouveau candidat pour être "speaker" de la Chambre des représentants


Les républicains américains désignent un nouveau candidat pour être "speaker" de la Chambre des représentants
Les républicains américains désignent un nouveau candidat pour être "speaker" de la Chambre des représentants / Photo: © AFP

Les républicains américains se sont accordés mardi pour désigner un inconnu du grand public, Tom Emmer, comme nouveau candidat au poste de président de la Chambre des représentants, vacant depuis la destitution le 3 octobre de Kevin McCarthy.

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M. Emmer, 62 ans, voix de l'establishment, est sorti vainqueur d'une série de consultations à huis clos, mais le plus dur reste à faire pour cet élu qui devra désormais rassembler suffisamment de voix dans le parti divisé lors d'un vote en séance publique.

Depuis que M. McCarthy a été déchu de son poste par une rébellion de l'aile très à droite du parti, tout le Congrès est bloqué. Faute de vote sur le budget, la menace d'une paralysie budgétaire de l'administration fédérale à la mi-novembre est réelle. Et la Chambre est dans l'incapacité d'accéder à la demande du président Joe Biden d'envoyer une aide d'urgence à Israël et à l'Ukraine en guerre.

S'il parvient à se faire élire "speaker", ce sera le baptême du feu pour M. Emmer, car il devrait aussitôt gérer les discussions pour éviter un "shutdown" de l'administration, non seulement avec des négociateurs chevronnés comme le sénateur démocrate Chuck Schumer, mais aussi les membres de son propre parti.

Or il serait le "speaker" le moins expérimenté en plus d'un siècle, n'ayant jamais présidé de commission ou eu un rôle de dirigeant pour plus de quelques mois, même s'il est le numéro trois républicain à la Chambre.

Et il devrait naviguer entre les positions de ses collègues républicains, qui affichent au grand jour depuis des semaines de profonds désaccords, notamment au sujet des fonds demandés par le président Biden pour l'Ukraine et Israël.

M. Emmer a dit dans une lettre aux républicains avant les votes qu'il se présentait pour provoquer "un changement historique".

Notre parti "reste à la croisée des chemins et les choses jouent contre nous. Nous n'avons pas d'autre choix que de nous battre comme des diables pour conserver notre majorité à la Chambre et mettre en œuvre notre programme conservateur", a-t-il dit.

- Barrer la route -

Seuls 117 de ses collègues ont voté pour lui lors du dernier tour, selon les médias américains. 97 lui ont préféré son rival, l'élu de Louisiane Mike Johnson.

Ses alliés craignent qu'il ait du mal à s'assurer les voies des plus conservateurs et des plus trumpistes, dont beaucoup lui reprochent d'avoir voté en faveur de la certification de la victoire de Joe Biden à l'élection de 2020.

M. Trump ne s'est pas positionné contre lui mais son proche allié Steve Bannon a lancé une campagne pour lui barrer la route.

Neuf candidats, tous des hommes, s'étaient présentés à leurs collègues lundi soir, promettant notamment de durcir les contrôles migratoires et de réduire les dépenses. Ils se sont réunis mardi matin à huit clos pour voter.

M. Emmer est loin d'être le premier choix des républicains. La semaine dernière, le chef de la commission des affaires judiciaires Jim Jordan, un allié de l'ex-président Donald Trump, avait semblé être sur le point de mettre fin à cette quête de plus en plus gênante pour le parti.

Il a fini par essuyer trois échecs lors de trois votes. Puis les républicains lui ont retiré leur soutien.

Il n'est pas encore sûr que Tom Emmer puisse rassembler les 217 voix nécessaires lors du vote général dans l'hémicycle et accéder au perchoir, même s'il est considéré comme le choix plus acceptable pour les démocrates, dont certains ont dit en privé qu'ils étaient prêts à s'abstenir pendant le scrutin pour l'aider à passer la ligne d'arrivée.

En retour, ils demanderaient que M. Emmer s'engage à respecter les niveaux de dépense sur lesquels les républicains se sont mis d'accord cet été avec le président Joe Biden, et qu'il fasse passer un texte sur l'aide à l'Ukraine et Israël.

(T.W.Lukyanenko--DTZ)

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