Deutsche Tageszeitung - Frappe israélienne meurtrière à Gaza selon le Hamas, raid meurtrier sur le Golan annexé par Israël

Frappe israélienne meurtrière à Gaza selon le Hamas, raid meurtrier sur le Golan annexé par Israël


Frappe israélienne meurtrière à Gaza selon le Hamas, raid meurtrier sur le Golan annexé par Israël

Une frappe israélienne sur une école a fait 30 morts samedi dans la bande de Gaza en guerre, selon le Hamas, tandis que onze personnes ont été tuées par une roquette sur le plateau du Golan annexé par Israël, tirée par le Hezbollah depuis le Liban, d'après l'armée israélienne.

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que le mouvement islamiste libanais paierait "le prix fort" pour cette attaque qui a frappé la ville arabe de Majdal Shams. Le Hezbollah a de son côté nié en être l'auteur.

La Maison Blanche a réagi en réaffirmant le "soutien indéfectible" des Etats-Unis à Israël et en assurant "soutenir les efforts visant à mettre fin à ces terribles attaques". Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a condamné "ce bain de sang" et réclamé une "enquête internationale indépendante".

Il s'agit de "l'attaque la plus meurtrière contre des civils israéliens depuis le 7 octobre", a déclaré le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de l'armée israélienne, en référence à la date de l'attaque du Hamas contre Israël qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, enflammant la région depuis lors.

Le Hezbollah, allié du mouvement islamiste palestinien, a ouvert, dès le 8 octobre, un front contre Israël à leur frontière commune et échange quotidiennement des tirs avec l'armée israélienne.

Le tir de roquette est intervenu après l'annonce par une source de sécurité libanaise que quatre combattants du Hezbollah, soutenu par l'Iran, avaient été tués par une frappe israélienne dans le sud du Liban.

Malgré les appels internationaux au calme dans la région et au cessez-le-feu dans le territoire palestinien, la guerre se poursuit sans relâche dans la bande de Gaza assiégée.

Dans son centre, "l'école Khadija, qui abritait une unité médicale de fortune dans la région de Deir al-Balah, a été ciblée (par une frappe qui a) fait 30 martyrs et plus de 100 blessés", a déclaré le ministère de la Santé du Hamas dans un communiqué.

"J'ai été choqué par la scène", raconte à l'AFP Moustafa al-Rifati: "les gens volaient, leurs têtes, leurs jambes et leurs mains volaient".

C'est au moins la huitième fois qu'une école est touchée depuis le 6 juillet. Selon la Défense civile de Gaza, la structure abritait environ 4.000 déplacés.

L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir ciblé des "terroristes" qui opéraient depuis l'école.

Josep Borrell a condamné cette frappe et le chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, à réitéré son appel "à un cessez-le-feu immédiat et à la protection des civils".

- Déplacé pour la "cinquième fois" -

La guerre a été déclenchée par l'attaque sans précédent de commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël, qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes.

Sur 251 personnes alors enlevées, 111 sont toujours retenues à Gaza, dont 39 sont mortes, selon l'armée.

L'offensive lancée en riposte par Israël a fait au moins 39.258 morts, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, qui ne donne pas d'indications sur le nombre de civils et de combattants morts.

Ces derniers mois, l'armée israélienne est retournée dans plusieurs zones du territoire palestinien d'où elle avait dit avoir chassé le Hamas, comme à Khan Younès.

Elle a élargi lundi ses opérations dans cette ville du sud de la bande de Gaza après des tirs de roquettes depuis cette zone en direction d'Israël.

Environ 170 personnes y ont été tuées et des centaines blessées en six jours, a indiqué samedi à l'AFP un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.

Dans ce contexte, l'armée a appelé les habitants de plusieurs quartiers de la ville à évacuer vers al-Mawasi, plus à l'ouest, un secteur désigné "zone humanitaire". Mais les Palestiniens craignent de s'y rendre, la zone ayant déjà été visée par des bombardements israéliens.

Selon l'ONU, plus de 180.000 Palestiniens ont fui Khan Younès depuis lundi. "C'est la cinquième fois que je suis déplacé", confie l'un d'eux à l'AFP.

Quatre personnes ont aussi été tuées samedi et plusieurs blessées à Rafah (sud) par une frappe aérienne, ont indiqué des médecins à l'AFP.

L'armée israélienne a elle déclaré avoir "éliminé des cellules terroristes armées" dans plusieurs secteurs.

La situation sanitaire et humanitaire est désastreuse pour les quelque 2,4 millions d'habitants de Gaza.

Après l'échec de multiples négociations sur une trêve associée à une libération d'otages, une réunion de représentants des médiateurs - Egypte, Etats-Unis, Qatar - avec le chef des renseignements israéliens est prévue dimanche à Rome, selon Al-Qahera News, média proche du renseignement égyptien.

Considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne, le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, accuse Benjamin Netanyahu, qui a juré de le détruire, de bloquer tout accord.

Dans la soirée à Tel-Aviv, une nouvelle manifestation s'est tenue pour la libération des otages et contre le gouvernement israélien.

(P.Tomczyk--DTZ)

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