Deutsche Tageszeitung - Signature attendue d'un "partenariat stratégique" entre la Russie et l'Iran

Signature attendue d'un "partenariat stratégique" entre la Russie et l'Iran


Signature attendue d'un "partenariat stratégique" entre la Russie et l'Iran
Signature attendue d'un "partenariat stratégique" entre la Russie et l'Iran / Photo: © POOL/AFP/Archives

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue iranien Massoud Pezeshkian doivent signer vendredi en Russie un "partenariat stratégique global", présenté comme une nouvelle étape de l'alliance grandissante entre les deux pays.

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Soumis à des sanctions internationales qui restreignent leurs échanges, la Russie et l'Iran sont devenus ces dernières années des alliés proches à mesure que grandissait leur confrontation avec les Etats-Unis et les Européens.

Téhéran et Moscou se veulent des contrepoids, avec Pékin, à l'influence américaine. Ils ont tissé des liens étroits dans divers secteurs et se soutiennent dans de nombreux dossiers internationaux, allant du Moyen-Orient au conflit en Ukraine.

En début de semaine, le Kremlin a confirmé que les deux pays allaient renforcer cette union avec la signature vendredi d'un "accord de partenariat stratégique global" par Vladimir Poutine et Massoud Pezeshkian, en visite officielle en Russie.

Selon la présidence russe, les deux dirigeants s'adresseront à la presse après la signature.

Leur rencontre aura lieu quelques jours avant le retour au pouvoir à Washington de Donald Trump, artisan d'une politique dite de "pression maximale" envers l'Iran durant son premier mandat (2017-2021).

L'accord de vendredi portera sur "la coopération économique et commerciale dans les domaines de l'énergie, de l'environnement et les questions liées à la défense et la sécurité", a indiqué l'ambassade iranienne en Russie, la semaine dernière.

"C'est un pas vers la création d'un monde plus juste et équilibré. L'Iran et la Russie, conscients de leur responsabilité historique, construisent un nouvel ordre", a écrit Abbas Araghchi, le chef de la diplomatie iranienne, dans un article publié par l'agence de presse russe Ria Novosti.

Il a affirmé qu'il s'agissait de remplacer "l'hégémonie" - sous-entendue occidentale - par la "coopération".

- "Développer les capacités" -

Son homologue russe, Sergueï Lavrov, a lui déclaré mardi que ce traité avait pour objectif de "développer les capacités" des deux pays, notamment pour "assurer une capacité de défense fiable".

Il a soutenu que le texte n'était "dirigé contre personne" et que les Occidentaux cherchaient "constamment" à montrer que "la Russie, l'Iran, la Chine et la Corée du Nord préparent quelque chose contre quelqu'un".

Si les contours de ce nouveau traité sont encore flous, Moscou en a conclu un portant le même nom avec la Corée du Nord, l'an dernier. Un article de ce texte prévoit "une aide militaire immédiate" en cas d'agression armée d'un pays tiers.

Mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, cité par des médias russes, a affirmé cette semaine que le traité avec Téhéran ne visait pas à "créer une alliance militaire" similaire à celle scellée entre Moscou et Pyongyang.

La Corée du Nord est accusée par Kiev et les Occidentaux d'avoir envoyé combattre des soldats avec l'armée russe contre les forces ukrainiennes. Moscou et Pyongyang n'ont ni confirmé, ni démenti.

Téhéran est pour sa part accusé par les Occidentaux de fournir des drones explosifs et des missiles de courte portée à la Russie, aidant ainsi l'armée russe en Ukraine. Des accusations rejetées par l'Iran.

La dernière rencontre entre MM. Pezeshkian et Poutine remonte à octobre lors du sommet des BRICS à Kazan, en Russie. Vladimir Poutine avait alors appelé à consolider la "dynamique positive" concernant leur coopération économique.

La Russie souhaite notamment développer un projet de corridor logistique - rail et maritime - entre Moscou, Bakou et Téhéran, sur un axe nord-sud.

L'Iran et la Russie ont aussi en commun d'être des alliés du président déchu syrien Bachar al-Assad, renversé le 8 décembre par une offensive d'une coalition de rebelles dominée par des islamistes.

(M.Dylatov--DTZ)

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