Deutsche Tageszeitung - Zelensky appelle les Européens à ne pas baisser la garde face à Poutine

Zelensky appelle les Européens à ne pas baisser la garde face à Poutine


Zelensky appelle les Européens à ne pas baisser la garde face à Poutine
Zelensky appelle les Européens à ne pas baisser la garde face à Poutine / Photo: © AFP

"Rien n'a changé!": le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé jeudi ses alliés européens à rester fermes face à Vladimir Poutine, au moment où les chefs d'état-major d'une trentaine de pays soutiens de Kiev se retrouvaient à Londres.

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"Malgré les propos de Poutine, qui se dit prêt à mettre fin aux attaques, rien n'a changé", a lancé jeudi M. Zelensky dans un message vidéo diffusé à Bruxelles devant les dirigeants des 27, réunis en sommet.

La nuit dernière, la Russie a lancé une "attaque massive de drones, 171 au total", et leur objectif était "nos infrastructures", a affirmé le président ukrainien, au lendemain de son entretien téléphonique avec le président américain Donald Trump.

Vladimir Poutine doit mettre fin à ses exigences "inutiles", qui ne font que prolonger la guerre en Ukraine, a-t-il encore déclaré. Moscou a réclamé l'arrêt total du soutien militaire occidental à l'Ukraine, et rejeté l'idée d'une présence de troupes étrangères en Ukraine dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu.

Face à cette intransigeance russe, le président ukrainien a aussi réclamé devant ses alliés européens le maintien des sanctions contre Moscou, "jusqu'au début du retrait russe de notre territoire". Il est "essentiel que votre soutien à l'Ukraine ne diminue pas, mais au contraire qu'il se poursuive et s'accroisse. C'est particulièrement vrai pour la défense aérienne".

Donald Trump a promis son aide pour trouver, en Europe, des systèmes supplémentaires de défense anti-aérienne. Kiev les réclame depuis des mois pour protéger des bombardements russes ses villes et ses infrastructures.

Du côté de Washington et en apparence au moins, le ton s'est nettement adouci par rapport à l'hostilité ouverte avec laquelle le président ukrainien avait été accueilli récemment à la Maison Blanche.

Le président américain a eu mercredi une conversation téléphonique "fantastique" avec son homologue ukrainien, a affirmé la porte-parole de l'exécutif américain, Karoline Leavitt.

M. Zelensky a parlé pour sa part sur X d'un échange "positif, très substantiel et franc". Plus tard, il a assuré n'avoir subi "aucune pression" de M. Trump pour lui arracher des concessions.

- 800 milliards d'euros -

A Londres, les chefs d'état-major d'une trentaine de pays, prêts à contribuer à des garanties de sécurité pour l'Ukraine, se retrouvent jeudi pour discuter d'un plan de maintien de la paix en cas de cessez-le-feu avec la Russie.

Le Kremlin a vivement dénoncé jeudi les "plans de militarisation de l'Europe", après la présentation mercredi à Bruxelles d'un plan visant à "Réarmer l'Europe". Ce plan, qui vise à mobiliser jusqu'à 800 milliards d'euros d'ici 2030, doit être débattu jeudi par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE.

"L'Europe s'est engagée dans sa propre militarisation et s'est transformée en parti de la guerre", a lancé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

De son côté, le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui s'efforce avec le président français Emmanuel Macron de constituer une "coalition de pays volontaires", doit s'adresser aux responsables militaires réunis à Londres.

Keir Starmer et Emmanuel Macron tentent de mettre en place cette coalition depuis que le président américain Donald Trump a ouvert des discussions directes avec la Russie le mois dernier dans le but de mettre fin à trois ans de guerre.

Les dirigeants britannique et français réclament des garanties de sécurité avec un soutien américain, qui permettraient de dissuader Vladimir Poutine de violer un éventuel cessez-le-feu. Tout accord de paix en Ukraine devra être "défendu" face à la Russie, a insisté jeudi M. Starmer

Selon Londres, plus de 30 pays sont prêts à contribuer à cette "coalition de pays volontaires" d'une façon ou d'une autre. Cette participation pourrait consister pour certains pays à apporter un soutien logistique et technique pour une future force de maintien de la paix ou encore à accueillir du personnel sur leur sol.

Mercredi, le président américain Donald Trump a suggéré lors de sa conversation avec M. Zelensky, que les Etats-Unis prennent "possession" des centrales électriques ukrainiennes, affirmant que cela "constituerait la meilleure protection et le meilleur soutien possibles".

Sur le terrain, la Russie a annoncé jeudi avoir abattu dans la nuit 132 drones ukrainiens au-dessus de son territoire, l'attaque ayant fait deux blessés et provoqué un incendie sur une base aérienne militaire, selon les autorités.

(L.Møller--DTZ)

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