Deutsche Tageszeitung - Le bombardement d'une école à Gaza fait au moins 13 morts

Le bombardement d'une école à Gaza fait au moins 13 morts


Le bombardement d'une école à Gaza fait au moins 13 morts
Le bombardement d'une école à Gaza fait au moins 13 morts / Photo: © AFP

Au moins 13 personnes ont été tuées et 21 blessées lundi, selon la Défense civile palestinienne, dans le bombardement d'une école de la ville de Gaza par Israël, qui intensifie son offensive malgré les pressions internationales croissantes.

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La Défense civile de Gaza a annoncé sur Telegram avoir "récupéré 13 martyrs et 21 blessés à l'intérieur de l'école Fahmi Aljarjaoui, dans le quartier d'Aldaraj, après que les forces d'occupation israéliennes l'ont ciblée à l'aube".

Dimanche, la Défense civile avait dénombré 22 morts dans la bande de Gaza, dont une femme enceinte et des enfants, dans une série de frappes aériennes.

Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur Gaza et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d'anéantir le Hamas, libérer les derniers otages et prendre le contrôle du territoire.

L'attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP à partir de données officielles.

Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.

Plus de 53.939 Gazaouis, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l'ONU.

- "Guerre qui n'a plus de but" -

L'offensive israélienne s'accompagne d'un blocus qui a aggravé les pénuries de nourriture, d'eau, de carburant et de médicaments dans le petit territoire palestinien, faisant craindre une famine. Les organisations humanitaires affirment que le peu d'aide qu'Israël a laissé entrer ces derniers jours est loin de répondre aux besoins.

Cette catastrophe humanitaire entraîne une indignation internationale croissante, y compris parmi les alliés historiques d'Israël. L'Union européenne s'est prononcée la semaine dernière en faveur d'un réexamen de son accord d'association avec le pays.

"A très court terme, pour arrêter cette guerre qui n'a plus de but et faire rentrer l'aide humanitaire de façon massive, sans entrave, de façon neutre, que ce ne soit pas Israël qui décide qui peut manger et qui ne peut pas, (...) on doit envisager des sanctions", a souligné le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, à la radio publique française France Info.

M. Albares s'exprimait à l'occasion d'une réunion dimanche à Madrid entre responsables de pays européens et arabes pour discuter du sujet. Devant la presse, il a souligné que l'Espagne allait demander la "suspension immédiate" de l'accord d'association entre l'UE et Israël, ainsi qu'un embargo sur les armes et des sanctions individuelles.

Le président américain Donald Trump, dont l'administration est le principal soutien du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, a déclaré dimanche qu'il espérait "arrêter toute cette situation le plus vite possible".

Au même moment, le chef de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation créée de toutes pièces et soutenue par les Etats-Unis pour distribuer de l'aide dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche sa démission, se disant incapable de remplir sa mission "tout en respectant strictement les principes humanitaires d'humanité, de neutralité, d'impartialité et d'indépendance".

L'organisation, créée il y a quelques mois et dont le siège se situe à Genève, a annoncé le 14 mai vouloir distribuer près de 300 millions de repas pour une période initiale de 90 jours.

L'ONU et des ONG ont affirmé qu'elles ne participeraient pas à la distribution d'aide par cette fondation, accusée de travailler avec Israël.

(V.Korablyov--DTZ)

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