Deutsche Tageszeitung - Primaire démocrate à New York : le candidat le plus à gauche, Zohran Mamdani, gagne contre le favori

Primaire démocrate à New York : le candidat le plus à gauche, Zohran Mamdani, gagne contre le favori


Primaire démocrate à New York : le candidat le plus à gauche, Zohran Mamdani, gagne contre le favori
Primaire démocrate à New York : le candidat le plus à gauche, Zohran Mamdani, gagne contre le favori / Photo: © AFP

Le candidat de l'aile gauche du Parti démocrate, le socialiste Zohran Mamdani, a remporté mardi la primaire pour l'élection à la mairie de New York contre le favori, une sensation dans son camp après une campagne contre la vie chère et la promesse de taxer les hauts revenus.

Taille du texte:

"Je suis honoré d'être votre candidat démocrate à la mairie de New York" a déclaré le vainqueur à ses partisans dans son fief du Queens, un arrondissement populaire de la métropole de la côte Est, bastion démocrate.

Cette victoire surprise intervient alors que Donald Trump cible régulièrement ces grandes villes, dirigées selon lui par des "démocrates d'extrême gauche" à "l'esprit malade", et alors que le parti démocrate n'a pas de leader positionné comme opposant numéro 1 au président américain.

"Ce soir n'était pas notre soir ... Il (Zohran Mamdani) a gagné", a concédé, sourire crispé, son rival l'ancien gouverneur Andrew Cuomo devant ses partisans, alors que le comptage des votes n'était pas encore totalement terminé.

Avec près de 95% de bulletins dépouillés, soit près d'un million, Zohran Mamdani mène la course en tête avec plus de 43% des voix, contre 36% pour Andrew Cuomo.

Cette victoire à portée de main est une surprise. Zohran Mamdani, élu local de 33 ans, qui se revendique "progressiste et musulman", a rattrappé jusqu'à 30 points de retard dans les sondages sur l'ancien gouverneur, plus centriste, Andrew Cuomo (2011-2021), pour finir en tête.

- Barrage à Cuomo -

Les jeux ne sont officiellement pas encore faits dans cette élection au mode de scrutin complexe, où les électeurs étaient appelés à classer cinq candidats par ordre de préférence. Comme aucun candidat ne dépasse les 50% des voix mardi soir, le dépouillement se poursuivra dans une semaine pour comptabiliser les 2e, 3e choix et suivants jusqu'à désigner un vainqueur.

Mais l'avantage de Zohran Mamdani, qui incarne l'aile la plus à gauche de son parti, est conséquent.

Il a mené une campagne virale sur les réseaux sociaux et suscité l'enthousiasme d'une armée de jeunes bénévoles sur le terrain pour amplifier ses promesses contre la vie chère, dont la gratuité des bus, des crèches et le gel des loyers régulés, des mesures qu'il compte financer par une taxation sur les plus hauts revenus.

Ce natif d'Ouganda aux origines indiennes a été soutenu par des figures de gauche comme Bernie Sanders et l'élue à la Chambre des représentants de New York Alexandria Ocasio-Cortez.

"Félicitations à Zohran Mamdani et à ses milliers de sympathisants pour leur extraordinaire campagne. Vous avez affronté l'establishment politique, économique et médiatique et vous l'avez battu", a déclaré M. Sanders sur X.

"Les milliardaires et les lobbyistes ont déversé des millions contre vous et contre notre système de finances publiques. Et vous avez gagné", a dit Mme Ocasio-Cortez, également sur X.

"Zohran Mamdani est trop extrême pour une ville déjà à fleur de peau", a réagi le candidat Républicain Curtis Sliwa. "L'heure n'est pas à la politique radicale. Il est temps d'adopter un véritable leadership", a-t-il ajouté.

- Coût de la vie -

New York mérite "un maire fier de se présenter en fonction de son bilan, et non (...) un maire qui n'a aucun bilan. Nous méritons un maire qui continuera à réduire la criminalité, à soutenir notre police, à lutter contre l'antisémitisme", a réagi le maire sortant Eric Adams, élu sous l'étiquette démocrate, qui compte se représenter mais qui souffre d'un déficit d'image, accusé de se compromettre avec l'administration Trump en échange de l'enterrement de poursuites pour corruption.

M. Mamdani a aussi été critiqué par ses rivaux pour ses positions pro-palestiniennes et le fait qu'il accuse Israël de "génocide".

Mais l'un des thèmes forts de la campagne dans la mégapole de 8,5 millions d'habitants a été le coût de la vie.

"Le premier enjeu, c'est que New York soit abordable", a résumé mardi, juste après avoir glissé son bulletin dans un bureau de vote à Brooklyn, Eamon Harkin, un DJ de 48 ans.

"La ville est devenue très chère. De nombreuses classes populaires et moyennes ne peuvent plus se permettre de vivre ici", a-t-il ajouté.

Pour Nicholas Zantal, publicitaire de 31 ans, cette primaire est "un référendum pour le Parti démocrate" : "soit nous penchons pour un candidat centriste (Andrew Cuomo), qui appartient à une génération différente, soit pour un parti plus jeune, ambitieux et idéaliste", a-t-il expliqué.

Sheryl Stein, une quinquagénaire qui travaille dans le marketing s'est enregistrée démocrate pour voter Cuomo face au projet "trop extrême" de Zohran Mamdani.

(V.Sørensen--DTZ)

En vedette

"Cirque" ou exercice de transparence ? Fin de la commission sur l'audiovisuel public

Tribunal politique et "grand gâchis" pour ses détracteurs, saine transparence pour son rapporteur, la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public achève quatre mois de travaux sous haute tension, avant un rapport qui risque de diviser encore.

Trente ans après la guerre, la Croatie libérée des mines, pas des blessures

Mars 1998. Davorin Cetin nettoyait la cour de son plus proche ami lorsqu'une mine a explosé à quelques mètres d'eux, le blessant grièvement et tuant sur le coup son ami. La guerre en Croatie était pourtant finie depuis bientôt trois ans.

La Russie un État terroriste qui menace la paix mondiale

Au cours des dernières années, la Fédération de Russie est devenue synonyme de terrorisme d'État antisocial et criminel, en menant une guerre ciblée et meurtrière contre l'Ukraine, en détruisant systématiquement les infrastructures civiles et en procédant à des déportations massives. Cette analyse est partagée par de nombreux observateurs internationaux, responsables politiques et communautés religieuses. Les Églises ukrainiennes parlent dans ce contexte d’un « État terroriste », car l’armée russe a bombardé des installations énergétiques et des quartiers résidentiels durant l’hiver 2025/2026, par des températures de moins vingt degrés, afin de priver des millions de personnes de l’électricité, de l’eau et du chauffage. Les civils de villes comme Kiev, Odessa et Kharkiv sont terrorisés par des dizaines de missiles et des centaines de drones, alors que la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, devrait en réalité garantir la paix.Le responsable de cette horreur est le génocidaire et criminel de guerre Vladimir Poutine (73 ans), un dictateur sans scrupules qui, avec ses sbires criminels, rééduque systématiquement tout un pays et le réduit à l’état de zombies meurtriers ! Outre la destruction systématique des infrastructures ukrainiennes, il existe la pratique effroyable des enlèvements criminels d’enfants. Depuis l’invasion de 2022, selon les estimations d’organisations internationales, plus de 19 000 enfants ukrainiens ont été déportés de force vers la Russie ou emmenés dans les territoires occupés par la Russie, où ils sont transformés, dans des camps de rééducation, en meurtriers et en complices du régime terroriste russe. Dans ce contexte, les enfants sont « russifiés » ; on leur arrache leur nom, leur langue et leur patrie – une pratique que les juristes spécialisés dans les droits de l’homme qualifient de génocide. Au Congrès, les États-Unis débattent d’une loi visant à classer officiellement la Russie comme un État soutenant le terrorisme si ces enfants ne sont pas ramenés. Les sénateurs décrivent cette campagne d’enlèvements comme l’un des plus grands crimes de notre époque et exigent qu’elle entraîne des conséquences diplomatiques et économiques. 

Cinq choses à savoir sur les free parties au centre d'une proposition de loi

Libertaires, autogérées, gratuites mais parfois synonymes d'excès, les free parties, rassemblements techno organisés en France depuis les années 1990, sont au centre d'une proposition de loi examinée jeudi à l'Assemblée nationale, visant à durcir leur organisation.

Taille du texte: