Deutsche Tageszeitung - Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l'Espagne dénonce un "génocide"

Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l'Espagne dénonce un "génocide"


Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l'Espagne dénonce un "génocide"
Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l'Espagne dénonce un "génocide" / Photo: © AFP

La bande de Gaza a vécu jeudi une nouvelle journée meurtrière, avec 65 personnes tuées par l'armée israélienne selon les secours, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, dénonçant un "génocide".

Taille du texte:

Après plus de 20 mois d'un conflit dévastateur, la population de Gaza est au bord de la famine, alerte l'ONU.

La Défense civile de Gaza a révisé à la hausse au fil de la journée le bilan des personnes tuées par des tirs israéliens dans différents secteurs du territoire palestinien, l'établissant en soirée à 65 morts.

Sept d'entre eux ont notamment été tués alors qu'ils attendaient de recevoir de l'aide, a précisé la porte parole de cette organisation de premiers secours, Mahmoud Bassal.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a dit "examiner" des informations faisant état de blessés près du carrefour de Netzarim (centre), où des gens s'étaient rassemblés. Des soldats "ont tenté d'empêcher les suspects de s'approcher et tiré des coups de semonce", a-t-elle indiqué.

- "Génocide" -

Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.

Les autorités israéliennes ont mis en place un mécanisme de distribution d'aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), mais ses opérations donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières.

L'armée poursuit ses frappes et opérations à Gaza, dans le cadre d'une offensive visant, selon les autorités, à anéantir le groupe islamiste palestinien Hamas, en représailles à son attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023.

Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, l'une des voix les plus critiques au sein de l'UE contre le gouvernement israélien, a qualifié jeudi de "génocide" la guerre dans la bande de Gaza.

Il a réclamé "un accès immédiat et urgent à l'aide humanitaire" dans le territoire palestinien, piloté par "les Nations unies".

L'attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de données officielles.

L'opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.156 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l'ONU.

Jeudi, des Palestiniens se sont réunis dans la cour d'un hôpital de Deir al-Balah (centre) devant des sacs mortuaires tâchés de sang contenant les corps de leurs proches tués dans une frappe israélienne.

"Ils ont tué le père, la mère et les frères, seulement deux filles ont survécu. L'une est un bébé âgé de 14 mois, l'autre a cinq ans", a déclaré une femme endeuillée.

Depuis fin mai, près de 550 Gazaouis ont été tués à proximité des sites d'aide humanitaire, selon le ministère de la Santé du Hamas.

- Pression croissante -

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a qualifié mardi de "crime de guerre" l'utilisation de la nourriture comme une arme à Gaza, exhortant l'armée israélienne à "cesser de tirer sur les personnes qui tentent de s'en procurer".

"Le soi-disant +mécanisme+ d'aide récemment créé est une abomination (...) C'est un piège mortel", a fustigé Philippe Lazzarini, responsable de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

La GHF a nié que des incidents meurtriers se soient produits à proximité immédiate de ses points d'aide.

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette organisation qui a recours à des contractuels armés pour assurer la sécurité de distribution.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté annoncé avoir effectué mercredi sa première livraison de fournitures médicales à Gaza depuis le 2 mars, mais déploré qu'il ne s'agisse que d'une "goutte d'eau dans l'océan".

Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain de guerre, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans fournis par les organisations opérant sur place.

Mercredi, le président américain Donald Trump a déclaré que de "grands progrès" avaient été réalisés en vue d'un cessez-le feu à Gaza.

Le Premier ministre israélien ,Benjamin Netanyahu, fait face à une pression croissante de l'opposition, de proches d'otages détenus à Gaza et même au sein de sa coalition, pour mettre fin aux combats.

Le Qatar, principal médiateur, a annoncé mardi le lancement d'une nouvelle initiative en faveur d'un cessez-le-feu.

Un responsable du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré mercredi à l'AFP que les discussions avec les médiateurs s'étaient "intensifiées".

Le gouvernement israélien a affirmé que les efforts pour ramener les otages du 7-Octobre encore retenus à Gaza - 49 dont au moins 27 sont morts -se poursuivaient "sur le champ de bataille et par le biais de négociations".

(A.Stefanowych--DTZ)

En vedette

La Russie un État terroriste qui menace la paix mondiale

Au cours des dernières années, la Fédération de Russie est devenue synonyme de terrorisme d'État antisocial et criminel, en menant une guerre ciblée et meurtrière contre l'Ukraine, en détruisant systématiquement les infrastructures civiles et en procédant à des déportations massives. Cette analyse est partagée par de nombreux observateurs internationaux, responsables politiques et communautés religieuses. Les Églises ukrainiennes parlent dans ce contexte d’un « État terroriste », car l’armée russe a bombardé des installations énergétiques et des quartiers résidentiels durant l’hiver 2025/2026, par des températures de moins vingt degrés, afin de priver des millions de personnes de l’électricité, de l’eau et du chauffage. Les civils de villes comme Kiev, Odessa et Kharkiv sont terrorisés par des dizaines de missiles et des centaines de drones, alors que la Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, devrait en réalité garantir la paix.Le responsable de cette horreur est le génocidaire et criminel de guerre Vladimir Poutine (73 ans), un dictateur sans scrupules qui, avec ses sbires criminels, rééduque systématiquement tout un pays et le réduit à l’état de zombies meurtriers ! Outre la destruction systématique des infrastructures ukrainiennes, il existe la pratique effroyable des enlèvements criminels d’enfants. Depuis l’invasion de 2022, selon les estimations d’organisations internationales, plus de 19 000 enfants ukrainiens ont été déportés de force vers la Russie ou emmenés dans les territoires occupés par la Russie, où ils sont transformés, dans des camps de rééducation, en meurtriers et en complices du régime terroriste russe. Dans ce contexte, les enfants sont « russifiés » ; on leur arrache leur nom, leur langue et leur patrie – une pratique que les juristes spécialisés dans les droits de l’homme qualifient de génocide. Au Congrès, les États-Unis débattent d’une loi visant à classer officiellement la Russie comme un État soutenant le terrorisme si ces enfants ne sont pas ramenés. Les sénateurs décrivent cette campagne d’enlèvements comme l’un des plus grands crimes de notre époque et exigent qu’elle entraîne des conséquences diplomatiques et économiques. 

Un ex-soldat australien inculpé pour des crimes de guerre présumés en Afghanistan

Un ancien soldat australien a été inculpé mardi à Sydney pour des crimes de guerre présumés commis en Afghanistan, a annoncé la police fédérale, à la suite d'une vaste enquête sur le comportement des troupes australiennes dans ce pays entre 2005 et 2016.

Carburants: environ 18% des stations-service en rupture de stock, annonce Bregeon

Près d'une station-service sur cinq connaît une rupture de stock sur un ou plusieurs carburants après le week-end prolongé de Pâques, a annoncé mardi matin la ministre déléguée de l'Energie Maud Bregeon.

L'Iran résiste à l'ultimatum de Trump qui se rapproche

Les autorités iraniennes font la sourde oreille mardi à l'ultimatum du président américain Donald Trump qui menace de détruire des infrastructures essentielles en Iran faute d'accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz, vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole.

Taille du texte: