Deutsche Tageszeitung - Le chef de l'ONU critique les pays qui "sonnent le glas de la coopération internationale"

Le chef de l'ONU critique les pays qui "sonnent le glas de la coopération internationale"


Le chef de l'ONU critique les pays qui "sonnent le glas de la coopération internationale"
Le chef de l'ONU critique les pays qui "sonnent le glas de la coopération internationale" / Photo: © AFP

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a fustigé devant l'Assemblée générale jeudi les pays qui "cherchent à sonner le glas de la coopération internationale", sans toutefois les nommer, dans un contexte de "violations flagrantes du droit international".

Taille du texte:

Il a également réitéré être "profondément préoccupé par la répression violente en Iran", quelques heures avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur la situation dans le pays, à la demande des Etats-Unis.

Lors de son dernier discours sur les priorités de l'année, avant la fin de son mandat le 31 décembre, M. Guterres a estimé que le monde était déchiré par des "clivages géopolitiques contre-productifs (et) des violations flagrantes du droit international".

Il a aussi dénoncé des "coupes budgétaires massives dans l'aide au développement et l'aide humanitaire", après la baisse du financement des agences de l'ONU par les États-Unis, initiée par l'administration Trump.

"Ces forces et bien d'autres ébranlent les fondations de la coopération internationale et mettent à l'épreuve la résilience du multilatéralisme lui-même", a déclaré M. Guterres.

"A l'heure où nous avons le plus besoin de coopération internationale, nous semblons être les moins enclins à y faire appel et à y investir", a-t-il déploré. "Certains cherchent à sonner le glas de la coopération internationale."

Concernant les priorités de l'ONU, son chef a affirmé que l'institution est "totalement engagée dans la cause de la paix à Gaza, en Ukraine, au Soudan et bien au-delà".

A Gaza, M. Guterres a appelé à ce que l'aide humanitaire "circule sans entrave". En Ukraine, il a exhorté à "ne ménager aucun effort" pour mettre fin aux combats. Il a aussi appelé à la reprise des pourparlers en vue d'un cessez-le-feu durable au Soudan.

Ces trois conflits prolongés ont marqué son deuxième et dernier mandat à la tête des Nations unies, dans un contexte de critiques sur la capacité de l'organisation à prévenir et à résoudre les conflits.

Le président américain Donald Trump remet en question la pertinence de l'ONU et conteste ses priorités, tandis que son Conseil de sécurité est souvent paralysé en raison de l'utilisation de leur droit de veto par certains de ses membres permanents, les États-Unis, la Russie et la Chine.

Antonio Guterres a enfin souhaité des mesures pour prévenir les risques liés à l'intelligence artificielle. Il a enjoint à "agir pour le climat" et contre "l'avidité et les inégalités".

(U.Beriyev--DTZ)

En vedette

L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur

La campagne ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes s’est transformée en attaque directe contre l’une des artères économiques les plus sensibles de Moscou. Il ne s’agit pas de cibles symboliques, mais de nœuds logistiques par lesquels transite une part essentielle du brut russe destiné à l’exportation. La pression exercée sur Primorsk et Oust-Louga, les deux grands débouchés de la Baltique, est particulièrement lourde de conséquences, car ces terminaux concentrent une fraction majeure des expéditions maritimes. Si l’on y ajoute les répercussions de la perturbation autour de Novorossiisk, les difficultés dans le corridor de Druzhba sur le territoire ukrainien et la pression croissante sur des navires liés à la flotte fantôme russe, on obtient un tableau bien plus large qu’une succession d’incendies spectaculaires. Ce qui est visé, c’est l’ensemble de la chaîne d’exportation: stockage, chargement, acheminement maritime et, au bout du compte, rentrée de devises.Selon les estimations les plus récentes, près de 40 % de la capacité russe d’exportation de pétrole a, par moments, été perturbée ou temporairement mise hors service. Cela représente environ 2 millions de barils par jour qui n’ont pas atteint le marché comme prévu ou qui ont dû être réacheminés avec retard et à coût plus élevé. Pour le Kremlin, l’enjeu est considérable, car le pétrole n’est pas seulement une marchandise stratégique, mais aussi l’un des piliers des recettes de l’État. Quand un terminal s’arrête, que les navires attendent, que les cargaisons sont reprogrammées et que les risques logistiques et assurantiels augmentent, l’impact économique s’élargit, même si une partie des volumes finit par être exportée plus tard. Autrement dit, les frappes touchent précisément le secteur que la Russie s’efforce de préserver malgré les sanctions, les plafonds de prix et les voies de contournement.Ce qui rend l’approche ukrainienne particulièrement notable, c’est qu’elle semble viser moins un choc unique qu’une désorganisation opérationnelle répétée. Chaque frappe contre des installations portuaires, des systèmes de pompage, des réservoirs de stockage ou des chaînes de chargement peut provoquer des goulets d’étranglement très au-delà du point d’impact. Quelques jours de retard suffisent à modifier la rotation des tankers, le calendrier des exportations, les paiements et la planification de la production. Le fait qu’un site puisse parfois reprendre ses activités assez vite n’efface pas la vulnérabilité révélée par cette séquence. Moscou est contraint de redistribuer les volumes, de tester des itinéraires alternatifs et d’absorber davantage de risque à presque chaque étape. C’est un problème structurel pour un modèle d’exportation qui dépend fortement d’un nombre limité de hubs maritimes.

Trump repousse de nouveau son ultimatum dans la guerre contre l'Iran

Donald Trump a repoussé au 6 avril l'ultimatum posé à Téhéran avant d'éventuelles frappes contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions se passaient "très bien" malgré la défiance de la République islamique envers son plan pour mettre fin à la guerre.

Trois mois après sa capture, Maduro fait une brève apparition devant la justice

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est apparu souriant jeudi devant un tribunal de New York, où il n'a pas pris la parole, pour sa deuxième apparition publique depuis sa spectaculaire capture par les Etats-Unis.

Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU

Beyrouth a annoncé jeudi saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour les actions israéliennes qui "menacent la souveraineté" du pays, où au moins cinq personnes ont été tuées dans de nouvelles frappes.

Taille du texte: