Deutsche Tageszeitung - Sept soldats tchadiens tués dans une altercation avec les paramilitaires soudanais près de la frontière

Sept soldats tchadiens tués dans une altercation avec les paramilitaires soudanais près de la frontière


Sept soldats tchadiens tués dans une altercation avec les paramilitaires soudanais près de la frontière
Sept soldats tchadiens tués dans une altercation avec les paramilitaires soudanais près de la frontière / Photo: © AFP

Sept soldats tchadiens ont été tués jeudi dans l'est du Tchad, près de la frontière avec le Soudan, dans une altercation avec les paramilitaires soudanais, a indiqué vendredi une source gouvernementale.

Taille du texte:

Au Soudan voisin, un conflit qui oppose depuis avril 2023 l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 12 millions de personnes, dont près d'un million au Tchad, selon l'ONU.

"Il y a eu une incursion d'une des parties belligérantes dans le conflit soudanais à la frontière. Ils sont rentrés dans le territoire tchadien et nos forces de défense et de sécurité (...) leur ont demandé de rebrousser chemin et il y a eu un accrochage dans lequel nous avons perdu sept de nos soldats", a déclaré le porte-parole du gouvernement tchadien Gassim Chérif en conférence de presse vendredi.

Selon un membre du gouvernement interrogé vendredi par l'AFP, cette incursion meurtrière est attribuée "aux éléments des FSR".

- "Violation du territoire" -

Le 26 décembre, deux soldats tchadiens avaient déjà été tués dans une attaque de drone menée par les FSR à la frontière.

L'altercation de jeudi a eu lieu à proximité de la ville frontalière de Tiné, selon les explications du porte-parole.

"Nous appelons toutes les parties prenantes dans ce conflit à arrêter toute violation du territoire tchadien", a-t-il ajouté, soulignant que la "position constante du Tchad est celle de la neutralité".

"C'est le dernier avertissement que nous lançons aux belligérants: il n'est pas question que nos forces de défense et de sécurité soient prises à partie, que nos concitoyens soient inquiétés et que des Tchadiens meurent dans ce conflit", a insisté M. Chérif.

Les Émirats arabes unis, accusés de soutenir et d'armer les FSR, ont condamné l'attaque dans un communiqué publié vendredi matin sur X, sans toutefois l'attribuer aux FSR.

"Les Émirats arabes unis condamnent (...) l'attaque menée par un groupe armé dans le sud du Tchad", a indiqué la diplomatie émiratie.

- Plus de 1.000 jours de conflit -

La guerre a déchiré le Soudan en deux: l'armée contrôle le nord, l'est et le centre, tandis que les FSR dominent toute la région du Darfour (ouest), soit un tiers du territoire soudanais, et, avec leurs alliés, certaines zones du sud.

Fin octobre, les FSR se sont emparées d'El-Facher, la dernière capitale de la région soudanaise du Darfour qui leur échappait encore, asseyant leur domination sur les cinq États composant le Darfour. Les paramilitaires ont alors été accusés de nombreuses exactions par des ONG et témoins.

Les FSR concentrent désormais leurs efforts sur la région du Kordofan, au centre du Soudan, dans le but de capturer des villes qui les rapprocheraient de Khartoum.

"Plus de 1.000 jours de conflit au Soudan ont causé une immense souffrance et la plus grande crise de déplacement de notre époque", a déclaré mercredi à l'AFP le nouveau Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Barham Saleh.

(V.Sørensen--DTZ)

En vedette

L’Ukraine détruit les exportations russes de pétrole de la terreur

La campagne ukrainienne contre les infrastructures pétrolières russes s’est transformée en attaque directe contre l’une des artères économiques les plus sensibles de Moscou. Il ne s’agit pas de cibles symboliques, mais de nœuds logistiques par lesquels transite une part essentielle du brut russe destiné à l’exportation. La pression exercée sur Primorsk et Oust-Louga, les deux grands débouchés de la Baltique, est particulièrement lourde de conséquences, car ces terminaux concentrent une fraction majeure des expéditions maritimes. Si l’on y ajoute les répercussions de la perturbation autour de Novorossiisk, les difficultés dans le corridor de Druzhba sur le territoire ukrainien et la pression croissante sur des navires liés à la flotte fantôme russe, on obtient un tableau bien plus large qu’une succession d’incendies spectaculaires. Ce qui est visé, c’est l’ensemble de la chaîne d’exportation: stockage, chargement, acheminement maritime et, au bout du compte, rentrée de devises.Selon les estimations les plus récentes, près de 40 % de la capacité russe d’exportation de pétrole a, par moments, été perturbée ou temporairement mise hors service. Cela représente environ 2 millions de barils par jour qui n’ont pas atteint le marché comme prévu ou qui ont dû être réacheminés avec retard et à coût plus élevé. Pour le Kremlin, l’enjeu est considérable, car le pétrole n’est pas seulement une marchandise stratégique, mais aussi l’un des piliers des recettes de l’État. Quand un terminal s’arrête, que les navires attendent, que les cargaisons sont reprogrammées et que les risques logistiques et assurantiels augmentent, l’impact économique s’élargit, même si une partie des volumes finit par être exportée plus tard. Autrement dit, les frappes touchent précisément le secteur que la Russie s’efforce de préserver malgré les sanctions, les plafonds de prix et les voies de contournement.Ce qui rend l’approche ukrainienne particulièrement notable, c’est qu’elle semble viser moins un choc unique qu’une désorganisation opérationnelle répétée. Chaque frappe contre des installations portuaires, des systèmes de pompage, des réservoirs de stockage ou des chaînes de chargement peut provoquer des goulets d’étranglement très au-delà du point d’impact. Quelques jours de retard suffisent à modifier la rotation des tankers, le calendrier des exportations, les paiements et la planification de la production. Le fait qu’un site puisse parfois reprendre ses activités assez vite n’efface pas la vulnérabilité révélée par cette séquence. Moscou est contraint de redistribuer les volumes, de tester des itinéraires alternatifs et d’absorber davantage de risque à presque chaque étape. C’est un problème structurel pour un modèle d’exportation qui dépend fortement d’un nombre limité de hubs maritimes.

Trump repousse de nouveau son ultimatum dans la guerre contre l'Iran

Donald Trump a repoussé au 6 avril l'ultimatum posé à Téhéran avant d'éventuelles frappes contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions se passaient "très bien" malgré la défiance de la République islamique envers son plan pour mettre fin à la guerre.

Trois mois après sa capture, Maduro fait une brève apparition devant la justice

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro est apparu souriant jeudi devant un tribunal de New York, où il n'a pas pris la parole, pour sa deuxième apparition publique depuis sa spectaculaire capture par les Etats-Unis.

Attaques d'Israël: le Liban saisit le Conseil de sécurité de l'ONU

Beyrouth a annoncé jeudi saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour les actions israéliennes qui "menacent la souveraineté" du pays, où au moins cinq personnes ont été tuées dans de nouvelles frappes.

Taille du texte: