Deutsche Tageszeitung - Bangladesh: le futur Premier ministre dédie sa victoire aux victimes de l'insurrection de 2024

Bangladesh: le futur Premier ministre dédie sa victoire aux victimes de l'insurrection de 2024


Bangladesh: le futur Premier ministre dédie sa victoire aux victimes de l'insurrection de 2024
Bangladesh: le futur Premier ministre dédie sa victoire aux victimes de l'insurrection de 2024 / Photo: © AFP

Le chef du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) et prochain Premier ministre, Tarique Rahman, a dédié samedi sa large victoire aux élections législatives aux victimes de l'insurrection qui a mis à bas le régime de fer de Sheikh Hasina en 2024.

Taille du texte:

"Je dédie ma victoire au peuple du Bangladesh (...) et à ceux qui se sont sacrifiés pour lui", a-t-il déclaré lors de sa première prise de parole publique depuis le scrutin. "A partir d'aujourd'hui nous sommes libres".

La commission électorale a annoncé vendredi que le BNP avait remporté 212 des 300 sièges à pourvoir au Parlement, contre 77 seulement pour la coalition dirigée par les islamistes du Jamaat-e-Islami.

Après avoir dénoncé de nombreuses "irrégularités" ou "manipulations" et exigé une correction des résultats, le chef des islamistes a fait volte-face pour finalement concéder sa défaite samedi.

"Nous reconnaissons les résultats, et nous respectons l'Etat de droit", a écrit Shafiqur Rahman dans un message diffusé au petit jour sur les réseaux sociaux.

Lors de sa première conférence de presse quelques heures plus tard, son adversaire victorieux a exhorté le pays à rester uni. "Nos chemins et nos opinions peuvent différer. Mais dans l'intérêt de la nation nous devons rester unis", a souligné Tarique Rahman.

- "Economie fragile" -

Agé de 60 ans, il est l'héritier d'une longue dynastie politique, fils de l'ancien président du pays Ziaur Rahman, assassiné en 1981, et de Khaleda Zia, qui a été trois fois Première ministre depuis 1991.

Rentré en décembre de dix-sept ans d'exil au Royaume-Uni, Tarique Rahman a pris la succession de sa mère à la tête du BNP à sa mort quelques jours plus tard.

Le futur chef du gouvernement a indiqué samedi que sa tâche pour redresser le pays serait difficile.

Forte inflation, chômage en hausse, investissements en berne, l'économie du Bangladesh patauge dans les difficultés. Sa production de textile, la deuxième au monde, continue à souffrir de la crise.

"Nous débutons notre chemin dans une situation où l'économie est fragile car elle a été abandonnée par un régime autoritaire, où notre constitution et nos institutions sont affaiblies et où la sécurité publique n'existe plus", a-t-il énuméré.

Interrogé sur le sort de Sheikh Hasina, en exil en Inde et condamnée à la peine de mort pour avoir ordonné la répression des émeutes de 2024, Tarique Rahman a répondu qu'il "dépend(ait) de la procédure judiciaire".

Dans son message, le chef des islamistes a fait savoir qu'il serait un opposant déterminé mais "constructif".

"Nous serons une opposition vigilante, respectueuse des principes et pacifique et tiendrons le gouvernement responsable de ses actes, tout en contribuant de façon constructive au progrès national", a-t-il assuré.

- "Espoirs" -

Le chef du gouvernement provisoire, Muhammad Yunus, a félicité à son tour samedi le gagnant du scrutin.

"A l'heure où M. Rahman s'apprête à diriger le gouvernement, sa sagesse, ses valeurs démocratiques et son approche respectueuse du peuple l'aideront à mener le pays vers la stabilité, l'inclusivité et le développement", a déclaré le prix Nobel de la paix.

Dans les rues de la capitale Dacca, le retour du BNP au pouvoir a été accueilli avec calme et sérénité.

"J'espère que Tarique Rahman va pouvoir tenir ses promesses et satisfaire les aspirations du peuple", a déclaré à l'AFP Khurshid Alam, un commerçant de 39 ans.

La commission électorale et les observateurs de l'Union européenne (UE) ont définitivement écarté les accusations de fraudes et d'irrégularités massives.

"C'était de loin le meilleur scrutin" de ces dernières années, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la commission, Md Anwarul Islam Sarkar. Et le chef de la mission européenne, Ivars Ijabs, a salué un scrutin "crédible" et "géré de façon compétente".

La plupart des grandes capitales étrangères ont salué la victoire du BNP, notamment Washington, Pékin et New Delhi, dont les relations avec Dacca se sont nettement tendues depuis 2024.

(U.Stolizkaya--DTZ)

En vedette

Un dernier débat pour départager les candidats de la primaire de la gauche

Qui réussira à s'imposer? A quelques jours du premier tour, les cinq candidats de la primaire de la gauche sociale-démocrate s'affrontent dimanche lors d'un dernier débat télévisé pour tenter de se démarquer et attirer le plus grand nombre d'électeurs possible.

ALEX BODI ET L’AMBASSADEUR GUM DOMINIC MATIOK DE LA RÉPUBLIQUE DU SOUDAN DU SUD DISCUTENT À BERLIN DE LA POSSIBILITÉ D’OUVRIR UN CONSULAT HONORAIRE À BUCAREST

L’entrepreneur roumain Alex Bodi (41 ans) et l’ambassadeur sud-soudanais Gum Dominic Matiok Matiok (60 ans) se sont entretenus le 27 septembre 2026 à l’hôtel Ritz-Carlton de Berlin au sujet de la création d’un consulat honoraire de la République du Soudan du Sud à Bucarest. Les discussions portent ainsi sur l’établissement d’une représentation consulaire susceptible de favoriser les échanges entre les deux pays, Bodi étant pressenti pour exercer les fonctions de consul honoraire.

ALEX BODI ȘI AMBASADORUL REPUBLICII SUDANUL DE SUD, GUM DOMINIC MATIOK, DISCUTĂ LA BERLIN DESPRE POSIBILITATEA ÎNFIINȚĂRII UNUI CONSULAT ONORIFIC LA BUCUREȘTI

Antreprenorul român Alex Bodi (41 de ani) și ambasadorul sud-sudanez Gum Dominic Matiok Matiok (60 de ani) au discutat, la 27 septembrie 2026, la hotelul Ritz-Carlton din Berlin, despre înființarea unui consulat onorific al Republicii Sudanul de Sud la București. Este avută astfel în vedere o reprezentanță consulară care ar putea sprijini schimburile dintre cele două țări, Bodi fiind propus pentru funcția de consul onorific.

Lula ou Flavio Bolsonaro? Le Brésil aux urnes, sous l'œil de Trump

Le scrutin s'annonce serré et Donald Trump le suit de "très près": les Brésiliens vont aux urnes dimanche pour choisir entre le président de gauche Lula et son rival conservateur Flavio Bolsonaro, un choix de société dans un pays polarisé.

Taille du texte: