Deutsche Tageszeitung - Les Etats-Unis et Israël assurent que la résistance de Téhéran s'essouffle

Les Etats-Unis et Israël assurent que la résistance de Téhéran s'essouffle


Les Etats-Unis et Israël assurent que la résistance de Téhéran s'essouffle

Les gouvernements américain et israélien soutiennent mercredi que Téhéran répond de plus en plus faiblement à leur offensive, au cinquième jour d'une guerre loin de se cantonner à ces trois pays.

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Depuis l'attaque israélo-américaine lancée samedi contre l'Iran, Téhéran réplique par des salves de drones et missiles contre Israël et des cibles américaines dans le Golfe.

Washington et Israël assurent que ces tirs baissent désormais en intensité.

Le nombre de missiles iraniens tirés vers Israël diminue "chaque jour", a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne.

"Nous sommes en position de force maintenant", a assuré le président américain Donald Trump.

Première victime collatérale du conflit, le Liban, entraîné dans la guerre par le Hezbollah qui compte "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, subit depuis frappes et incursions israéliennes sur son sol.

"Nous ne nous rendrons pas", a martelé mercredi soir le chef de la formation pro-iranienne, Naïm Qassem, alors que le pouvoir libanais souhaite qu'il rende les armes.

D'habitude préservées du tumulte de la région, des villes comme Dubaï et Riyad se retrouvent également plongées dans le chaos, entre ambassades américaines fermées, touristes bloqués, milliers de vols annulés, raffineries et pétroliers visés.

- 87 marins tués -

Le conflit a des répercussions à des milliers de kilomètres de Téhéran: un sous-marin américain a coulé mardi un bateau de guerre iranien dans l'océan Indien, selon le ministre américain de la Défense, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Les autorités srilankaises ont fait état de 87 marins tués et de 61 disparus.

L'Irak est aussi dans la tourmente: l'Iran a ciblé, dans la région voisine du Kurdistan irakien, des groupes d'opposition kurdes armés et hostiles à la République islamique.

La Turquie s'est elle aussi retrouvée prise malgré elle dans le conflit, après l'interception d'un missile tiré depuis l'Iran se dirigeant vers son espace aérien.

Selon un responsable turc, la cible était vraisemblablement une base militaire de Chypre, déjà touchée par une attaque iranienne en début de semaine.

- Rassemblements pour Khamenei -

Pilonnée sans relâche, Téhéran a des allures de ville morte. Les habitants qui n'ont pas fui évitent de sortir.

"Téhéran est aussi désert qu'hier. Les rues qui ont été touchées (par des frappes) sont bouclées et des employés enlèvent les décombres. Il y a des contrôles de patrouilles de police partout", a témoigné sur Telegram Abid, un habitant de la capitale.

Les autorités ont reporté les obsèques nationales initialement prévues mercredi soir pour Ali Khamenei, intransigeant guide suprême pendant 36 ans, tué samedi au début de l'offensive.

Elles n'ont pas fait de lien avec la situation sécuritaire, invoquant la nécessité de se préparer face à l'affluence attendue.

Mercredi soir, des milliers de personnes se sont rassemblées en divers endroits du pays en hommage à Khamenei, a rapporté la télévision publique iranienne.

Certains participants brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Mort à l'Amérique" et "Mort à Israël".

- "Escalade" au Liban -

Dans le stratégique détroit d'Ormuz, le trafic maritime est toujours paralysé.

Les Gardiens de la Révolution, force chargée des opérations extérieures iraniennes, ont revendiqué mercredi le contrôle "total" du passage, par lequel transitent habituellement 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.

Le général iranien Ebrahim Jabbari a promis de "brûler tout navire" qui tenterait de le franchir.

Au Liban, Israël a élargi le champ de ses frappes et a déclenché des opérations terrestres.

"Cette stratégie d'escalade constitue une faute majeure qui met en péril l'ensemble de la région", a déploré le président français Emmanuel Macron, en appelant à "préserver l'intégrité territoriale du Liban" après un entretien avec les dirigeants des Etats-Unis et d'Israël.

A Hazmieh, banlieue chrétienne de Beyrouth proche du palais et de nombreuses missions diplomatiques, des images de l'AFP montrent le bâtiment d'un hôtel aux chambres éventrées, et des blessés recevant des soins à la réception.

Les autorités libanaises ont recensé 72 morts et 83.000 déplacés depuis lundi.

Dans le camp adverse, six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. Et dix personnes sont mortes dans des frappes iraniennes en Israël, d'après les services de secours.

Dans les pays du Golfe, les attaques iraniennes ont fait 13 morts, dont une fillette de 11 ans tuée mercredi par la chute de débris dans une zone résidentielle au Koweït.

burs-myl/vla

(I.Beryonev--DTZ)

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