Deutsche Tageszeitung - Municipales à Paris: vif affrontement entre Grégoire et Dati par meetings interposés

Municipales à Paris: vif affrontement entre Grégoire et Dati par meetings interposés


Municipales à Paris: vif affrontement entre Grégoire et Dati par meetings interposés
Municipales à Paris: vif affrontement entre Grégoire et Dati par meetings interposés / Photo: © AFP

Devant des partisans galvanisés, Rachida Dati et Emmanuel Grégoire ont tenu leur dernier meeting jeudi, trois jours avant le premier tour des municipales à Paris, la première appelant à l'union contre une "gauche radicale", le second exhortant à "résister contre l'alliance de la droite et de l'extrême droite".

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Comme dans la plupart des grandes villes, le scrutin parisien reste très ouvert, les sondages prédisant que cinq candidats seraient en capacité de se maintenir au second tour. Et le duo de tête n'est pas suffisamment haut pour ne pas dépendre de tractations dans l'entre-deux tours.

"On va gagner", ont scandé ses troupes, en présence du président du Sénat, Gérard Larcher, de l'ancien Premier ministre, Michel Barnier, et de plusieurs membres du gouvernement.

- "Pas une ville d'extrême droite" -

"Unité, unité", ont crié les partisans survoltés du candidat de la gauche unie hors LFI, accompagné notamment de ses colistiers Ian Brossat (communiste) et David Belliard (Ecologistes).

Dans son discours, M. Grégoire a dénoncé une "alliance de la droite et de l'extrême droite" entre Sarah Knafo et Rachida Dati qui "veut faire tomber Paris".

"Parce qu'elle pense que si la capitale tombe, le pays tombera avec, en 2027. Mais Paris ne tombera pas, Paris résistera", a-t-il poursuivi, en référence à l'élection présidentielle l'an prochain.

Interrogé par la presse sur "l'union" contre la "gauche radicale" voulue par son adversaire LR, le candidat de gauche y a vu "une forme de complaisance avec l'extrême droite".

"Elle a d'abord été ambiguë dans l'alliance, ensuite elle a dit que non, et maintenant c'est peut-être bien que oui peut-être bien que non", a-t-il estimé.

- "Rassembler" -

Prise en étau entre ses concurrents de centre droit, Pierre-Yves Bournazel, et d'extrême droite, Sarah Knafo, Mme Dati ne cesse d'appeler au "vote utile".

"Il faut être capable de rassembler de la droite la plus affirmée jusqu'au centre", a-t-elle clamé jeudi soir.

En revanche, la maire du 7e arrondissement, battue en 2020 par Anne Hidalgo, écarte une alliance avec l'eurodéputée Reconquête, en progression dans les sondages, car cela lui ferait perdre trop de voix au centre-droit.

"Le programme de Reconquête, pour une majorité de Parisiens, y compris chez nos électeurs, ça n'est pas compatible", a-t-elle redit jeudi avant son meeting, appelant les électeurs à "faire le choix de la raison".

Elle met en revanche la pression sur le candidat Horizons et Renaissance, l'accusant d'empêcher l'alternance s'il se maintient.

Mais celui qui veut incarner une "troisième voie" campe sur sa position "ni Dati, ni Grégoire", malgré le désaveu du patron d'Horizons Edouard Philippe.

La campagne parisienne a par ailleurs été émaillée de multiples accusations, cristallisées en partie sur les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire, les principaux candidats dénonçant la responsabilité de la majorité sortante.

Ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire s'est engagé jeudi soir à "tout revoir, tout changer", avec "une obligation de résultats immédiats".

- Pas un mot sur Chikirou -

A gauche, le député socialiste est gêné par la candidature de l'Insoumise Sophia Chikirou avec laquelle il refuse toute alliance.

Il n'a d'ailleurs pas prononcé une seule fois son nom jeudi soir.

La formation de Jean-Luc Mélenchon appelle, pour sa part, à une "fusion technique", sans accord programmatique, "à chaque fois que le risque de la droite et de l'extrême droite existe" dans une ville, excluant en revanche tout désistement.

Emmanuel Grégoire garde l'espoir que la députée LFI soit éliminée au premier tour, alors que les enquêtes d'opinion la donnent juste au-dessus de la barre qualificative pour le second tour.

A Limoges jeudi, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann a appelé la gauche "républicaine" à "rompre définitivement et sans retour possible avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise", lors d'un meeting de soutien au candidat investi par le PS, le PCF et son parti, Place publique.

juc-hdu-abo-tsq/bfa/bfi

(V.Sørensen--DTZ)

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