Deutsche Tageszeitung - Premier mort dans l'armée française dans la guerre au Moyen-Orient

Premier mort dans l'armée française dans la guerre au Moyen-Orient


Premier mort dans l'armée française dans la guerre au Moyen-Orient
Premier mort dans l'armée française dans la guerre au Moyen-Orient / Photo: © AFP/Archives

Un militaire français est mort "lors d'une attaque" dans la région d'Erbil au Kurdistan irakien, a déclaré Emmanuel Macron dans la nuit de jeudi à vendredi, annonçant ainsi le premier mort recensé au sein de l'armée française dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

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"L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7ème bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak", a écrit le président, confirmant que plusieurs militaires français avaient été blessés.

C'est le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février et qui s'est propagée dans plusieurs pays de la région.

Depuis le début de la guerre, sept soldats américains ont trouvé la mort au Koweït et en Arabie saoudite, selon le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

L'attaque visait des forces antiterroristes, selon le président français. Dans le cadre d'une coalition internationale antijihadiste dirigée par Washington, des militaires de plusieurs pays, dont l'Italie et la France, entraînent au Kurdistan irakien des membres des forces de sécurité kurdes.

"La guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques", a souligné le chef de l'Etat, sans indiquer qui en était l'auteur.

En parallèle, le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a annoncé vendredi sur Telegram prendre pour cible "tous les intérêts français en Irak et dans la région" après le déploiement du porte-avion français Charles de Gaulle dans le Golfe.

Le groupe a exhorté les habitants à rester à au moins 500 mètres d'une base au Kurdistan irakien où se trouvent des militaires français, sans revendiquer directement d'attaque.

- Déploiement "défensif" -

L'état-major français des Armées avait informé l'AFP jeudi que plusieurs soldats français avaient été blessés dans "une attaque de drones dans la région d'Erbil".

Emmanuel Macron n'a pas explicitement précisé si Arnaud Frion faisait partie des soldats français blessés dans cette attaque.

Selon l'état-major français des Armées, ces militaires blessés étaient "engagés dans des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens".

Le gouverneur d'Erbil avait indiqué que la frappe ayant blessé ces soldats impliquait deux drones et avait eu lieu sur une base située à Mala Qara située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d'Erbil.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la région autonome du Kurdistan irakien et Erbil ont essuyé de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes et pour la plupart neutralisées par la défense antiaérienne.

Le président français Emmanuel Macron avait insisté ces derniers jours sur le "rôle défensif" de la France dans la guerre au Moyen-Orient.

Paris a dépêché pour cela un important dispositif aéronaval autour du porte-avions Charles-De-Gaulle en Méditerranée orientale. Ce dispositif est selon M. Macron appelé à mobiliser huit frégates et deux portes-hélicoptères amphibies dans une vaste zone incluant également la mer Rouge et le détroit d'Ormuz dans le Golfe.

Le président français s'efforce aussi de peser sur la situation au Liban où la guerre s'est étendue à la suite de frappes contre Israël du Hezbollah pro-iranien.

Trois soldats libanais et deux soldats israéliens ont été tués, selon leurs armées respectives.

Côté iranien, l'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a recensé mardi la mort de 190 militaires dans le pays. Des groupes rebelles kurdes ont déclaré qu'au moins trois militants kurdes iraniens avaient été tués.

En Irak, des combattants pro-iraniens ont indiqué la mort de 21 de leurs membres.

En raison des restrictions imposées aux médias, l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante l'ensemble de ces bilans.

(I.Beryonev--DTZ)

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