Deutsche Tageszeitung - L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn

L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn


L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn
L'Iran continue à cibler ses voisins du Golfe, de fortes explosions au Bahreïn / Photo: © AFP/Archives

L'Iran continue dimanche à cibler les pays du Golfe dans ses représailles contre l'offensive américano-israélienne, des explosions ayant retenti dans la capitale du Bahreïn au 16ème jour de guerre.

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Les fortes déflagrations ont été entendues aux toutes premières heures du jour à Manama par deux journalistes de l'AFP sur place.

Depuis le début de la guerre le 28 février, le Bahreïn, où se trouvent des bases militaires américaines, dit avoir intercepté 125 missiles et 203 drones iraniens et déplore un bilan de deux morts. Dans les autres pays du Golfe, tous visés, ces attaques ont fait 24 morts.

Frappés pour la présence d'intérêts américains - militaires ou économiques - sur leur sol, ces pays voient écornée leur image d'oasis de sécurité dans une région aux conflits récurrents.

Le ministère de la Défense saoudien a également indiqué dimanche avoir détruit dix drones dans l'est du pays et la région de la capitale Ryad, tandis que celui des Emirats arabes unis a dit avoir intercepté des missiles et drones visant le pays.

De nouveaux missiles tirés d'Iran vers Israël ont été aussi arrêtés dimanche par le système de défense anti-aérienne, selon l'armée, qui ne fait, à ce stade, état d'aucune victime sur le sol israélien.

- Appel à escorter les pétroliers -

Les Etats-Unis cherchent toujours à rétablir la circulation dans le détroit d'Ormuz. Ce passage maritime stratégique, par où transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures, pour beaucoup en direction de l'Asie, est bloqué presque totalement par l'Iran.

Tout en promettant de frapper "très fort au cours de la prochaine semaine", le président américain Donald Trump a répété que les Etats-Unis "ont vaincu et complètement anéanti l'Iran, tant sur le plan militaire qu'économique". Néanmoins il a aussi pressé samedi d'autres pays, comme "la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni", d'envoyer, à l'instar des Etats-Unis, des navires militaires dans la zone du détroit pour escorter les pétroliers sur leur chemin.

Après une attaque revendiquée sur des infrastructures militaires, il a aussi menacé de s'en prendre aux infrastructures pétrolières de l'Iran sur l'île de Kharg, dans le Golfe persique, qui abrite son principal hub d'exportation d'or noir. Une menace à laquelle Téhéran a répliqué immédiatement, promettant de "réduire en cendres" les infrastructures pétrolières liées aux Etats-Unis dans la région.

L'Iran visera des entreprises américaines au Moyen-Orient si ses infrastructures énergétiques sont bombardées, a averti samedi son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi.

- Plus de 2.000 morts -

C'est en Iran et au Liban, entraîné dans la guerre depuis le 2 mars par le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et pilonné massivement par Israël, qu'ont été tuées la majorité des plus de 2.000 morts, recensés par les autorités depuis deux semaines.

Les autorités libanaises veulent former une délégation pour négocier avec leur voisin une cessation des hostilités, selon une source officielle.

Les Etats-Unis et Israël assurent avoir fortement affaibli le pouvoir iranien. Mais des dirigeants de la République islamique les ont défiés vendredi en défilant en plein coeur de Téhéran. Néanmoins Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, ayant succédé le 8 mars à son père tué au premier jour de la guerre, n'est toujours pas apparu publiquement. Blessé selon les Américains, son état de santé reste incertain.

"Il n'y a pas de problème avec le nouveau guide suprême", a assuré samedi le chef de la diplomatie iranienne, affirmant qu'il "s'acquitte de ses fonctions conformément à la Constitution".

- Répercussions sportives -

Entrant dans sa troisième semaine, le conflit se répercute également sur le monde du sport.

Signe d'un scepticisme grandissant quant à une issue rapide du conflit, les deux Grands Prix de Formule 1 prévus à Bahreïn les 10-12 avril et en Arabie saoudite les 17-19 avril ont été annulés.

L'équipe de football irakienne va en revanche bien se rendre au Mexique pour jouer son match de barrage pour le Mondial-2026, a confirmé samedi le président de la fédération nationale, malgré la fermeture de l'espace aérien irakien jusqu'au 1er avril à cause du conflit.

Toujours en football, trois membres supplémentaires de l'équipe féminine iranienne ont finalement décidé de retourner en Iran, après avoir demandé et obtenu l'asile en Australie, selon le ministre australien de l'Intérieur dimanche.

(M.Dylatov--DTZ)

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