Deutsche Tageszeitung - Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête

Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête


Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête
Législatives en Lettonie: majorité pro-européenne en tête / Photo: © AFP

Le parti Liste unie du Premier ministre sortant Andris Kulbergs arrive en tête des législatives en Lettonie, selon des résultats partiels rendus publics dimanche, indiquant que le pays balte ne devrait pas modifier sa ligne pro-européenne et pro-ukrainienne.

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Mais les partis populistes ont réalisé une bonne performance, au terme d'une campagne électorale dominée par les inquiétudes concernant la Russie voisine et le coût de la vie dans le pays.

Selon des résultats portant sur un peu plus de la moitié des suffrages, rendus publics par la Commission électorale à 01H50 GMT, le parti de M. Kulbergs obtient 36 % des voix et 39 députés à la Saeima, le parlement monocaméral letton qui compte 100 sièges.

"Ce n'est pas encore terminé, mais c'est plus élevé que prévu", avait auparavant réagi M. Kulbergs devant des journalistes, à l'annonce de sondages le créditant d'un score similaire.

"Cela signifie que les gens veulent vraiment le changement", ce qui, selon lui, signifie "croissance économique" et "un avenir pour les enfants de la Lettonie", a poursuivi M. Kulbergs, qui n'a pris ses fonctions de Premier ministre qu'en mai.

Au-delà de la répartition des sièges, l'enjeu est la formation d'une coalition capable de gouverner.

Parmi les partis qui forment l'actuelle coalition autour de Liste unie, l'Alliance nationale (nationaliste) arrive en quatrième position avec 9,3% et 10 sièges, et Nouvelle unité (centre) en sixième position avec 6 % des voix et sept sièges. L'Union des verts et des agriculteurs franchit d'extrême justesse la barre des 5 % nécessaire pour entrer au Parlement et obtient six députés.

- Poussée populiste -

Quatre ans après le début de la guerre en Ukraine, la question sécuritaire a dominé largement les débats.

La plupart des formations susceptibles d'entrer au Parlement soutiennent un renforcement militaire et la poursuite de l'aide à Kiev.

Mais les enjeux socio-économiques - hausse du coût de la vie, bas salaires, santé et déclin démographique, la Lettonie étant le pays le plus modeste des trois Etats baltes en termes de niveau de vie - ont été au cœur de la campagne.

Une formation populiste, Lettonie d'abord (LPV), arrive en deuxième position avec 13,3 % des voix et 15 députés, selon les résultats partiels.

Dirigée par l'homme d'affaires Ainars Slesers, régulièrement comparé au président américain Donald Trump par les médias, elle séduit avec un discours conservateur et des promesses de relance économique, et pourrait avoir son mot à dire dans les négociations de coalition.

Un autre parti populiste, Pouvoir souverain (Suverena vara, SV), dirigé par Julija Stepaņenko, se classe provisoirement troisième avec 11 % des voix et 14 sièges.

Critique de l'aide à l'Ukraine et de l'augmentation des dépenses militaires, ce parti met en avant les difficultés économiques du pays. Considéré comme pro-russe par ses détracteurs, SV reste toutefois entouré d'un cordon sanitaire par la plupart des autres partis.

Les Progressistes (PRO), parti social-démocrate pro-européen favorable à une protection sociale renforcée et à l'aide à l'Ukraine, arrive en cinquième position avec 6,6 %.

Le vote de la population russophone - environ 35% de la population lettone -, longtemps rassemblée autour d'un seul parti, Harmonie, disparu du Parlement en 2022, est en pleine mutation.

Sans que les questions identitaires disparaissent, une partie croissante de cet électorat vote désormais en fonction de critères économiques et sociaux, notamment pour des partis populistes.

(U.Stolizkaya--DTZ)

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