Deutsche Tageszeitung - "Epuisé", un médecin américain espère en avoir bientôt fini avec le Covid

"Epuisé", un médecin américain espère en avoir bientôt fini avec le Covid


"Epuisé", un médecin américain espère en avoir bientôt fini avec le Covid
"Epuisé", un médecin américain espère en avoir bientôt fini avec le Covid

"Epuisé" et débordé par l'afflux de patients du Covid-19, la plupart non vaccinés, le docteur James Samuel Pope, directeur de l'unité de soins intensifs de l'hôpital de Hartford, dans le Connecticut aux Etats-Unis, espère que cette vague Omicron de la pandémie sera bien la dernière.

Taille du texte:

"La frustration est bien réelle (...) nous sommes tous épuisés", déclare sans ambages le médecin américain qui a exceptionnellement ouvert les portes de son unité de soins intensifs à l'AFP.

Après quasiment deux ans d’épidémie aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde avec 847.000 morts, "parmi ceux d'entre nous qui sont ici depuis le début, c'est difficile de trouver quelqu'un d'enthousiaste qui pense que ça a été une expérience positive qui a changé sa vie", tranche le docteur Pope, qui court d'un lit à l'autre de son unité dont il a plusieurs fois poussé les murs depuis le début de la pandémie en mars 2020.

Au chevet de ses patients, la plupart non vaccinés, parfois immunodéprimés, ici il s'enquiert des "douleurs" éventuelles d'une femme, là il demande à un homme s'il "respire" correctement et veut l'entendre "tousser" franchement.

Surveillant le rythme cardiaque d'une patiente intubée, scrutant des radios d'un autre malade, M. Pope converse avec ses infirmières et "(s)'étonne, même maintenant, de voir autant de gens non vaccinés qui viennent encore ici".

L'une d'elles lui répond qu'effectivement leurs patients "sont tous non vaccinés".

Difficile, du coup, pour le personnel soignant de l'hôpital de Hartford de garder intacts sa foi et son enthousiasme pour son métier : "Non, je ne vais pas continuer à faire ça, c'est épuisant. J'espère que ça y est. J'espère que c'est la dernière grande vague", lâche le docteur Pope.

En tout cas, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 était encore en baisse mercredi aux Etats-Unis, laissant espérer que le pic de la vague du variant Omicron pourrait avoir été franchi: le nombre moyen de nouveaux cas quotidiens s'élève cette semaine à 700.000 environ, contre quasiment 800.000 la semaine passée, selon les chiffres des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).

Mais les Etats-Unis enregistrent toujours quelque 1.700 décès par jour et un record d'hospitalisations en raison du Covid-19, avec près de 160.000 patients occupant un lit.

Et comme tous les soignants qui luttent contre Omicron, le docteur Pope constate qu'"il y a suffisamment de gens qui l'attrapent pour que même le petit pourcentage de personnes vraiment malades dépasse (la capacité de) nos urgences".

strs-nr/rle/am

(N.Loginovsky--DTZ)

En vedette

La canicule enchaîne les records, infrastructures et organismes à rude épreuve

Après des records de température lundi et la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1947, la canicule exceptionnelle qui frappe le pays s'étend encore mardi, mettant les infrastructures et les organismes à rude épreuve avec des pics attendus à 44°C dans le sud-ouest.

Sri Lanka: une unité militaire spéciale pour endiguer une épidémie de dengue

Le Sri Lanka va mobiliser des militaires au sein d'une unité spéciale pour endiguer la propagation de la dengue, une maladie transmise par les moustiques, alors que les autorités sanitaires ont alerté mardi sur le fait que les hôpitaux sont submergés par plus de 1.000 admissions par jour.

Ebola en RDC: plus de 1.000 cas et 254 décès, selon un dernier bilan officiel

Plus de 1.000 cas de contamination ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC), où sévit une épidémie de maladie Ebola déclarée le 15 mai et qui a fait plus de 250 morts à ce stade, selon un dernier bilan officiel publié lundi.

Non-lieu confirmé dans le scandale sanitaire du chlordécone

"Un jour sombre" pour les victimes du chlordécone: après 20 ans de procédures, la cour d'appel de Paris a confirmé lundi le non-lieu, fermant la porte à une réouverture de l'enquête pénale dans le scandale sanitaire de ce pesticide utilisé aux Antilles en dépit des alertes sur sa nocivité.

Taille du texte: