Deutsche Tageszeitung - Nouveau Nutri-Score "proche d'une entrée en oeuvre", selon le directeur général de la Santé

Nouveau Nutri-Score "proche d'une entrée en oeuvre", selon le directeur général de la Santé


Nouveau Nutri-Score "proche d'une entrée en oeuvre", selon le directeur général de la Santé
Nouveau Nutri-Score "proche d'une entrée en oeuvre", selon le directeur général de la Santé / Photo: © AFP/Archives

Le nouveau Nutri-Score n'a "jamais été aussi proche d'une entrée en oeuvre", a estimé jeudi le directeur général de la Santé, "certain que, dans les prochains jours, les positions seront alignées" dans le gouvernement, où la ministre de l'Agriculture avait exprimé des critiques.

Taille du texte:

"Le Nutri-Score est une innovation française qui a été portée par l'Inserm, qui est un vrai outil de santé publique, plébiscité par les Français et influençant les choix d'achats, et on ne peut pas faire comme si le surpoids et l'obésité n'étaient pas un problème de santé publique", a souligné le Dr Grégory Emery devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

S'il a "vu, comme tout le monde, qu'il y avait des positions la semaine dernière qui n'allaient pas totalement dans (ce sens)" au sein du gouvernement, il est "certain que, dans les prochains jours, les positions seront alignées parce que la santé publique fait partie des priorités du Premier ministre".

Vu cependant "ce que nous disent ceux qui ne sont pas favorables au Nutri-Score", notamment "la filière laitière", il juge qu'"on doit progresser encore sur ce qu'est et ce que n'est pas le Nutriscore, et peut-être revenir à des politiques nutritionnelles plus claires pour tout le monde".

"Quand je fais mes courses dans un supermarché et que j'ai 20 produits, si j'ai 20 produits avec un Nutriscore D et E, je dois me poser des questions. Si j'ai dans mon panier 18 produits A, B, C et deux produits D et E, comme des bonbons -je ne recommande pas de manger des bonbons, mais parfois on a le droit de se faire plaisir-, je sais quelle est la finalité de ces produits", a exposé le directeur général de la Santé.

Il ne s'agit pas de "comparer des produits pas comparables, comme des fromages avec des céréales ou avec une pomme (...) car le Nutri-Score est à l'intérieur d'une catégorie", selon lui.

"Il faut le Nutri-Score, et le plus possible (...) et il faut revenir aux équilibres nutritionnels, sur les fruits et légumes, sur les produits laitiers. Il faut arriver à articuler les deux", a résumé Grégory Emery.

Questionné sur un retard d'un an environ pour l'instauration du nouveau Nutri-Score, il a invoqué l'instabilité politique, avec "six mois pendant lesquels aucune décision à caractère politique n'a pu être prise". "Mais on n'a jamais été aussi proches maintenant que ce nouvel algorithme entre en oeuvre", a-t-il glissé.

(V.Korablyov--DTZ)

En vedette

Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux

Encouragés par influenceurs et publicités vantant leurs effets bénéfiques sur le dynamisme ou la libido, de plus en plus d'hommes se lancent dans des traitements pour doper leur testostérone, souvent sans justification médicale, selon des médecins interrogés par l'AFP.

Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte

Une expérimentation visant à améliorer la prise en charge des victimes de soumission chimique en simplifiant leur accès aux analyses médicales a été lancée vendredi à Nantes, en présence de la ministre Aurore Bergé et de la députée Sandrine Josso.

Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée

Particulièrement ciblée et apeurée par l'offensive anti-imigration de l'administration Trump, la communauté somalienne du Minnesota s'organise: elle a créé un réseau pour proposer des visites médicales à domicile à ses membres n'osant plus sortir hors de chez eux.

Les plaintes s'accumulent en France dans le dossier des laits infantiles

L'affaire des laits infantiles, déjà à l'origine de deux enquêtes ouvertes en France après la mort de deux nourrissons, connaît jeudi un nouvel épisode judiciaire avec la plainte déposée à Paris par l'association Foodwatch et huit familles qui accusent les industriels et le gouvernement de ne pas avoir agi à temps.

Taille du texte: