Deutsche Tageszeitung - L'Ouganda déclare la fin de sa sixième épidémie d'Ebola

L'Ouganda déclare la fin de sa sixième épidémie d'Ebola


L'Ouganda déclare la fin de sa sixième épidémie d'Ebola
L'Ouganda déclare la fin de sa sixième épidémie d'Ebola / Photo: © AFP/Archives

L'Ouganda a déclaré samedi la fin d'une épidémie du virus Ebola qui a fait au moins deux morts depuis fin janvier dans le pays africain de la région des Grands lacs, 42 jours après la sortie de l'hôpital du dernier patient confirmé.

Taille du texte:

C'était la sixième fois que l'Ouganda était touché par cette fièvre hémorragique virale, qui présente six souches différentes, dont trois (Bundibugyo, Soudan, Zaïre) ont déjà provoqué de grandes épidémies.

Douze cas de la souche Ebola-Soudan avaient été confirmés, et deux cas probables avaient été recensés depuis l'annonce de l'épidémie fin janvier. Elle a fait deux morts confirmés, un enfant de quatre ans et un infirmier.

Deux morts "probables" ont également été enregistrées, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

"L'épidémie actuelle de maladie à virus Ebola-Soudan est officiellement terminée", a déclaré sur X le ministère de la Santé ougandais. "Cela fait suite à 42 jours sans nouveau cas depuis la sortie du dernier patient confirmé, le 14 mars", a-t-il ajouté.

"Dix personnes se sont rétablies de l'infection. Au total, 534 personnes ont été identifiées comme ayant été en contact avec les cas confirmés et probables et ont fait l'objet d'une surveillance étroite", a souligné l'OMS dans un communiqué.

Il n'existe actuellement pas de vaccin contre Ebola-Soudan.

Mais un essai de vaccin contre cette souche avait été lancé début février en Ouganda, "en un temps record" selon le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Cette épidémie nous a posé de nouveaux défis. Elle a touché les communautés urbaines et rurales du pays et s'est déroulée dans un contexte de fortes contraintes financières mondiales", a déclaré le Dr Chikwe Ihekweazu, directeur régional par intérim de l'organisation pour l'Afrique, cité dans un communiqué.

Début mars, les Nations unies avaient lancé un appel pour lever 11,2 millions de dollars pour faire face à cette épidémie, après que Etats-Unis ont annoncé l'arrêt de l'essentiel de leur aide humanitaire.

Washington a notamment annoncé son retrait de l'OMS, qui va devoir diminuer son budget d'un cinquième, réduisant ses missions et son personnel.

La transmission humaine d'Ebola se fait par les fluides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements et diarrhées. Les personnes infectées ne deviennent contagieuses qu'après l'apparition des symptômes, après une période d'incubation allant de 2 à 21 jours.

Toutes souches confondues, ce virus a fait plus de 15.000 morts en Afrique depuis 1976.

(Y.Leyard--DTZ)

En vedette

Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux

Encouragés par influenceurs et publicités vantant leurs effets bénéfiques sur le dynamisme ou la libido, de plus en plus d'hommes se lancent dans des traitements pour doper leur testostérone, souvent sans justification médicale, selon des médecins interrogés par l'AFP.

Soumission chimique: une expérimentation pour rembourser les analyses même sans plainte

Une expérimentation visant à améliorer la prise en charge des victimes de soumission chimique en simplifiant leur accès aux analyses médicales a été lancée vendredi à Nantes, en présence de la ministre Aurore Bergé et de la députée Sandrine Josso.

Dans le Minnesota, des visites médicales à domicile pour une communauté somalienne apeurée

Particulièrement ciblée et apeurée par l'offensive anti-imigration de l'administration Trump, la communauté somalienne du Minnesota s'organise: elle a créé un réseau pour proposer des visites médicales à domicile à ses membres n'osant plus sortir hors de chez eux.

Les plaintes s'accumulent en France dans le dossier des laits infantiles

L'affaire des laits infantiles, déjà à l'origine de deux enquêtes ouvertes en France après la mort de deux nourrissons, connaît jeudi un nouvel épisode judiciaire avec la plainte déposée à Paris par l'association Foodwatch et huit familles qui accusent les industriels et le gouvernement de ne pas avoir agi à temps.

Taille du texte: