Deutsche Tageszeitung - Mondial de hand: les Bleus privés de septième ciel

Mondial de hand: les Bleus privés de septième ciel


Mondial de hand: les Bleus privés de septième ciel
Mondial de hand: les Bleus privés de septième ciel / Photo: © AFP

La septième couronne attendra. Les Bleus sont tombés sur plus forts en finale du Mondial de hand, battus dimanche à Stockholm (34-29) par le Danemark qui, après avoir fait la course en tête de bout en bout, s'offre un triplé inédit.

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La capitale suédoise semble en quelque sorte maudite pour le handball français. Mauvais clin d'oeil de l'histoire, c'est déjà là, juste à côté de la Tele 2 Arena où les Français ont subi la loi du Danemark, que les pionniers de 1993 s'étaient inclinés en finale du Mondial (contre la Russie).

La défaite de dimanche soir aura probablement un goût différent pour les Bleus 2023, qui cherchaient l'or et rien d'autre en terre suédoise un an et demi après avoir conquis le titre olympique à Tokyo, face à ces mêmes Danois (25-23).

Mais, après leurs titres de 2019 et 2021, les Scandinaves ont pris leur revanche pour écrire l'histoire avec un triplé mondial qui n'avait jamais été réalisé.

Les Bleus étaient passés à deux reprises à côté de cette marque (2009 et 2011 puis 2015 et 2017) du temps des "Experts", qui attendent donc leurs successeurs au palmarès du Mondial.

Car hormis la parenthèse dorée de Tokyo, l'équipe de France n'a plus remporté de titre depuis le championnat du monde à la maison en 2017.

La bande à Guillaume Gille, promu seul à la barre après le départ de Didier Dinart dans la foulée du fiasco de l'Euro-2020 (élimination au premier tour), avait chuté au pied du podium au Mondial-2021 puis à l'Euro-2022.

Elle y est cette fois montée mais pas sur la plus haute marche pour le dixième et dernier championnat du monde de Nikola Karabatic.

A 38 ans, la légende du handball a démarré la rencontre, malgré un pied gauche toujours douloureux.

Mais il a rejoint le banc au bout de quinze minutes, assistant à la supériorité des Danois, grâce à leur vitesse de passes, de déplacement et leur triple gâchette sur la base arrière, composée de Simon Pytlick (9 buts), Mathias Gidsel (6) et Rasmus Lauge (10). Ce dernier a notamment fait très mal en seconde période.

- Les gardiens passent à côté -

Les Bleus ont été dépassés dès le début de match avant de petit à petit rectifier le tir.

En défense et en attaque, emmenés par Nedim Remili (5 buts à la pause, 6 au total) et des relais efficaces, à l'image d'Elohim Prandi (3/3, à la place de Nikola Karabatic, ou de Valentin Porte, venu opportunément "fermer", sur son aile, pour provoquer un passage en force danois (28e).

Juste derrière à la pause (15-16), revenus à hauteur à la reprise (16-16), ils ont cédé aux alentours de la 45e minute, encaissant cinq buts pour en marquer seulement deux et se retrouver menés 30 à 26 à la 53e minute.

Alors que le gardien titulaire danois Niklas Landin, double meilleur joueur du monde en titre, était attendu au tournant, c'est son remplaçant, Kevin Moller, qui s'est illustré dans le "money time".

Le portier a douché les derniers espoirs de victoire française en faisant ses trois seuls arrêts dans les dix dernières minutes, dont un sur un tir de Yannis Lenne (27-30, 55e) puis un autre devant Melvyn Richardson sur penalty (29-32, 58e).

En face, les gardiens français (4/25 pour Vincent Gérard,, 3/16 pour Rémi Desbonnet n'ont jamais su trouver la parade face aux artilleurs danois.

L'équipe de Guillaume Gille, décimée par les blessures avant le tournoi (sept forfaits) puis pendant, avec un poste d'arrière gauche déplumé pendant toute la phase finale, devra attendre au moins un an de plus pour retrouver l'or. Rendez-vous est pris pour l'Euro-2024.

(W.Uljanov--DTZ)

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