Deutsche Tageszeitung - Trophée des champions: enfin un titre pour l'OM, ou encore un pour le PSG

Trophée des champions: enfin un titre pour l'OM, ou encore un pour le PSG


Trophée des champions: enfin un titre pour l'OM, ou encore un pour le PSG
Trophée des champions: enfin un titre pour l'OM, ou encore un pour le PSG / Photo: © AFP

Un trophée de plus au milieu d'une gargantuesque collection ou un premier titre depuis 2012: le Trophée des champions, jeudi au Koweït (19h00), met aux prises le Paris SG et Marseille pour un nouveau Classique du football français entre deux clubs aux ambitions très différentes.

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Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions, Supercoupe d'Europe, Coupe intercontinentale et même le dernier Trophée des champions, remporté l'an dernier à Doha contre Monaco... En 2025, le PSG a tout gagné, à l'exception du Mondial des clubs, abandonné en finale à Chelsea.

En 2026, Luis Enrique et ses hommes vont-ils continuer à tout rafler ? La première coupe proposée à leur appétit insatiable se dispute en tous cas face au rival marseillais, qualifié pour avoir terminé 2e de Ligue 1 la saison passée, ce qui donne forcément un peu de piquant à l'affaire.

Les Parisiens trouveront d'ailleurs peut-être un petit supplément de motivation en repensant au mois de septembre et à la victoire de l'OM en championnat (1-0), une rareté depuis le début de l'ère QSI.

- "Jamais peur" -

"Une défaite contre Marseille, ce n'est jamais bien et ça ne passe pas vite. On a la motivation, c'est toujours un match spécial contre notre rival. C'est un +Classique+ et en plus c'est une finale", a résumé le capitaine parisien Marquinhos mercredi.

"On a beaucoup de victoires sur les matches récents mais ils ont gagné le dernier. On doit remettre les choses en place", a ajouté le Brésilien, qui a assuré que Marseille ne lui faisait "jamais peur".

Côté marseillais justement, la vitrine à trophées, les plus récents en tous cas, n'a pas la même allure qu'à Paris. Le dernier titre remonte à 2012 et à la troisième Coupe de la Ligue décrochée par l'équipe de Didier Deschamps.

"Une finale, c'est important. On fait du football pour ça et on est là pour porter le club au maximum de son potentiel. C'est une ambition de gagner des trophées", a expliqué le président marseillais Pablo Longoria lors de sa conférence de presse de mi-saison il y a trois semaines.

"Ramener un premier trophée depuis 2012 à Marseille, ça nous tient vraiment à coeur. Tout en sachant que jouer contre le PSG, on l'a encore vu avec la finale de la Coupe intercontinentale, c'est forcément compliqué", a-t-il ajouté.

- Tourner la page -

Et ça le sera encore jeudi, surtout si l'OM répète sa performance de dimanche dernier, face à Nantes, venu s'imposer 2-0 au Vélodrome sans discussion ni difficulté.

"C'est une des pires défaites depuis que je suis là, mais aussi une des plus simples à analyser. Physiquement, tactiquement, techniquement, rien n'allait. Quand rien ne va, c'est plus facile de tourner la page", a estimé mercredi l'entraîneur marseillais Roberto De Zerbi.

"Le PSG est l'équipe la plus forte d'Europe. Il faut les respecter, comme on l'a fait en septembre, mais en cherchant à utiliser nos qualités. On devra défendre, lutter, se sacrifier, mais aussi avoir le courage de jouer quand on a le ballon", a-t-il ajouté.

L'Italien, qui a dit plusieurs fois qu'il n'était vraiment pas emballé par la délocalisation de l'épreuve, a aussi eu un mot pour les groupes de supporters de l'OM qui, comme ceux du PSG, ne seront pas présents au stade Jaber al-Ahmad, où la Ligue de football professionnel (LFP) espère autour de 50.000 spectateurs.

"On espère bien sûr donner satisfaction à nos supporters. On connait l'histoire de l'OM et, avec humilité, on essaie de tout faire pour écrire la suite de la grande histoire de ce club. On veut rentrer en se disant qu'on a fait le maximum", a-t-il affirmé.

Luis Enrique, lui, a pensé aux Koweïtiens. "C'est beau de voir les gens d'un autre pays profiter de ce match", a-t-il dit. Mais pour les deux clubs, et pour des raisons différentes, tout sera encore plus beau avec un trophée à la clé.

(P.Vasilyevsky--DTZ)

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