Deutsche Tageszeitung - Ski: à un mois des JO, Romane Miradoli veut arrêter "d'être frileuse"

Ski: à un mois des JO, Romane Miradoli veut arrêter "d'être frileuse"


Ski: à un mois des JO, Romane Miradoli veut arrêter "d'être frileuse"
Ski: à un mois des JO, Romane Miradoli veut arrêter "d'être frileuse" / Photo: © AFP/Archives

Libérée depuis le début de la saison, la skieuse française Romane Miradoli enchaîne les bons résultats en super-G et en descente et "n'a plus envie d'être frileuse" concernant ses ambitions aux Jeux olympiques, qui débutent dans moins d'un mois en Italie.

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"J'ai hâte d'être aux Jeux. Je n'ai plus envie d'être frileuse quand on en parle, en essayant de me cacher en disant que ça arrivera quand ça arrivera. Non. En fait, c'est l'objectif de la saison et j'ai des ambitions", a affirmé jeudi à l'AFP la skieuse de Flaine (Haute-Savoie).

A 31 ans, Miradoli a débuté la saison sur les chapeaux de roue, avec une deuxième place lors du premier super-G de l'hiver à Saint-Moritz à 8 centièmes seulement de la victoire, un nouveau top-10 en super-G à Val d'Isère et plusieurs top-15 en descente, dont une belle 8e place samedi à Zauchensee.

"J'ai hâte de réattaquer", assurait jeudi Miradoli avant l'étape autrichienne, où elle fera partie des favorites pour le super-G dimanche. "La coupure (des fêtes) était presque un peu longue. La saison de vitesse a débuté tard, et on n'a fait que deux week-ends de course et c'était déjà fini."

- "Cercle vicieux" -

A l'entendre parler avec enthousiasme du reste de la saison, difficile de reconnaître la Romane Miradoli qui, il y a moins d'un an, songeait à tout arrêter après un début d'hiver 2024-2025 compliqué.

"Tout ne se passait pas comme je voulais et j'étais rentrée dans un cercle vicieux, négatif", se rappelle Miradoli. "En plus, il n'y avait pas des résultats de groupe qui permettaient de se tirer vers le haut. On a toutes subi cette énergie pesante et on est arrivées aux Mondiaux sans confiance. J'étais presque soulagée que ça se termine."

Les Mondiaux à Saalbach en février 2025 sont un échec collectif: aucune médaille pour les Bleus, quatre Top-10 en huit courses individuelles, sans aucune Française classée en géant et pas mieux qu'une 20e place en descente femmes.

"C'est un peu la cata", soufflait alors Miradoli, qui pense à tout arrêter mais se résout finalement à pousser jusqu'à la fin de la saison, débarrassée des problèmes de dos qui la freinaient depuis plusieurs mois.

"En milieu de saison, c'était ridicule d'arrêter, je n'avais pas fait tout ça pour ça. J'ai essayé de me faire un peu plus confiance et de mettre toutes les chances de mon côté."

La fin d'hiver est meilleure : Romane Miradoli prend la 3e place du super-G de La Thuile en Italie avant de terminer 5e des finales à Sun Valley aux Etats-Unis.

- "Plus de légèreté" -

Elle profite de l'été pour faire quelques changements dans sa préparation, en restant plus que d'habitude chez elle en Haute-Savoie.

"Ca m'a quand même changé la vie d'être chez moi. À 31 ans, je sais quand même où je vais et ce que j'ai à faire. On a essayé de faire évoluer les choses pour ne pas arriver en stage déjà fatiguée mentalement parce qu'on s'est entraîné à un endroit où on n'avait pas envie d'être", estime-t-elle.

Pour la première fois depuis longtemps, Romane Miradoli vit une préparation sans pépins physiques et sans avoir à revenir de blessure, elle qui s'est rompu deux fois les ligaments croisés du genou gauche, en décembre 2020 puis en mars 2023, avant des douleurs au dos la saison dernière.

"Quand il faut revoir les plans, ça ajoute forcément du doute. Manger des anti-inflammatoires, ce n'est pas très drôle non plus et on ne règle pas le fond du problème", souligne la skieuse.

"Quand tu fais une vraie préparation sans réfléchir, tu vis avec vachement plus de légèreté. Sans bobo, on peut vraiment se focaliser sur le ski", sourit Miradoli.

Aux Jeux olympiques dans moins d'un mois, "c'est vraiment ce que je vais aller chercher: skier libérée, en étant la meilleure version de moi-même."

"J'ai des ambitions. C'est une course d'un jour et le niveau est dense mais quand je vois mon début de saison, je sais que le niveau est là. A nous d'être à la hauteur."

(A.Stefanowych--DTZ)

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