Mondial-2026: l'Italie en reconstruction, Gattuso démissionne à son tour
L'Italie est un champ de ruines après son échec à se qualifier pour le Mondial-2026: trois jours après la défaite contre la Bosnie-Herzégovine, le sélectionneur Gennaro Gattuso a démissionné vendredi, imitant ainsi le président de la Fédération et Gianluigi Buffon, le manager des Azzurri.
"La Fédération italienne de football et Gennaro Ivan Gattuso ont résilié d’un commun accord le contrat qui liait l’entraîneur calabrais à la sélection nationale italienne. La FIGC remercie Gattuso et tout son staff pour le sérieux, le dévouement et la passion dont ils ont fait preuve au cours des neuf derniers mois et leur adresse ses meilleurs vœux de réussite pour la suite de leur carrière", a indiqué la Fédération italienne dans son communiqué.
"Le coeur lourd, sans avoir atteint l’objectif que nous nous étions fixé, je considère mon expérience sur le banc de la Nazionale comme terminée", a de son côté expliqué Gattuso, cité dans le communiqué.
"Le maillot azzurro est le bien le plus précieux qui existe dans le football (...) Ce fut un honneur de pouvoir diriger la Nazionale et de le faire avec un groupe de garçons qui ont montré de l’engagement et un véritable attachement au maillot", a-t-il ajouté.
Gattuso, 48 ans, était en poste depuis juin 2025. Il avait succédé à Luciano Spalletti, démis de ses fonctions après la déroute de l'Italie à Oslo (3-0) en ouverture des éliminatoires pour le Mondial-2026.
Son bilan à la tête de l'Italie en fait statistiquement le meilleur sélectionneur de l'histoire avec, en huit rencontres, six victoires (85,7% de victoires), un nul et une défaite, pour 22 buts marqués et dix encaissés.
- Et maintenant Conte ou Allegri ? -
Mais l'ancien milieu de terrain de l'AC Milan, membre de l'équipe d'Italie sacrée championne du monde en 2006, a échoué dans sa mission qui était de qualifier l'Italie pour sa première Coupe du monde depuis 2014, après les échecs, déjà en barrages, pour 2018 et 2002.
Les Azzurri, en infériorité numérique peu avant la pause, se sont inclinés, mardi à Zenica, en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine aux tirs au but (1-1 a.p. 4 tab à 1).
Les choix de Gattuso pour réorganiser sa défense après l'exclusion d'Alessandro Bastoni à la 42e minute, ont été critiqués. L'Italie qui menait 1 à 0 depuis la 15e minute, a laissé le contrôle du ballon à la Bosnie qui a fini par égaliser à la 79e minute.
Sa décision de faire du jeune et inexpérimenté Francesco Pio Esposito son premier tireur dans la séance de tirs au but, a également surpris.
Pour le remplacer, la presse italienne cite les noms d'Antonio Conte, qui a déjà été sélectionneur de la Nazionale (2014-16) et qui est sous contrat avec Naples, et de Massimiliano Allegri, actuel entraîneur de l'AC Milan.
Il faudra attendre au moins trois mois pour connaître le nom du nouveau sélectionneur, qui sera le quatrième en moins de trois ans, après Roberto Mancini (2018-23), Spalletti (2023-25) et Gattuso (2025-26).
La Fédération italienne n'a en effet plus de président après la démission de Gabriele Gravina ce jeudi et l'élection de son successeur est programmée le 22 juin prochain.
Peu après la démission de Gravina, l'ancien gardien emblématique de la Nazionale et de la Juventus Turin Buffon, qui avait été déterminant dans la nomination de Gattuso en juin dernier, a annoncé qu'il quittait ses fonctions de manager.
Les prochains rendez-vous de l'Italie sont programmés en juin avec deux matches amicaux contre des adversaires encore à déterminer.
(S.A.Dudajev--DTZ)