Deutsche Tageszeitung - 24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage

24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage


24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage
24 heures du Mans: Cadillac en tête au petit matin, la bataille fait rage / Photo: © AFP

La Cadillac N.12 de Louis Deletraz, Will Stevens et Norman Nato occupait la tête des 24 Heures du Mans à la mi-course dans une 94e édition de la classique mancelle extrêmement serrée.

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A 04H00, 11 voitures de six constructeurs différents étaient toujours dans le même tour: Cadillac, BMW, Toyota, Ferrari, Alpine et Aston Martin conservaient ainsi chacun une ou plusieurs voitures en bonne place.

Mais la moindre erreur se paie cher. Ainsi, dans la catégorie des Hypercars, où les voitures filent à 340 km/h dans un vacarme assourdissant sur le circuit de la Sarthe, la BMW N.15, partie en pole position, a été la première à commettre un impair: un léger accrochage avec un retardataire et un passage prolongé dans son stand pour réparer a fait reculer la voiture allemande à la 17e place, à quatre tours des leaders.

Les Ferrari, triples tenantes du titre, ont également commis quelques erreurs, entre pénalités de quatre secondes pour une petite infraction, et frayeurs dans le trafic. La N.50, victime en outre d'un problème mécanique, a chuté à la 18e place.

- Bourdais plonge au classement -

Et juste après la mi-course, c'est l'enfant du pays Sébastien Bourdais, alors 3e sur sa Cadillac, qui est rentré de manière inattendue à son stand, victime d'un problème de direction assistée. L'Hypercar américaine a aussitôt plongé au classement et le pilote manceau, dépité, ne gagnera pas encore cette année sa course de coeur. En 21 participations il a déjà terminé à la 2e place à trois reprises (2007, 2009, 2011), mais ne s'est jamais imposé.

Cadillac est également à la recherche d'une première victoire dans la Sarthe, et la N.12, en tête, devançait la BMW N.20 et les deux Toyota N.8 et N.7.

Les Japonaises, à la peine en milieu de semaine durant les essais, se sont élancées loin sur la grille de départ, en 14e et 15e positions, mais elles ont rapidement remonté dans le peloton de tête à la faveur d'une stratégie de ravitaillements décalée.

"Je pense que le fait de s'être décalé était une bonne chose pour nous, d'avoir de l'air propre", a expliqué Sébastien Buemi, pilote de la Toyota N.8, à sa descente de voiture, après un triple relais intense. "Il faut rester calme, ne pas faire d'erreur, mais c'est sûr que ça fait plaisir d'être dans le match."

La Ferrari N.83, tenante du titre et un peu distancée les premières heures, a notamment profité de l'intervention de la voiture de sécurité après une sortie de piste d'une GT aux alentours de minuit. Le peloton s'est alors regroupé et la Ferrari 499P jaune pointait peu après la mi-course à une bonne 6e place.

- Les deux Alpine dans le top 10 -

Côté français, les deux Alpine sont 7e et 9e, toujours dans le même tour que le leader. Les Hypercars du constructeur tricolore, qui a annoncé son retrait en fin de saison, ont réalisé une première moitié de course sérieuse et sans erreur.

En revanche, les Peugeot 9X8, qui prennent une "douche froide" dans la Sarthe selon le directeur du constructeur français, Alain Favey, pour le centenaire de sa participation, sont 14e et 15e, et ne sont plus dans le même tour que la voiture de tête.

Dans la catégorie intermédiaire des LMP2, la N.43 de Jakub Smiechowski, Tom Dillmann et Nick Yelloly était en tête d'un classement là aussi très serré.

La Française Doriane Pin, pilote de développement chez Mercedes en F1 et une des deux seules femmes au départ, était 3e en LMP2 et toujours à la lutte pour la victoire, avec ses coéquipiers Julien Andlauer et Richard Verschoor.

Enfin, en GT3, c'est une Aston Martin Vantage qui dominait les débats, sous les yeux de centaines de milliers de spectateurs, dont un certain nombre campent aux abords du circuit, ou ont dormi à même le sol dans les tribunes pour les plus passionnés.

Malgré la température caniculaire durant les premières heures, qui mettent souvent à mal les mécaniques, seules quatre voitures avaient abandonné à la mi-course.

(V.Varonivska--DTZ)