Deutsche Tageszeitung - Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac

Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac


Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac
Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac / Photo: © POOL/AFP

Le Tour de France, sur lequel les coureurs transpirent à grosses gouttes depuis une semaine, a été rattrapé par la canicule samedi avec la décision de raccourcir l'étape du lendemain en Corrèze, une mesure inédite pour ce motif dans l'histoire plus que séculaire de l'épreuve.

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La décision, prise par les organisateurs et la préfecture, a été annoncée quelques minutes après la victoire du sprinteur belge Tim Merlier, la deuxième en deux jours, samedi à Bergerac, où le peloton a terminé une nouvelle journée incandescente avec une température de 35 degrés à l'ombre.

"Ca fait une semaine qu'on court tous les jours avec des températures dépassant les 35 degrés, c'est un combat quotidien pour se refroidir avec de la glace et de l'eau. Je n'avais encore jamais connu ça", a réagi Merlier qui applaudit la décision de raccourcir de trente kilomètres (de 185,5 à 155,5 km) l'étape entre Malemort et Ussel.

"Je pense que c'est une bonne idée même si d'autres coureurs qui veulent aller dans l'échappée demain diront peut-être le contraire", a-t-il souligné, résumant le double sentiment qui anime le peloton, dans l'ensemble rompu aux fortes chaleurs mais au sein duquel certains souffrent plus que d'autres.

"Cette décision est rendue nécessaire par les conditions météorologiques exceptionnelles", ont indiqué les organisateurs d'ASO, alors que Météo-France a placé 37 départements français, dont la Corrèze, en vigilance rouge canicule dimanche.

En amont du départ de cette 113 édition le 4 juillet à Barcelone, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, avait déclaré que la Grande Boucle était obligée de "s'adapter" face à la répétition des vagues de chaleur qui font peser une menace sur la bonne tenue de l'un des trois plus grands événements sportifs du monde.

- Inédit -

L'important incendie qui a ravagé les Pyrénées-Orientales a ensuite conduit les autorités à interdire au public de se rendre sur le final de la troisième étape, lundi dernier aux Angles.

Le rabotage de la neuvième étape constitue un nouveau pas, inédit pour ce motif. Que le parcours d'une étape soit modifié n'est, en revanche, pas nouveau.

Rien que cette année, la deuxième étape du Tour de France a été raccourcie, dès fin mai, en raison d'un foyer de peste porcine détecté dans un col boisé de l'agglomération barcelonaise.

L'année dernière, c'était l'épidémie de dermatose nodulaire touchant les bovins qui avait amené au raccourcissement de la 19e entre Albertville et la Plagne.

Mais la chaleur n'avait pour l'instant encore jamais abouti à cette décision qui avait été appliquée sur une autre course cycliste, une étape de la Route d'Occitanie réduite en 2022 à 36 km parce que le thermomètre affichait plus de 41 degrés.

Samedi, c'est une nouvelle fois dans la fournaise que Tim Merlier a décroché son deuxième succès en deux jours, avec une accélération exceptionnelle dans le sprint final qui lui a permis de doubler tous ses concurrents.

- Merlier, "un killer" -

"Si tu en gagnes une, tu peux en gagner une deuxième. Je suis content. Quoi qu'il arrive maintenant, ce Tour de France est un bon Tour de France", a réagi le bolide de Soudal Quick-Step qui confirme, avec ce cinquième succès sur la Grande Boucle en trois participations, qu'il est bien le meilleur sprinteur du moment.

"Il y a au moins 15 coureurs qui peuvent faire plus de watts que lui, mais il a une vitesse incroyable. C'est un killer!", a applaudi son coéquipier Louis Vervaeke.

"Il est super fort pour choisir le bon moment pour faire son effort", a ajouté le très précieux Jasper Stuyven, déjà énorme sur le Tour d'Italie au service du Français Paul Magnier, l'autre sprinteur de la maison.

Comme la veille, il y a aussi eu une échappée sur les routes de Dordogne avec un trio qui s'est isolé tôt, avant que Liam Slock ne parte seul à 40 km du but pour tenter sa chance.

Le Belge avait fait le tour des réseaux sociaux en juin quand il avait gagné sa première victoire professionnelle, au GP Gippingen, en franchissant la ligne à plat-ventre après être tombé en célébrant.

Samedi, il s'est livré à un brillant numéro de soliste avant d'être repris à 1,4 km de l'arrivée. "J'étais si proche de gagner. Je suis déçu", a-t-il dit.

(T.W.Lukyanenko--DTZ)

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