Deutsche Tageszeitung - Ligue 1: le PSG seul au monde

Ligue 1: le PSG seul au monde


Ligue 1: le PSG seul au monde
Ligue 1: le PSG seul au monde / Photo: © AFP

Quintuple champion de France en titre et incontestable roi de l'Europe, le PSG aborde plus que jamais la saison de Ligue 1 dans la peau du grandissime favori, ses adversaires devant en outre toujours jongler avec un contexte économique très délicat.

Taille du texte:

Le scénario du précédent exercice a de quoi décourager leurs rivaux. En dépit d'une préparation estivale écourtée pour cause de participation au Mondial des clubs et d'une cascade de pépins physiques, les joueurs de Luis Enrique étaient tout de même parvenus à s'offrir in extremis un 14e sacre national, avant l'apothéose d'un deuxième succès d'affilée en Ligue des champions face à Arsenal en finale.

Le gouffre qui sépare Paris du reste du plateau en L1 est de plus en plus béant et il faudra soit un monumental exploit d'un de ses concurrents soit une invraisemblable défaillance de sa part pour qu'une équipe parvienne à imiter Montpellier, Monaco et Lille, les trois seules formations à avoir brisé l'hégémonie du club de la capitale depuis sa prise de contrôle en 2011 par QSI (Qatar Sports Investments).

- Finances en berne -

La situation financière dégradée des clubs français constitue un obstacle supplémentaire pour quiconque aurait l'ambition de déloger Paris de son trône.

Toujours engluée dans une crise des droits TV, ce qui a poussé LFP Media, la filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, à lancer sa propre plateforme (Ligue 1+) avec des revenus réduits à la portion congrue, la L1 tire la langue.

Selon le sénateur LR Michel Savin, à l'origine, avec le sénateur UDI Laurent Lafon, de la proposition de loi sur la gouvernance du sport adoptée en juillet, le déficit cumulé des pensionnaires de l'élite et de L2 sera encore "supérieur au milliard d'euros cette année" avant les cessions des joueurs et d'éventuelles interventions des actionnaires.

Hors catégorie sur le plan financier, le PSG s'est montré particulièrement actif sur le marché des transferts, contrairement à l'an passé, avec, outre le retour du défenseur français Lucas Digne, trois recrues de poids en attaque: le héros espagnol de la finale du Mondial-2026 Ferran Torres (ex-Barcelone), l'attaquant international français Maghnes Akliouche (ex-Monaco) et le jeune ailier belge de 21 ans Mika Godts (ex-Ajax Amsterdam).

Autant d'arrivées dans le secteur offensif censées compenser les départs (Gonçalo Ramos à l'AC Milan, Lee Kang-in à l'Atletico Madrid, Randal Kolo-Muani à la Juventus Turin).

Si Paris a dépensé 152 millions d'euros cet été, il a aussi fait rentrer environ 160 millions d'euros dans ses caisses, en attendant la résolution des dossiers Bradley Barcola et Ibrahim Mbaye, courtisés par Liverpool.

- Valse des entraîneurs -

Aucun club de L1 ne peut rivaliser avec les ressources à la disposition du PSG et partout on fait avec les moyens du bord. L'OM doit se racheter après une triste saison (5e) et va de nouveau repartir d'une page blanche avec la nomination de Bruno Genesio au poste d'entraîneur après l'éphémère passage d'Habib Beye, resté seulement quatre mois.

Côté effectif, de nombreux cadres ont été cédés (Mason Greenwood, Facundo Medina, Geronimo Rulli, Pierre-Emerick Aubameyang, Benjamin Pavard...) et les supporteurs olympiens attendent désespérément des recrues.

Marseille, qui a affiché 105 millions d'euros de pertes en 2024-2025, "doit vendre des joueurs et n'a pas le choix. C'est une contrainte imposée par la DNCG et l'UEFA. Si nous ne nous y conformons pas, l'UEFA nous exclura des compétitions européennes", a résumé une source au sein de la direction du club, interrogée par l'AFP.

Difficile dans ces conditions d'aller titiller l'ogre parisien.

Son dauphin lensois, vainqueur de la Coupe de France et qui a longtemps contesté sa suprématie la saison dernière, connait en partie la recette puisqu'il vient tout juste de remporter le Trophée des champions en le dominant (1-0).

Les Sang et Or, directement qualifiés pour la Ligue des champions et désormais entraînés par l'Allemand Dino Toppmöller, qui a pris la suite de Pierre Sage parti à Crystal Palace, devront toutefois se débattre avec un calendrier compliqué.

Une problématique qui sera aussi celle de Lille, dirigé par Davide Ancelotti, le fils de Carlo, après le départ de Genesio.

Lyon a de son côté montré un certain potentiel en résistant sur la pelouse de Fenerbahçe en barrage aller de Ligue des champions (1-1) et peut être le poil à gratter des Parisiens alors que Monaco, qui a acté l'échec du pari Paul Pogba et a fait venir le Brésilien Filipe Luis sur le banc, doit faire oublier un exercice terne (7e).

Au-delà de la faiblesse des moyens financiers, l'incertitude derrière le PSG est entretenue par l'incroyable valse des entraîneurs puisque pas moins de 12 équipes sur 18 ont changé de technicien à l'intersaison.

(U.Kabuchyn--DTZ)

En vedette

Cercle Bruges : Pedro Caixinha succède à Lars Friis comme entraîneur

Malgré sa première victoire de la saison en championnat dimanche contre l'Antwerp, le Cercle Bruges s'est séparé de son entraîneur Lars Friis et l'a remplacé par le Portugais Pedro Caixinha jusqu'à la fin de la saison, a annoncé le club de Jupiler Pro League lundi. Friis, 50 ans, avait été nommé à la tête du Cercle en mars dernier, assurant le maintien du club en Jupiler Pro League.

Route du Rhum : Francis Joyon secouru après le chavirage de son voilier

Le navigateur Francis Joyon (Océans), vainqueur de la Route du Rhum 2018, a chaviré lundi en mer Celtique au deuxième jour de course, a annoncé l'organisation, précisant qu'il n'était "pas blessé" mais qu'une "opération de secours" avait été déclenchée. "Francis Joyon s'est retourné (...

Route du Rhum : Violette Dorange raconte sa collision au début de la course

La Route du Rhum ne commence pas comme prévu pour Violette Dorange. La navigatrice de 25 ans est entrée en collision avec un autre concurrent ce dimanche, quelques heures après le départ de Saint-Malo, au large de l'île de Bréhat.

Décès de Jesús de Miguel : le footballeur de Tenerife s'éteint à 30 ans après un choc violent

Le football espagnol est en deuil ce mardi 3 novembre. Le CD Tenerife a confirmé le décès de son attaquant Jesús de Miguel, âgé de 30 ans. Le joueur s'est éteint à l'hôpital après avoir subi un violent choc avec le gardien du FC Andorre lors d'une rencontre de deuxième division la veille.

Taille du texte: