Deutsche Tageszeitung - Ligue des champions: le Real Madrid débute par un "Mourinhico" contre l’Inter

Ligue des champions: le Real Madrid débute par un "Mourinhico" contre l’Inter


Ligue des champions: le Real Madrid débute par un "Mourinhico" contre l’Inter
Ligue des champions: le Real Madrid débute par un "Mourinhico" contre l’Inter / Photo: © AFP

Un "Mourinhico" pour débuter: le Real Madrid 2.0 de José Mourinho lance mardi son opération reconquête en Ligue des champions face à l’Inter Milan, ancien club de l’entraîneur portugais avec lequel il a dominé l’Europe il y a 16 ans, déjà.

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Cette première affiche de la saison au stade Santiago Bernabéu offrira des retrouvailles pleines de nostalgie entre Mourinho, de retour sur le banc du Real treize ans après son premier mandat, et son autre muse, l'Inter, avec lequel il a remporté la C1 pour la deuxième et la dernière fois, en 2010.

C'était, déjà, sur la pelouse du Bernabéu, qui allait devenir son nouveau jardin quelques jours plus tard, après des adieux déchirants au club italien, illustrés récemment dans le documentaire Netflix consacré à sa carrière.

"Gagner la Ligue des champions, le triplé... C'était vraiment tout pour moi. Un club que j'aimais, un endroit que j'aimais. Mais dans ma tête c'était: gagner la finale, et partir", raconte Mourinho.

"Ma décision de rejoindre le Real était déjà prise. Si j'étais monté dans l'avion avec mes joueurs, je n'aurais pas pu, je serais resté. Donc j'ai dû m'enfuir!, explique-t-il.

- "Match spécial" -

Seize ans ont passé depuis, mais Mourinho assure avoir, à jamais, le coeur nerazzuro, marqué par deux années intenses en Italie et des liens forts noués avec ses joueurs, dont l'actuel entraîneur de l'Inter, Cristian Chivu.

"Cristian est l'un de mes gars. Je l'apprécie beaucoup et je ne lui souhaite que du bien. On a tout vécu ensemble, les bons moments, comme les moments les plus difficiles", a déclaré le technicien portugais en conférence de presse.

"Si vous me demandez si c'est un match spécial, là, maintenant, et demain, après la rencontre, je vous dirais que oui. Pendant le match, par contre, ce sera un match normal, où on laissera de côté ce passif fort que l'on a en commun", a-t-il assuré.

Depuis cette époque glorieuse, ni le "Special One", ni l'Inter n'ont retrouvé les sommets du football européen: les Nerazzurri ont atteint la finale deux fois, face à Manchester City en 2023 et au PSG en 2025, sans parvenir à décrocher une quatrième étoile, tandis que Mourinho a dû se contenter d'une Ligue Europa avec Manchester United (2017) et d'une Ligue conférence avec l'AS Rome (2022).

- Une dette envers le Real ? -

Le retour du "Mou" dans la capitale espagnole a donc été, logiquement, accompagné de questions sur sa capacité à ramener le Roi d'Europe sur son trône, occupé depuis deux ans déjà par le PSG de Luis Enrique.

L'ex-coach de Porto et de Chelsea est, certes, considéré par le président merengue Florentino Pérez comme l'homme ayant mis fin à la domination du grand Barça de Pep Guardiola, et celui ayant posé les fondations des six dernière C1 (sur 15) remportées entre 2013 et 2024. Mais il n'avait pas réussi à mener le Real vers sa "Decima", finalement soulevée par son successeur Carlo Ancelotti.

Le tacticien de 63 ans fait aujourd'hui face au plus grand défi de sa carrière: refaire du Real un candidat capable de rivaliser avec Paris, Arsenal ou le FC Barcelone pour remporter une 16e couronne, objectif affiché par le club lors de l'arrivée de Kylian Mbappé à l'été 2024.

"Si j'ai une dette envers le Real ? Non, j'ai fermé ce chapitre en 2013. On a gagné ce qu'on a gagné, perdu ce qu'on a perdu, mais ce chapitre est clos. Aujourd'hui, j'en entame un autre, cela n'a plus rien à voir. Après, si vous me demandez, oui, évidemment, je rêve de gagner la Ligue des champions avec le Real", a-t-il affirmé.

Ce choc d'entrée face au récent double finaliste constituera un premier test pour mesurer le chemin qui sépare son équipe d'une nouvelle finale à Madrid 16 ans après... mais au Metropolitano, cette fois.

(P.Tomczyk--DTZ)

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