Deutsche Tageszeitung - Burberry: la reprise post-Covid dope les résultats au 1er semestre

Burberry: la reprise post-Covid dope les résultats au 1er semestre


Burberry: la reprise post-Covid dope les résultats au 1er semestre
Burberry: la reprise post-Covid dope les résultats au 1er semestre / Foto: © AFP

Le groupe de luxe britannique Burberry a dévoilé jeudi des résultats en nette hausse pour son premier semestre décalé, grâce à la reprise post-pandémie en Europe et malgré les difficultés liées au Covid en Chine.

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Le chiffre d'affaires est ressorti en hausse de 11% sur un an à 1,35 milliard de livres pour un bénéfice net part du groupe qui bondit d'un tiers à 193 millions de livres, selon un communiqué jeudi.

Les ventes ont notamment été aidées par la maroquinerie et la reprise économique en Europe, au Moyen-Orient, en Inde et en Afrique.

Le groupe se fixe par ailleurs un objectif de ventes annuelles à 4 milliards de livres sur un an à moyen terme, à taux de change constant.

Il se dit "conscient des défis macroéconomiques et de son impact potentiel sur l'activité, particulièrement les perturbations en Chine continentale liées au covid-19 et les risques de récession en Europe et aux Etats-Unis".

"J'ai confiance en notre capacité à atteindre nos objectifs de moyen terme et notre potentiel de marque de luxe britannique moderne" a commenté le directeur général Jonathan Akeroyd, notant une "ambition de long terme de générer 5 milliards de livres de chiffre d'affaires" annuel.

L'action du groupe prenait 0,75% à 2.018 pence vers 10H30 GMT à la Bourse de Londres, dans un marché en légère baisse.

Burberry s'était brusquement séparé fin septembre de son directeur créatif Riccardo Tisci après près de cinq années à son poste, remplacé par le britannique Daniel Lee.

Le groupe avait publié mi-juillet des résultats au premier trimestre de son exercice décalé freinés par les confinements en Chine en raison du covid-19.

"La performance de Burberry au premier semestre a été propulsée par les dépenses de touristes américains dépensant sans compter en Europe, profitant de la vigueur du dollar", remarque Sophie Lund-Yates, analyste chez Hargreaves Lansdown.

"C'est d'ordinaire les touristes asiatiques qui font le beurre de Burberry, mais avec les confinements en Chine continentale, il est bon de voir que d'autres reprennent le relais", ajoute-t-elle.

"Les marques de luxe sont souvent plus isolées que les autres détaillants des ralentissements économiques, mais Burberry est un peu plus exposée parce que malgré ses efforts pour se positionner au sommet de la chaine de valeur, elle est encore perçue comme un peu plus abordable que d'autres noms du très haut de gamme", poursuit-elle, ce qui pourrait signifier que plus de clients décrocheront si la récession se prolonge.

(U.Stolizkaya--DTZ)