Deutsche Tageszeitung - Xi Jinping appelle l'UE à renforcer la confiance, Von der Leyen veut de "vraies solutions"

Xi Jinping appelle l'UE à renforcer la confiance, Von der Leyen veut de "vraies solutions"


Xi Jinping appelle l'UE à renforcer la confiance, Von der Leyen veut de "vraies solutions"
Xi Jinping appelle l'UE à renforcer la confiance, Von der Leyen veut de "vraies solutions" / Photo: © RUSSIAN FOREIGN MINISTRY / HANDOUT/AFP/Archives

Xi Jinping a affirmé jeudi aux dirigeants de l'UE que Pékin et Bruxelles devaient renforcer leur confiance mutuelle, la présidente de la Commission européenne appelant à de "vraies solutions" pour des relations bilatérales qui sont à un "moment charnière".

Taille du texte:

La Chine cherche ces derniers mois à resserrer ses liens avec le Vieux continent. Elle se présente comme un partenaire plus fiable que les Etats-Unis de Donald Trump et un pôle de stabilité dans un monde en proie aux troubles.

La rencontre de Xi Jinping jeudi à Pékin avec Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et Antonio Costa, le président du Conseil européen, est censée célébrer le 50e anniversaire des relations diplomatiques.

Mais les dirigeants européens sont arrivés avec une longue liste de contentieux.

Parmi eux: un important déséquilibre commercial en défaveur de l'UE, des craintes d'inondation du marché européen par des produits chinois bon marché et subventionnés, ou le rapprochement Pékin-Moscou, vu avec suspicion sur fond d'invasion russe de l'Ukraine.

"Plus la situation internationale est grave et complexe, plus la Chine et l'UE doivent intensifier la communication, renforcer la confiance mutuelle et approfondir la coopération", a déclaré Xi Jinping à ses hôtes dans l'immense Palais du peuple, au cœur de Pékin, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.

Face aux "instabilités" dans le monde, "les dirigeants chinois et européens doivent encore une fois faire preuve de clairvoyance et d'engagement, et faire le bon choix stratégique qui répond aux attentes des peuples et qui résiste à l'épreuve de l'Histoire", a-t-il souligné.

- "Progrès concrets" -

En réponse, Ursula von der Leyen a déclaré à Xi Jinping qu'il était "essentiel que la Chine et l'Europe reconnaissent leurs préoccupations respectives et proposent des solutions concrètes".

Elle a averti que les relations avaient atteint un "moment charnière".

De son côté, Antonio Costa a déclaré à Xi Jinping que l'UE souhaitait voir des "progrès concrets sur les questions liées au commerce et à l'économie".

"Nous voulons tous les deux que notre relation soit (...) mutuellement bénéfique", a-t-il souligné.

Bruxelles a reconnu avant la visite que les discussions de jeudi entre ses hauts responsables et Xi Jinping ainsi que le Premier ministre Li Qiang pourraient être tendues.

"Nous savons que nous ne sommes pas d'accord avec la Chine sur de nombreux sujets", a confié la semaine dernière un haut responsable européen à l'AFP.

"Mais nous pensons qu'il est essentiel d'avoir ce type d'échange très direct, ouvert et constructif, au plus haut niveau."

En tête des préoccupations européennes: le déficit commercial abyssal avec Pékin, qui a atteint l'an dernier 357 milliards de dollars (304 milliards d'euros).

En réponse à un appel européen de "rééquilibrage" des échanges économiques, Pékin avait exhorté Bruxelles à tout d'abord rééquilibrer son "état d'esprit" vis-à-vis de la Chine - jugé trop hostile.

- Appel sur l'Ukraine -

Avant sa visite, Ursula von der Leyen a également assuré que Bruxelles demanderait à Pékin d'ouvrir davantage son marché aux entreprises européennes et d'assouplir ses restrictions à l'exportation de terres rares - stratégiques pour les technologies modernes.

L'UE a imposé de lourds droits de douane sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, accusant les subventions étatiques chinoises de fausser la concurrence, au détriment des constructeurs européens.

Pékin a démenti ces accusations et a répondu par des enquêtes ciblées sur les importations de porc, de cognac et de produits laitiers européens.

Sur la guerre en Ukraine, les Européens voient avec méfiance le rapprochement économique et politique Chine-Russie depuis l'invasion de 2022. L'UE estime qu'il constitue un soutien implicite à Moscou.

Antonio Costa a encore appelé jeudi la Chine, lors de son entretien avec Xi Jinping, à "user de son influence sur la Russie" pour mettre fin à la guerre.

La semaine dernière, l'UE a adopté de nouvelles sanctions contre la Russie - ciblant notamment deux banques chinoises. Cette mesure a poussé le ministre chinois du Commerce à protester auprès de son homologue européen.

"Nous ne sommes pas naïfs. Nous ne demandons pas à la Chine de couper ses liens avec la Russie mais de renforcer ses contrôles douaniers et financiers", avait déclaré le haut responsable européen auprès de l'AFP.

(U.Beriyev--DTZ)

En vedette

Fraude aux aides agricoles en Grèce: Mitsotakis demande au parquet européen d'agir "sans délai"

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a demandé lundi au parquet européen d'engager "sans délai" d'éventuelles poursuites contre des députés, dont il a demandé la levée de l'immunité parlementaire dans le cadre d'une enquête sur une fraude présumée aux aides agricoles de l'UE.

Vietnam: le Parlement se réunit pour entériner les nouveaux dirigeants de l'Etat

Le Parlement vietnamien a réélu lundi à sa tête Tran Thanh Man pour un second mandat, à l'ouverture d'une session parlementaire qui doit aussi confirmer la nomination des principaux dirigeants de l'Etat, notamment le Premier ministre choisi par le Parti communiste mais pas encore annoncé.

L'Iran, État terroriste sans droit d'exister

Au printemps 2026, peu après les frappes aériennes américaines et israéliennes qui ont visé les dirigeants iraniens, les forces armées iraniennes ont bloqué le détroit d'Ormuz. Cette voie maritime d'importance mondiale, par laquelle transite environ un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié commercialisés, a été bloquée. Cela a ébranlé les marchés énergétiques mondiaux ; les prix ont grimpé en flèche et les chaînes d'approvisionnement ont été interrompues.Le président américain Donald Trump a réagi en posant un ultimatum. Dans un message virulent, il a exigé la réouverture immédiate de ce « maudit détroit », faute de quoi les centrales électriques et les ponts iraniens seraient bombardés. Il a annoncé une « journée d’électricité et des ponts » et a menacé de renvoyer l’Iran à l’âge de pierre. Entre-temps, il a repoussé son délai en raison des négociations en cours, mais a maintenu ses menaces.Le fait que le 45e et désormais 47e président américain Donald Trump, critiqué pour son langage parfois grossier, ait tout à fait raison dans ce cas, est démontré par le fait que le régime terroriste iranien prend en otage l’économie mondiale en bloquant l’importante voie maritime du détroit d’Ormuz, ce qui rend tout à fait compréhensible que Trump suggère de renvoyer l’Iran à l’âge de pierre à l’aide des forces armées américaines.Les juristes et les organisations de défense des droits de l’homme ont averti que les attaques contre des infrastructures vitales – réseaux électriques, stations de traitement des eaux, dépôts alimentaires – enfreignent le droit international humanitaire, mais ils oublient que c’est précisément l’Iran qui bafoue ce droit international depuis des décennies. Le régime terroriste iranien rétorque d’ailleurs que toute attaque entraînera des représailles contre des installations énergétiques au Koweït, à Bahreïn et aux Émirats. Les mollahs terroristes et leurs satrapes dociles à Téhéran ont également menacé de fermer le détroit de Bab al-Mandab, un autre point stratégique maritime. Auparavant déjà, des drones et des missiles iraniens avaient frappé des installations au Koweït et à Bahreïn.

L'Iran sous la pression de Trump, le chef des Renseignements des Gardiens de la Révolution tué

Le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution iraniens a été tué lundi dans une frappe israélienne, au moment où Washington accentue ses menaces sur l'Iran qui poursuit ses attaques contre Israël et le Golfe.

Taille du texte: